Derniers sujets

Partagez | 
 

 Une guerre sans fin [Quête d'initiation &William]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Messages : 131
Date d'inscription : 22/11/2017
Infos fermées
MessageMer 10 Jan - 3:03

Une guerre sans fin

L'homme entra dans la pièce d'une démarche rigide, millimétrée, il fit exactement six pas pour se placer face à un bureau de bois et de fer simple où il donna son nom et son statut. L'employé valida les informations et lui indiqua une autre pièce. Sans perdre de temps, le grand brun baraqué qui avait plus de l'ours que du lion, poussa cette porte et interpella l'un des hommes qui s'y trouvait d'un ton qui ne tolérait aucun refus :

- Lieutenant Galier, suivez moi.

Sans attendre, il ressortit comme il était entré, à grand pas pressés. Il gagna une pièce gardée par deux gardes et attendit que l'homme qu'il était allé dénicher le rejoigne avant de questionner l'inconnu, enchaîné au fond de la pièce, à peine conscient :

- Répétez à mon subordonné, je vous prie.

Le corps du prisonnier était marqué de nombreux bleues, couvert de plaies dont certaine dataient déjà de plusieurs semaines d'après l'infection qui les faisait suinter. Il avait perdu plusieurs dents et son visages boursouflé témoignait de la violence qu'il avait subbi. Toute résistance l'aurait mené vers une mort certaine et il cracha, pas docile pour autant :

- Antimagia gangrene vos campagnes. Bientôt, il atteindra Cirdania et l'assiégera afin d'en prendre le contrôle. Et vous ne pourrez rien y faire.


Il n'avait révélé que la moitié des informations qu'il avait avoué plus tôt. D'un geste négligeant de la main, le soldat fit signe au geôlier de l'achever et termina d'expliquer la situation au lieutenant :

- Je suis le Général Leonford, vous entrez dès à présent sous mes ordres dans le cadre de la mission de libération du village d'Hundra en tant qu'agent spécialisé dans l'obtention d'informations placées top secret.

Il prit une inspiration, le temps de laisser à son subordonné le temps d'assimiler, et continua, du même ton autoritaire et implacable :

- Vous avez deux heures pour préparer votre paquetage, le premier lieutenant Sheperd vous attendra devant la porte principale et vous tiendra informé des détails lors de notre déplacement.

Leonford tourna les talons et disparu de la pièce. Son apparition était aussi foudroyante qu'imprévisible et rien n'aurait permit de prévoir cette intervention. Mais l'invitation, si tant est qu'on puisse la considérer ainsi étant donné qu'elle venait d'un supérieur, pouvait aussi bien être vue comme une obligation qu'une porte de sortie.


→ Objectif ←

Et c'est parti ! Tu es réquisitionné sur une intervention à l'extérieur de Cirdania dont tu sais pour l'instant très peu de chose. Le général t'a donné deux heures pour préparer tes affaires et rejoindre son second devant la porte principale de la capitale. Top chrono !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 08/01/2018
Infos fermées
MessageMer 10 Jan - 18:24

J'attendais la boule au ventre les ordres. L'on m'avait fait venir sans m'expliquer les raisons de ma convocation. Un homme de grande carrure m'interpella, je me redressais avant de le saluer. Sur ses épaulettes, le grade de Général. La boule qui s'était formé au creux de mes côtes s'intensifia. Qu'un haut gradé interagisse directement avec le Lieutenant que j'étais témoignait de la délicatesse de la situation.

Je le suivais sans tarder, nous traversâmes une salle pour aller dans une autre où un homme ligoté et salement amoché cracha une information de mauvaise augure. La vue de ses tuméfactions ensanglantées et purulentes me souleva le cœur. S'il me fallait le soigner il m'en faudrait pour de longs jours de travail et d'épuisement. Mais la sentence fut plus radicale, et sûrement plus délivrant pour le pauvre fou.

