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 Une bouteille de rhum et une promesse. [ Quête d'initiation | Hector ]

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MessageSam 23 Déc - 0:21

Une bouteille de rhum et une promesse.

Mathéo arrêta son cheval, un hongre tout en muscle dont la robe blanche jurait avec sa cape sombre. Il mit pied à terre et observa le vaisseau couvert de mousse. Cela lui fit mal au cœur de voir un bateau dans un état aussi pitoyable, mais, au moins, il n'avait pas eu de mal à demander son chemin. On lui avait fortement déconseillé d'approcher l'individu qui vivait ici, mais sa mission le privait d'avoir peur. Il devait rencontrer cet homme et tenter de le convaincre de rejoindre le groupe. S'il échouait, il ne parviendrait jamais à monter en grade. Il devait essayer, peu importaient les risques. Sur les conseils du propriétaire d'un bar dont le naviguant était apparemment client, le jeune homme avait acheté une bonne bouteille, qui, il l'espérait, convaincrait ce Hector de lui accorder une minute.

Attachant son cheval à la branche basse d'un conifère, il marcha droit sur le navire et plaça ses mains en entonnoir. Il hésita encore un peu, que pouvait, il dire après tout ? Il ne savait même pas quel âge, ou à quoi ressemblait, celui qu'il était venu dénicher. Il avait seulement eu vent de ses talents de navigateur, de chef d'équipage, et de la trahison tragique qui l'avait privé de la gloire pourtant méritée. Chassant son appréhension, il cria, certain de ne déranger personne d'autre que l'ancien corsaire :

- Excusez-moi, je cherche monsieur Silderis ! J'ai une bouteille de rhum et une proposition intéressante à lui faire !

Il faisait peine à voir avec son pantalon de toile maculé de boue, sa chemise trop grande et sa cape qui semblait déjà avoir trop servi. Il avait été recueilli jeune par le groupe et n'avait pu profiter que de ce qu'on avait bien voulu lui donner jusqu'ici. Mais s'il montait en grade, il pourrait enfin avoir ses propres missions et toucher des primes. Tout reposait sur cet instant de silence pesant. Allait-il sortir de ce taudis ?

→ Objectif ←

Un jeune garçon a été mandaté par un groupe - sur lequel tu en apprendras plus si tu acceptes de lui parler - et voilà qu'il frappe à ta porte, façon de parler. Tu peux lui répondre, en te montrant, ou non, ou le laisser crier encore un peu, histoire de tester sa patience et sa détermination.
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MessageLun 1 Jan - 22:22

Les pieds dans le vide, Hector ne savait même plus ce qu’il attendait. Il se laissait simplement bercer par le va-et-vient langoureux de la Mer Intérieure, les yeux fixé sur son hameçon sans vraiment le regarder, incapable de savoir s’il voulait qu’un poisson ne morde à l’appât. La faim ne le tenaillait pas vraiment, ses réserves étaient correctes, alors pourquoi n’avait-il pas quitté son perchoir depuis l’aube ? Attendait-il que l’illumination ne tire sur sa ligne pour être remontée à la force de ses bras et qu’enfin, il comprenne tout, ou bien tuait-il simplement le temps, lui qui n’avait rien de vivant ? Son bras balaya l’espace vide à côté de lui et heurta la bouteille de vin qui alla s’écraser plus bas sur les planches du navire échoué. Une tache sombre de plus qui ne se verrait pas vraiment, mais maintenant, Hector se retrouvait à sec.

Il grogna, remonta sa ligne et s’étira. Son dos craqua sous l’effort, plus du tout habitué à ce genre d’exercices. Et puis quelque chose brisa à nouveau le silence. Quelqu’un plutôt. Qui recherchait « Monsieur Silderis ». Hector ravala un sourire amer et dévala les marches rongées par l’humidité d’une démarche incertaine. Au passage, il récupéra sa rapière et se pencha sur la balustrade du navire qui donnait droit sur les terres de Jañgala. Un petit bonhomme à côté d’un cheval se tenait là, attendant une réponse à son appel. De son œil valide, Hector ne parvenait pas bien à le voir, d’autant que trop secoué par le vin, il doutait même de la véracité de sa présence. Il leva le bras en silence et l’agita sans conviction pour lui faire signe d’approcher. A quoi bon s’époumoner quand on n’est pas capable d’aligner trois mots sans trébucher dessus ?
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MessageDim 7 Jan - 20:39