Le Général Leonford m'invita à me préparer, je venais d'entrer sous ses ordres pour une mission spéciale. Car protéger notre région relevait aussi de l'informations et du démantèlement de groupuscules nocifs pour notre société.

Je rejoignis au plus vite mes quartiers pour y prendre le nécessaire. Quelques tenues de changes, mes armes de fonction, et mon sac de soin dans lequel bandes, potions, et herbes médicinales étaient précautionneusement rangées. Je m'assis quelques instants sur le bord du lit, la tête entre les mains ... *C'est pour le bien de Sahl* soufflai-je pour moi-même, essayant en vain de me convaincre que j'agissais pour le bien.

Je me rappelais la dernière séance de torture auquel j'avais été acteur, les cris de douleur du torturé, ses implorations ... Je secouais la tête, attrapais mon paquetage et me dirigeais vers l'écurie où je pris une monture pour rejoindre l'entrée de la ville.

Une fois sur place, je saluais le Lieutenant Sheperd et attendais les ordres, les muscles crispés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 131
Date d'inscription : 22/11/2017
Infos fermées
MessageJeu 11 Jan - 9:21

Messya Sheperd attendait devant les grandes portes, immobile. Comme à chaque fois qu'elle s'apprêtait à partir en mission, elle cachait ses mains moites dans les manches de son uniformes, l'esprit perdu dans les décisions qu'elle allait devoir prendre, les soldats qu'elle devrait peut être sacrifier pour la réussite de cette sortie, et tant d'autres choses qui la hanterait indéfiniment. Lorsque le claquement des sabots d'une monture s'arrêterent à quelques pas, elle attendit que l'homme s'adresse à elle puis usa de l'effet de surprise en se tournant vers lui, dévoilant sa nature de femme haut gradé, ce qui n'était pas si commun que cela. De longues mèches brunes se dégagèrent de sa coiffe et son regard émeraude dévoila une volonté de fer. Elle se présenta alors d'une voix douce, mais ferme :

- Je suis le premier lieutenant Messya Sheperd, je serais votre référent durant cette intervention. Suivez-moi, le reste de notre équipe est déjà sur place.

Elle sortit de la ville rapidement et monta sur un alezan à la robe sable qui avait fière allure. D'un signe de tête, la femme indiqua à son homologue qu'il devait en faire autant et lança sa monture sur un rythme soutenu tout en expliquant au soldat :

- Voilà comment cela va se passer. Mes hommes mèneront l'assaut, une équipe médicale se tiendra prête à intervenir auprès des habitants si cela est nécessaire. Votre rôle, ce sera de trouver qui, chez eux, détient des informations et, bien sûr, les obtenir.


Elle tourna la tête pour le fixer, faisant peser le sous-entendu. Sa place n'était pas simple, et elle avait souvent de dur choix à faire. Mais, pourquoi devrait elle être la seule à donner de sa personne, la seule à souffrir de ce qu'elle devait faire pour continuer d'évoluer, et ce, même si elle ne parvenait plus à se regarder dans une glace ? Le reste du voyage se fit en silence, Hundra ne se trouvait qu'à trois heures de cheval et le camp avait été dressé dans une grande clairière à vingt minutes du village.

Lorsqu'ils arrivèrent, les chevaux furent confiés à des palefreniers et menés à l'écart tandis que la brune se rendait dans la tente de commandement. Là, elle exposa deux portraits au lieutenant Galier et lui expliqua :

- Voici les deux cibles prioritaires, même s'il y a peu de chance qu'elles se trouvent ici aujourd'hui. Et voilà Alderius Nostrenfor et sa partenaire, une âme éthérée nommée Evangeline. D'après ce que nous savons, ces deux individus sont à la tête d'Antimagia. S'ils venaient à se présenter sur le champ de bataille, les neutraliser serait impératif. Inutile de vous expliquer les dégâts qu'ils pourraient causer ensemble.

Posant son chapeau sur la table, elle soupira et déclara sans cette fois lui accorder son attention :

- Nous donnerons l'assaut demain matin, aux aurores. Vous avez quartier libre jusque-là. Je vous conseille de faire connaissance avec le reste des hommes qui vous accompagneront au front.


→ Objectif ←

Maintenant que vous vous trouvez sur place et que de plus amples informations vous ont été données, votre supérieur vous "conseille" d'aller discuter avec les autres soldats mandatés sur cette affaire. Vous les trouverez dans une tente un peu plus loin. Toutefois, ne vous attendez pas à être reçu amicalement par tout le monde. Des rumeurs circulent, et tout le monde n'y réagit pas de la même façon. Je vous demanderais également de lancer un dé échec/réussite dans la partie appropriée (ICI) qui déterminera la suite de cette quête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 08/01/2018
Infos fermées
MessageSam 13 Jan - 19:30

Une vague d'espoir m'emplit lorsque le Lieutenant Sherperd m'expliqua qu'une équipe médicale était constitué au cas où l'intervention tournait mal pour les civils. Vague tout de suite écrasée quand je compris que je n'en ferais pas parti, au contraire. Mon rôle était d'obtenir des informations. Affronter la souffrance encore une fois, la ressentir pour sauver les habitants de nos terres d'un groupuscule fanatique.

- Reçu, articulai-je sans prononcer un seul autre mot du trajet.

Arrivés sur place le premier Lieutenant m'exposa les faits et les individus qu'il nous faudrait absolument arrêter. Une âme éthérée ... Ça ne sentait pas bon pour nous. Elle me conseilla vivement de retrouver le reste de l'équipe pour des présentations, je m'exécutais aussitôt, ravi de m'éloigner de la source de cette mission lourde de responsabilités.

Je retrouvais la tente du personnel, en y pénétrant une odeur acre me titilla les narines. J'expirais longuement avant de me présenter :
- Bonsoir, je suis le Lieutenant Galier, avec qui travaillerai-je demain ?

Quel peu d'enthousiasme ... Et que je les comprenais. Certains me saluèrent d'autres détournèrent le regard. Un type m'interpella :
- C'est toi le Tortionnaire ?
Cette sale réputation m'avait précédé. J'acquiesçais d'un hochement de tête.

Il se mit à rire.
- On va bosser ensemble ouais, ça va tu le vis bien ton rôle de bourreau ?

Mon regard s'assombrit :
- Je vous prierai de témoigner un peu plus de respect à mon égard, je regardais son épaulette pour vérifier son grade, Adjudant-Chef.

Ma voix qui était rester muette une bonne partie de la journée s'emplifia :
- Cette mission ne m'enchante pas plus que vous à ce que je vois.
Notre rôle est de protéger Sahl de toutes menaces. Antimagia en est une, il nous faut faire le nécessaire pour éradiquer la violence de leurs futures attaques.


Je regardais l'assistance, hésitant entre sortir de la tente, m'asseoir dans un coin ou continuer ce rôle de chef qui me coûtait tant à jouer. La troisième option s'imposa à moi si je voulais me faire respecter.
- Qui fera équipe avec moi demain ?

Un homme se leva, puis un autre. Chacun se présenta. Je les saluais, d'autres se contentèrent de lever un bras avant de retourner à leurs occupations. La nuit risquait d'être longue ... Je pris parti de discuter avec ceux qui étaient venus à moi, nous parlions de la mission et des idées qu'ils avaient en tête pour repérer rapidement les cibles. Malheureusement trop d'incertitudes quant au lendemain ne permettaient d'établir un plan précis.

La seule chose dont j'étais certain : le lendemain des âmes souffriraient sous mon contrôle.


Ecriture William : color=#cc3300
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 131
Date d'inscription : 22/11/2017
Infos fermées
MessageDim 14 Jan - 20:21

Frederic, le Fléau, comme ils le surnommaient, était resté discret durant l'intervention du nouveau venu. Il avait eut le même grade, mais l'avait stupidement joué sur un pari stupide qui avait coûté au moins vingt morts et sa réputation. Il avait supplié à genoux pour pouvoir rester dans les forces armées, après avoir perdu sa femme et sa fillette de quatre ans, refusant de rester auprès d'un homme qui avait tout sacrifié pour quelques pièces d'or. Résultat, il faisait profil bas, la longue balafre qui fendait en deux sa main gauche servant de punition dans une douleur languissante qui ne disparaissait jamais vraiment.