Le gamin resta immobile un bon moment, jusqu'à ce qu'apparaisse un homme que le passage du temps avait laissé échoué. Entre la gloire et le désespoir, comme un marin perdu dans une barque de sauvetage que personne n'avait voulu ramasser, ou du moins, c'est ce que Mathéo imaginait en le voyant tituber, ivre, alors qu'il lui faisait de grands signes. Pas rassuré, le jeune homme resserra sa poigne sur la bouteille et monta dans la carcasse de bois que l'humidité rongeait de part et d'autre. Par endroits, le sol semblait prêt à se dérober sous ses pieds, le bois imprégné d'eau grinçait et s'enfonçait de façon désagréable sous ses pas. Il grimaça une nouvelle fois, comme si c'était une habitude chez lui, et continua son ascension minutieuse ou la crainte de passer à travers les planches l’empêchait d’accélérer.

Quand il arriva face à l'homme, il avait repris ses esprits, une certaine pitié transparaissait dans son regard gris. Il avait bien étudié l'histoire de cet homme, et le voir dans cet état lui laissé une certaine amertume quant à celle qui l'avait trahit. Les femmes n'étaient elles donc bonne qu'à les laisser derrière elles ? Une pensée pour la façon dont sa mère l'avait un matin déposé à la porte d'une des planques du groupe avant de disparaître le rendit amer et il lâcha, à mi-voix :

- Alors c'est vous le célèbre Corsaire qu'on m’envoie chercher ? Vous vous êtes vu, franchement ? Vous êtes pitoyable...

Mathéo posa la bouteille sur le sol et se passa la main dans ses cheveux en bataille que la transpiration rendait poisseux et ajouta :

- Dire que je m'attendais à rencontrer une légende, ha, la déception est grande.

Finalement, il ouvrit la bouteille et en avala une grande lampée avant de la tendre à Silderis tout en continuant de s'apitoyer sur la situation :

- Êtes-vous seulement encore capable de diriger un navire ? Ou l'alcool que vous avez l'air d'ingurgiter à longueur de journée vous a t'il ramollit le cerveau au point de faire de vous un légume qui moisit au même rythme que cette épave ?

Le gamin se mit à rire, nerveusement d'abord, puis de façon tout à fait libérée. Il avait craint de rencontrer une personne devant qui il devrait faire profil bas. Mais finalement, même s'il jugeait probablement un peu vite, cet individu n'avait rien d'impressionnant. Il peinait même à l'imaginer en tant que capitaine.

→ Objectif ←

Finalement, il fallait s'en douter, de près, Hector donne juste l'impression d'être un alcoolique de plus aux yeux du mandaté. Et voilà qu'il se met à le provoquer autant que le ridiculiser en appuyant sur la situation. Comment est-ce que notre ancien Corsaire va réagir ? Il va laisser ce gamin lui parler ainsi ? Ou plutôt lui clouer le bec ?
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MessageMar 9 Jan - 19:38

Les contours se firent plus précis. A peine de quoi affirmer qu’il s’agissait là d’un garçon, l’air banal qu’on oublie sitôt son visage avalé par une foule compacte. Et le voilà qui prend déjà ses aises, à peine arrivé devant Hector. De piques en saillies, il rebondissait sur sa propre verve avec la dextérité du chat, ou plutôt la solitude de celui qui n’a pour interlocuteur qu’une éponge à peine bonne à lessiver le sol. Hector en face de lui peinait à aligner ses yeux pour garder un semblant de constance, aussi il ne capta véritablement que la moitié de ce que le garçon lui disait. Mais si les mots lui glissaient dessus, le ton employé trouva un chemin plus direct jusqu’à son cerveau embrumé par l’alcool. Il ne sut que répondre avec un pauvre sourire forcé.

Que connaissait-il de lui, vraiment, ce garçon ? Des dires, portés par la marée d’une oreille à l’autre, troués par une mémoire défaillante, enjolivés ou carrément tronqués, selon le plaisir de celui qui raconte l’histoire. Et puis vivre quelque chose, c’était autre chose que le raconter. Aussi poétique soit-il, un récit ne reste qu’un récit, bien loin de transporter véritablement les circonstances, les dilemmes, les relations, les tripes, de ceux pris dans l’ouragan. Tout ceci n’effleura toutefois nullement l’esprit d’Hector. Rien de ce que le garçon ne lui avait dit n’était nouveau. Au mieux, il s’agissait d’une version édulcorée des murmures que ses démons lui susurraient la nuit dans ses cauchemars. Tout cela, il l’avait entendu, rebattu, et cela le laissa froid. Ou du moins c’est ce qu’il pensa jusqu’au moment où il se rendit compte que sa rapière piquait le torse du garçon, sans qu’il ne parvienne à réaliser comment il pouvait bien la maintenir aussi droite. Mémoire musculaire, sans doute.