Il attendit que tout ce beau monde se soit présenté, suivit les débats depuis son siège, sas attirer leur attention. Puis, quand ils finirent par tourner en rond, il se leva et se rapprocha d'eux. Aussitôt, tous ceux qui avaient brisé le silence reculèrent et cessèrent toute discussion. C'était comme une malédiction. Il s'assit sur le siège désormais libre en face de ce Galier, et lâcha en le fixant droit dans les yeux sans sourciller :

- C'est moi qui assurerais tes arrières demain. Je suis ton garde du corps, et comme on est aussi apprécié l'un que l'autre, je te conseille de faire en sorte que ça marche entre nous, parce que, tu vois, personnellement, je n'ai plus rien à perdre.

Voilà. Les présentations, c'était fait. Le reste, il s'en fichait pas mal. Il était voué à stagner à ce poste jusqu'à ce que mort s'en suive. Ce pouvait être demain, peu importait. Il quitta la tente et alla marcher sans s’éloigner du campement. La solitude le gangrenait depuis trop longtemps. Mais peut être pouvait il accomplir une dernière bonne action, une chance de se repentir ? C'était l'occasion parfaite. Mais il ne serait pas au front, non, car ils n'arriveraient qu'après l'assaut lancé pour être moins exposés à la réaction violente qu'entraînerait l'attaque surprise. Soit, le destin déciderait de leur réussite ou de leur échec. Cette fois, il ne parierait pas dessus.

→ Objectif ←

Ta réussite au lancé de dé te vaut un allié de choix. Ses mauvaises décisions lui ont coûté beaucoup, tu peux choisir d'être vaguement au courant ou pas du tout. Il n'en a peut-être pas l'air, ainsi, mais c'est un mage de combat habile qui a déjà agit lors de nombreuses offensives et cette envie de se repentir ne peut que le pousser à bien agir, non ? Prêt à passer à l'action ? Un petit dé action cette fois ! Puisse le sort t'être favorable ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 08/01/2018
Infos fermées
MessageDim 14 Jan - 22:33

Celui qui devait assurer ma sécurité le lendemain partit aussitôt qu'il finit sa tirade. Son comportement direct et froid ne me rassurait pas pour la suite de cette aventure.

- C'est le Fléau, m'annonça un soldat tout en continuant sa partie de carte avec son camarade. Je n'aurais pas aimé lui laisser ma vie perso.

Le Fléau ... J'avais vaguement entendu ce nom, je ne connaissais pas vraiment son histoire, seulement que des gardes étaient morts de par sa faute. Tout pour me rassurer.

Je passais mon regard lasse sur l'assistance avant de quitter la tente à mon tour. Je rattrapais le fameux Fléau et l'apostrophais :
- Hey ... Je ne connais pas votre nom, j'aimerais en mettre un sur l'homme qui sauvera sûrement ma vie demain.
Il me toisa avant de serrer la main que je lui tendais. Je préférais ne pas m'attacher aux rumeurs, si cet homme était là aujourd'hui, c'est que son rôle était primordial et qu'il le tiendrait. La réussite de la mission en dépendait, cela m'aurait étonné que les Haut-dirigeants se permettent d'engager un élément douteux.

Nous n'échangeâmes que peu de mots, juste de quoi s'appréhender avant le début de notre mission. Je retournais dans la tente et trouva un lit libre pour m'y reposer. Comme beaucoup de mes camarades la nuit fut courte et longue à la fois, je n'avais pas beaucoup fermé l’œil jusqu'à ce qu'on vienne nous chercher.

Je cherchais le premier Lieutenant Sherperd lorsqu'on nous mena à la tente de commandement. En vain. Un Capitaine se chargea de nous expliquer les détails de notre infiltration. Nous nous séparèrent en petits groupes, chacun ayant sa mission en tête. La mienne, interroger les individus appréhender par l'escouade pour retrouver Alderius et Evangeline. Frederic restera à mes côtés pour m'aider dans cette lourde tâche et me protéger.

A peine avions-nous investi les lieux que le sol se mit à trembler violemment. A tel point que nous dûmes nous agenouiller pour garder l'équilibre. Soudain je me sentis partir en arrière, tirer par une force qui m'étrangla à moitié. J'atterris sur un corps, lorsque je me retournais je vis Frederic, allongé sous mon poids, une énorme pierre venait de s'écraser là où je me tenais quelques secondes auparavant.

- Merci ... lui soufflai-je. Si je revenais de cette mission il aurait droit à un nouveau surnom, "L'Ange-Gardien". Et je mettrais un point d'honneur à ce qu'il se répande.

Les tremblements cessèrent, nous nous relevâmes.
- Ce n'était pas naturel, assura l'un des hommes. Il y a eu une explosion, je crains que nos suspects aient commencé leur action ...

- Ne perdons pas plus de temps, ordonnai-je en m'engouffrant par l'ouverture devant nous.


Ecriture William : color=#cc3300
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 131
Date d'inscription : 22/11/2017
Infos fermées
MessageMar 16 Jan - 13:37

L'aube ne pointait pas même le bout de son nez que l'explosion souffla un vent de panique sur le camp. Nul n'avait été prévenu qu'Antimagia possédait de la poudre, pourtant, des guetteurs dotés d'amplification de la vue ou de l'ouïe avaient tournés une bonne partie des jours précédents. Ils avaient du les masquer dans d'autres objets afin de dissimuler cette information. Un agent revint en courant à toute allure, s'arrêtant à leur portée, il cracha en ahanant :

- Ils ont fait sauter les fermes et notre première ligne d'attaquant, vous allez devoir vous rendre sur place, c'est un ordre du premier lieutenant Sheperd !

Il fila comme il était venu. Aussitôt, Frédéric déclara, glacé :

- Heureusement que j'ai écouté le plan d'action de leur unité hier. On va passer par derrière, si on crève avant d'avoir capturé la cible, toutes ces morts seront veines. Je ne vais pas faire deux fois la même erreur.

Il parti au pas de course, vérifiant que son protégé le suivait, et entreprit de sortir par l'arrière du camp, fonçant vers la forêt en décrivant un arc de cercle qui les mena derrière Hundra. Comme l'avait prévu le premier lieutenant, tacticienne de renom, l'attaque avait fait passer le gros des criminels à l'avant du petit village d'une vingtaine de fermes. La fumée, âcre, qui s'échappait des habitations en flammes lui brûlait les poumons. Il entra dans la première baraque qu'ils croisèrent et y dégotta un drap qu'il déchira avant d'en tendre une pièce à Galier.

Il avait noué la seconde autour de son visage, masquant son nez et sa bouche afin de filtrer l'air au mieux. Ils ne savaient ni qui chercher, ni où chercher. Alors que les cris résonnaient, venant aussi bien de leur camp que des soldats qui donnaient leur vie pour la réussite de l'opération, lui se hâta d'enfoncer les portes des fermes qu'ils croisaient, fouillant les étages et les pièces en prenant garde à ne pas recevoir de coup en traître. Durant l'exploration, ils purent constater à quel point l'invasion avait été rapide. Tout était resté à sa place, témoignant de l'abandon impuissant des lieux.

Frédéric enfonça la porte d'une grange d'un coup de pied avant de reculer précipitamment. L'odeur de chair brûlée le prit à la gorge et il s'écarta pour vomir, se tenant le ventre. Il en avait vu des horreur, mais ça... Il n'y avait pas été préparé. Au milieu de l'habitacle, des bottes de paille avaient été rassemblées et les fermiers avaient été attachés les uns aux autres, avec femmes et enfants. La paille, sans doute imbibée d'alcool vu les fragrances qui en émanaient, avait servi de combustible afin d'en faire un bûcher improvisé.