-Toi tu me connais mais moi je ne sais pas qui tu es - il inspira une bolée d’air salée et raffermit sa prise – Alors dis-moi quel est ton nom et pourquoi tu es là. S’il te plait.

Son œil lorgna sur la bouteille que tenait le garçon mais il n’était plus celui qui aurait tout donné pour s’en emparer. On venait de froisser quelque chose en lui qu’il croyait disparu. C’était étrange de retrouver ça dans un tel moment. Sa dignité.
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MessageJeu 11 Jan - 3:44

Tout alla soudain très vite. Alors que la pointe dirigée vers son poitrail s'arrêtait avant de le transpercer. Une sueur froide glissa dans son dos, humidifiant d'avantage sa chemise trop grande et le faisant frissonner. Il n'avait pas envisagé un instant que son insolence se retourne contre lui. Mais s'il cédait maintenant, le jeune homme perdrait la face, et c'était inconcevable s'il souhaitait progresser. Mathéo se redressa après avoir observé la réaction du corsaire. Sa main vint trouver la lame et la serra de toutes ses forces avant de la repousser. Le liquide carmin perla et alla entaché le plancher du navire. Son regard perdit toute trace de peur ou d'hésitation pour laisser place à une ambition qu'il nourrissait depuis trop longtemps de l'ombre. Fort d'une nouvelle assurance, il lui lança au visage :

- Je suis l'homme qui va vous permettre de naviguer à nouveau et de vous venger des tocards qui vous ont infligé ça.


Il était temps de sortir l'information. Il n'était pas sur du résultat, mais il fallait essayer. Le descendre l'avait fait sortir de sa torpeur, alors le rappeler à ses bons souvenirs devrait achever de le réveiller.

- Vous savez qui a obtenu un navire après vous avoir trahis ? Velours ! Elle possède aujourd'hui deux navires, le titre de capitaine et un équipage de plus de quarante marins. Mais ce n'est pas le plus scandaleux dans cette histoire, vous savez ce que c'est ? Cette maudite bonne femme joue un double jeu, et nous avons des preuves de ses forfaits.

Et maintenant, le coup de grâce. Il planta son regard dans le sien sans fléchir et lui assena en continuant d'utiliser la lame pour le repousser :

- Je vous l'offre sur un plateau, comme cadeau d'entrée chez nous, et vous en ferez ce que vous voulez ! Mais d'abord, il vous faudra rencontrer mon chef, car vous êtes mon présent vers un avenir meilleur, pour vous, et pour moi.

→ Objectif ←

Voilà. Le plan de Mathéo est dévoilé, à toi de faire un choix. Profiter de cette offre dans le but de te venger de Velours ? Ou simplement pour prendre une nouvelle direction ? Peut-être même que tu voudrais simplement tordre le cou de ce gamin prétentieux et de lui faire ravaler ses ambitions ? Le nom du groupe que tu pourrais rejoindre ? Le voici :


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MessageMer 17 Jan - 19:02

Le monde devenait-il fou ? Le ciel et les nuages n’étaient plus qu’une pâte moutonneuse informe et bleutée, l’épave se retrouva par-dessus sa tête, ses membres se désarticulaient au son d’une partition folle, puis tout s’arrêta brutalement par un choc mat. Hector avait heurté une balustrade qui par miracle n’avait pas cédé sous son poids. Les sens complètement retournés, il n’entendit même par la présentation du garçon. Un nom résonna pourtant comme un coup de marteau dans sa poitrine. Ce n’était pas celui du garçon. Ce n’était pas le sien. Il doutait même qu’il n’appartienne à quelqu’un d’encore en vie.

Velours.

Poser des mots était vain. Une mélodie chaotique catapulta Hector dans les replis de sa mémoire. L’avalanche d’émotions qui le submergèrent alors le transperça de part en part, ne laissant sur son visage qu’un masque figé incapable d’exprimer autant en si peu. Ne faisait-il que capter un écho hurlé du fond d'une autre vie en éprouvant tout cela ou était-ce l'instant présent qui s'amusait à le tourmenter ainsi ? Le tumulte le tira de sa torpeur, le força à se remettre sur ses pieds. Le pas étonnamment droit, il bondit sur le garçon et lui arracha la bouteille qu’il avait à la main. Du rhum. Autant pour le stéréotype, mais au moins, cela l’anesthésia. Il balança le peu qu’il en restait à la mer et fit face au garçon.