Le soldat se redressa, serrant les dents. Il se mordit la gencive pour remplacer le goût de son malaise par celui, métallique, du sang. Une haine impalpable l'envahit. Quelle bande de salauds. S'en prendre à des innocents ! Soudain, une ombre se faufila dans l'ombre des poutres, au-dessus d'eux. Frédéric hurla aussitôt, hors de lui :

- C'est toi qui as fait ça, chien ?!

Il bondit, agrippant l'échelle qui montait aux combles et avala la distance en un rien de temps. Son bras se tendit pour se saisir de l'ombre, mais, un rayon de lumière éclaira le visage apeuré d'une femme et il suspendit son geste, choqué d'avoir failli confondre une victime et un assassin. Tout alla très vite, l'expression de l'inconnue changea, se muant en un sourire malsain. Une lame sortie de sa manche et se planta dans son cou. L'élan le fit basculer en arrière et il chuta avant de s'écraser au bas de l'échelle, le souffle coupé, un gémissement lui échappa :

- Salope...

Il tenta de se redresser, cherchant Galier du regard, désorienté, il cria :

- T'occupes pas de moi, la laisses pas s'échapper !



→ Objectif ←

Le premier suspect se présente. Il s'agit d'une femme dont on ne sait rien pour l'instant, mais Frédéric à été blessé, et s'il ne reçoit pas de soin, il va se vider de son sang. Deux choix, donc, poursuivre l'ombre où ramener Frédéric à l'équipe de soin au risque de perdre ce qui pourrait être un membre clé d'Antimagia. ( Et donc, là où j'ai été gentille, c'est que c'est mon petit Freddy qui s'est pris le coup, ahem, voilà ~)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 08/01/2018
Infos fermées
MessageVen 19 Jan - 23:27

Les ordres furent donner rapidement. Sans me poser de question je suivais Frédéric, très vite nous atteignîmes les premières fermes dévastaient par la déflagration. J'attrapais le bout de tissu qu'il me tendit pour protéger nos voies respiratoires de la fumée noire qui s'échappée un peu partout. Mes yeux commencèrent à piquer je dus les plisser pour espérer y voir quelque chose.

Nous entrâmes dans une grange où une atrocité me souleva le cœur et fit vomir mon coéquipier. La suite de l'action fut trop rapide pour que je réagisse, je vis Frédéric courir après une personne, me temps sembla suspendu en même temps que son geste avant que son corps entier ne tombe non loin de moi.

Je me précipitais vers lui, du sang giclait de sa jugulaire, il me somma de le laisser pour que j'attrape la mécréante qui avait fait ces horreurs. Je levais alors la tête et vis la tête de la femme penchait sur nous, un large sourire fendant son visage. Il détourna alors les talons, sifflotant.

J'arrachais le bout de tissu qui me protéger la bouche pour comprimer le cou de mon acolyte, il me repoussa d'un coup de pied qui me propulsa en arrière. Son regard m'implora de rattraper la femme, je me levais prestement montant l'échelle tout en lui donnant mes consignes :
- Maintient le tissu sur ton cou ! Appuie fort et tiens bon ! Les renforts vont venir ! Je vais l'avoir, tu seras le héros de la réussite de notre mission. Tiens bon ! finis-je de dire en arrivant en haut. Un dernier regard vers Frédéric, déjà le sien se vidait de toutes expressions, il esquissa un sourire, je me détournais avant de courir après la criminelle.