-Qui es-tu ? Qui êtes-vous ? Qu’espères-tu… Qu’espérez-vous trouver en retournant des tombes tout juste recouvertes de terre ?

Il glissa plus loin, la démarche moins assurée et ajouta pour le vent.

-Vous ne savez rien.

Sa rapière trainait à deux pas de lui. Un temps, il fut tenté de percer la gorge du gamin, de le renvoyer à la mer, simplement pour avoir proféré des mots dont il ne mesurait sans doute pas la portée. Mais le pourrait-il seulement ? Recalé comme un vulgaire moucheron qui dérange, rien de plus qu’un pantin qu’une brise enverrait par le fond, il doutait même de pouvoir se saisir de son arme sans trébucher d’abord juste devant. Il baissa simplement le visage.

-Votre groupe doit être sérieusement en manque de recrue s’il penser tirer quelque chose de celui qui n’est même pas capable de se faire respecter dans sa propre maison. Et si c’est un gamin qui n’a pas la moindre once de bonne manière qu’ils envoient… Peu importe, j’imagine.

Puis, de nouveau face au garçon.

-Parle-moi de toi. De la façon dont tu vois la mer. De tes rêves. De ta vie. De ton groupe. Ce que tu veux tant que tu n’arrêtes qu’à bout de souffle. Ensuite je me déciderai.
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MessageSam 20 Jan - 12:46

Le gamin le regarda vider la bouteille de rhum avec dégoût. Il était à peine capable de comprendre ce qui se tramait et voilà qu'il continuait de boire. Le flot de questions le noya comme l'alcool avait englouti la vigueur d'esprit de cet ancien marin. Serrant les poings, il se planta face à Hector et répondit du mieux qu'il pouvait :

- Je suis Mathéo, un gamin fasciné par la mer, abandonné à l'âge de cinq ans dans le désert et recueillit par un groupe qui agit sur Ezylone tout entier. Pour l'instant, je ne suis rien, mais si j'arrive à les convaincre de ma détermination, je pourrais devenir un marin, partir en mer, enfin, peut être avoir mon propre navire un jour !

Le regard brillant et sévère, le jeune garçon reprit :

- Vous parlez de corps à peine enterré, mais combien ont perdu bien plus que leur vie sous le joug de certains tirants ? Alors, certes, je suis trop jeune pour les avoir connus, ou pour avoir été témoin des horreurs commises, mais... Je veux pouvoir agir pour le bien de tous plutôt que rester spectateur des malheurs qui nous accablent ! Vous pouvez le comprendre ? Non ?!

Lorsque l'ancien corsaire dénigra le groupe, Mathéo perdit son calme, tentant une dernière offensive qu'il espérait fructueuse. Ce pauvre homme soûl n'en valait pas la peine finalement. Il s'était trompé en venant jusqu'ici. Il avait perdu son temps. À présent, la colère montait, et avec elle son lot de regrets quant au choix de sa destination :

- Je suis certain que c'est l'alcool qui parle. Le respect que l'on vous vouait ne tient qu'à votre attitude. Vous comprendrez de ce fait qu'avec votre démarche incertaine et votre nez rougi, personne ne peut vous accorder le moindre sérieux. Quant à ce que je veux, cela parait évident ! Je veux naviguer, voyager, je veux me battre pour les valeurs qui méritent d'être défendues et tous ceux qui pries encore pour les voir respectées. Si vous n'êtes pas prêt à regagner la mer, je crois que j'ai perdu mon temps. Dire que je vous admirais.


Sans un mot de plus, les poings rageusement serrés sur son pantalon boueux, le gamin fit demi-tour. Ce n'était pas à lui de prendre une décision, de trouver un argument qui justifierait qu'il le suive. Mathéo était venu lui donner une nouvelle chance, à lui de la saisir. D'un dernier regard, il toisa Silderis des pieds à la tête, laissa transparaître une moue aussi dédaigneuse que dégoûtée, et s'en alla retrouva son cheval, prêt à mettre le pied à l'étrier et à repartir.

→ Objectif ←

Comme Mathéo semble persuadé qu'il perd son temps avec Hector, il a décidé de lui répondre sincèrement. Au travers de ses explications et de ses convictions, il tente de lui faire comprendre qu'il lui offre une nouvelle vie, une chance de regagner la mer. Cependant, la comédie n'a que trop duré, et le gamin est las de devoir convaincre quelqu'un d'aussi pitoyable alors qu'il lui inspire d'avantage de pitié que de respect, et il a décidé que cela suffisait. Le voilà prêt à partir, dernière chance pour le suivre.
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MessageSam 27 Jan - 15:43

Mathéo était donc son prénom. Les mots qu’il employait, Hector les avait tenu lui aussi. L’œil encore neuf, il s’était projeté au sommet d’une chaîne de changements dont il se voyait le principal acteur, sans comprendre alors que le monde ne gravitait pas autour de ses belles idées. La réalité avait torpillé ses rêves en même temps que son navire, le cynisme l’avait englouti et il ne voyait désormais plus aucune cause qui valait la peine qu’on la défende. Le monde se rééquilibrerait de lui-même, avec ou sans lui. Mais Velours.

Elle.

C’était plus qu’un simple appel. Une impulsion sismique qui ébranlait son raisonnement jusque-là auto-alimenté par la nappe d’huile baignant son esprit. Mathéo avait conjuré quelque chose de puissant sans même s’en rendre compte. Et ce n’était ni son mépris, ni son engouement, ni ses insultes qui perçaient à jour Hector. C’était Velours qui reparaissait pour le narguer sous les traits du gamin, comme une dernière blague lancée à son visage alourdi de fatigue.

Et puis Mathéo se retourna sèchement. Il avait lancé sa tirade, avait fait de son mieux. Ses yeux brûlaient de fièvre et n’attendaient que la douche froide de la réalité pour les ramener vers un peu plus de raison. D’abord, Hector le regarda partir sans bouger. Il se traina jusqu’au bord du navire englouti pour le voir s’approcher du cheval qui l’avait conduit jusque ici. Lentement, ses mains s’agrippèrent sur son mousquet. Il tendit le bras alors que le garçon lui tournait le dos, le regard à peine capable d’aligner le bout du canon avec la cible qu’il ne voyait qu’à peine. Son doigt se crispa. Que visait-il exactement ? Un mirage ? Il ferma son œil pour s’en remettre à sa Dame. Elle serait le juge de la suite. La survie du gamin ou sa mort. La rédemption ou l'oubli. L'affrontement ou l'abandon. Pile...

-...ou face ?

Il se vit face à celle qui l’avait tiré de son cimetière d’algues et de crustacés, comme dans un rêve à demi-oublié. Cela lui donna la force d’appuyer plus fort.

Le coup partit.
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MessageSam 27 Jan - 15:43

Le membre 'Hector Silderis' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Echec/Réussite' :
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MessageMer 31 Jan - 22:06

La balle frôla l'oreille du garçon qui se retourna vivement. Son regard se fixa sur l'homme ivre qui tanguait, accroché à son mousquet comme un futur noyé à une tonneau. La colère reflua pour laisser place à un seul sentiment, la honte. Il avait véritablement honte pour lui. Si c'était comme ça qu'il voulait finir ses jours, alors soit. Il avait essayé, il avait tout donné, son temps et sa volonté, mais là, c'en était trop. C'était la goutte d'eau. Calmement, sans le quitter du regard, il laissa échapper à mi-voix :

- Le plus risible dans tout ça, c'est que vous allez mourir sur un bateau qui ne naviguera jamais. Quel belle tombe !

Mettant le pied à l’étrier, il s'installa maladroitement sur la scelle et planta ses talons dans les flancs de sa monture qui sursauta avant de se mettre ne marche, comme ravi de quitter l'endroit. C'en était fini. Mathéo n'avait plus qu'à chercher quelqu'un d'autre.


→ Gains ←

C'est ici que notre quête s'achève. Avec ton refus de suivre Mathéo, tu as perdu cette occasion de rejoindre le groupe proposé plus haut. Tu peux donc continuer ton aventure comme bon te semble sans que cette rencontre ai d'influence sur la suite ! Excepté peut être Mathéo qui ne serait pas ravi de te recroiser ~

→ Un familier inoffensif, offert aux dix premiers membres
→ 10 PC à utiliser à la boutique magique
→ Un collier dont le pendentif sert à être reconnu au sein du groupe, Mathéo l'a laissé tombé durant la rencontre. Tu pourras l'utiliser pour avoir la vie sauve ou obtenir des informations, une seule fois, en le montrant.
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