J'entendais son rire, elle avait de l'avance, au bord d'une fenêtre elle me regarda hilare avant de se jeter. Je me penchais et la vis atterrir sur une grosse botte de foin qu'elle se hâta d'enflammer. Sans combustible le feu tarda à prendre et j'eus le temps de me jeter à mon tour avant de rouler un peu plus loin. La femme se jeta alors sur moi, écorchant ma peau de son couteau. Par chance j'eus le réflexe de lui saisir le poignet, évitant le même sort que Frédéric ... Frédéric le Fléau ... A cette pensée un élan de rage s'empara de moi, je ne sais par quel moyen je pu retourner l'arme de la femme contre elle, entaillant son bras. Son regard haineux se mua en une lueur de sadisme. Elle m'envoya un coup dans le ventre, me coupant le souffle.

Je ne m'attardais pas sur mon état, j'avais obtenu ce que je voulais. Maintenant toujours l'odieuse assassine par les poignets je laissais mon don envahir son corps. Et la simple entaille à son bras devint un supplice. Souffrance que je partageais avec elle, mais je l'ignorais. Seuls les visions des paysans carbonisés et de Frédéric dictaient mes agissements. Des larmes coulèrent sans que je m'en rende compte le long de mes joues, la femme tomba à genoux, poussant des gémissements.
- Et là tu ris encore ? Meurtrière ...

Le feu à côté de nous crépita, je sentais la chaleur sur ma peau mais en fis fi. Qu'est-ce qui pouvais bien me retenir de la balancer vivante dans ce bûcher ?


Ecriture William : color=#cc3300
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 131
Date d'inscription : 22/11/2017
Infos fermées
MessageSam 20 Jan - 13:25

La femme avait cru pouvoir s'échapper, mais le soldat était visiblement déterminé à l'attraper, quitte à laisser son camarade mourir. Son sourire détraqué plaqué au visage, elle se laissa avoir pour pouvoir se rapprocher. Elle voulait voir si son esprit était aussi résistant qu'il avait l'air de le penser. La douleur qui traversa son corps ne fit que la doper d'avantage. Quand il se pencha pour lui demander si elle riait encore, la folle se jeta à son cou, rapprochant son visage du sien en se passant la langue sur ses lèvres charnues. Elle murmura à son intention :

- C'est tout ce dont tu es capable ? Ce doux nectar n'a aucune chance de me faire plier, haha !

Caressant sa joue du revers de sa main, son regard pétillant plongé dans le sien, comme pour lire son âme et se délecter de ses tourments, elle reprit plus durement :

- C'est moi que tu traites de meurtrière ? Allons, c'est bien avec Miss Sheperd que tu es venu, non ? Si tu lui demandais de combien de morts, elle a été la bourrelle ? Ses mains, et les tiennes, sont couverte de bien plus de sang innocent que les miennes, mon garçon !

Elle s’éloigna d'un pas, et fit un tour sur elle-même, comme si la situation ne l'affectait pas. Elle s'amusait, mais cela ne devait pas l’empêcher de mettre à exécution la tache qu'on lui avait confiée. Doucereuse, elle désigna les fermes d'un large mouvement de bras :

- Sais tu ce que ce petit village produisait ? Tu me sembles suffisamment intelligent pour comprendre qu'une organisation telle que la nôtre ne l'aurait pas choisi au hasard !


Chacun des traits de son visage qui se tendait était comme une dose d'adrénaline supplémentaire qui la projetait vers des sommets. Elle voulait voir son air confiant disparaître au profit du désespoir.

- La plupart des femmes de ce village possèdent une fertilité hors normes, de vraies poules pondeuses de bambins ! Et pas n'importe lesquels, non, des mages prédisposés à des magies de combats qui sont ensuite élevé et entraînés pour ne connaître rien d'autre que l'obéissance et le don de soi ! Et ceux qui sont trop faibles ou ne parviennent pas à la maîtriser ? Tu as vu le bûcher dans la grange ? Leur destin n'est guère plus plaisant ! Tu devrais jeter un œil au puis derrière la grange, si ce que je t'ai révélé ne suffit pas, bien sûr.

Elle reprit son souffle, grisée :

- Tu comprends maintenant, pourquoi ils t'ont envoyé ici ? Ce n'est pas pour nous repousser, non, c'est pour t'assurer qu'aucun de ces gamins ne se fasse embarquer par nos troupes. Mais tes supérieurs se trompent tellement ! Comme si nous allions accepter de tels suppôts ! Jamais un de ces pantins sans cœur, tout juste bon à servir de chair à canon, ne serait accepté par Alderius ! Il n'en voudrait même pas comme esclave !

Le coup de grâce tomba sans prévenir :

- Tues moi, et retourne voir ta supérieure. Questionne-la sur les habitants de ce village et observe la bien. Notre attaque ne visait qu'à révéler au monde les pêchés commis par les dirigeants ! Crois-moi, ils sont s'avantage responsable de la folie qui alimente ce monde que nous autres. Leur quête de puissance vous mènera à votre perte ! Vous n'êtes que des pions !

→ Objectif ←

La suspecte que tu as interceptée vient de t'apprendre de nombreuses informations dont elle prétends avoir des preuves. Elle accuse non seulement ta supérieure de t'avoir caché le véritable but de cette attaque, mais aussi d'être responsables de nombreuses morts. Dans son élan de folie, elle te demande de l'achever, mais également de vérifier le contenu du puis, ce qui, selon ses dires, donnerait du poids aux révélations faites durant l'échange. Alors, vas tu la tuer ici même, ou la ramener pour l'interroger ? Et, auras tu seulement le courage d'ouvrir la trappe de ce puis et de regarder ce qui s'y trouve ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 08/01/2018
Infos fermées
MessageSam 20 Jan - 15:18

Feignant la souffrance la criminelle se releva d'un bond pour me susurrer de troubles paroles à l'oreille. Surpris je dus desserrer ma prise, devant moi la femme batifola, me racontant des ignominies que je ne pouvais tolérer. Je m'approchais violemment d'elle et l'attrapa par le cou :
- Tu mens !

Elle continua ses accusations, faisant peser sur mes épaules la complicité d'un plan inimaginable. Créer des mages en utilisant des femmes revenaient à une prostitution autorisée sous une dictature dans le but d'assouvir des êtres puissants, contrôlés comme des armes, avec des mages de combats le pire était à imaginer. Et je ne pouvais croire que ma hiérarchie puisse tirer les ficelles de cette folie. Pire encore, cela venait-il de mon Roi ? Je ne pouvais le concevoir.

Une nouvelle fois ma main se desserra, pas assez pour libérer la mécréante qui acheva son discours en m'incitant à aller voir les preuves par moi-même.

L'achever ? Ce serait trop facile ... Et pourtant je ne pouvais la laisser continuer son carnage. Mieux valait que je la conduise auprès du premier Lieutenant Sheperd, elle m'assurerait des mensonges de la femme. Toutes ses paroles pour me convaincre de la culpabilité des Chevaliers, tout cela avait dû être bien rodé d'avance. Je ne pouvais la croire, je n'en avais pas le droit. *Ne soit pas faible Will, ne te laisse pas embobiner par ses paroles emplies de poison ...*

Et pourtant ... Le puits, les preuves ... Un piège ? Ma prise se raffermie sur son cou. Je la rapprochais de la botte de foin enflammée, ne méritait-elle pas de connaître la même mort que ses victimes ?
- Que la mort te soit libératrice folle à liée. Ma voix était ferme et sans équivoque. Elle sourit dans sa folie, je lui enfonçais son propre couteau dans le cœur avant de laisser tomber son corps dans les flammes. Je valait mieux qu'elle et lui préférais une mort net.

*Qu'ai-je fait ...* Je me recroquevillais près du feu, oubliant le tumulte alentour. Qu'avais-je fait ? Que devais-je faire ? Continuer la chasse à l'homme ? Retourner voir le corps de Frédéric ? Informer Sherperd des fausses révélations ? Ou aller voir ce puits seul ?

Je ne savais plus qui croire, si les révélations étaient véridiques, à qui faire confiance pour aller voir ce puits. L'on me ferait taire à la première occasion. Si c'était faux et que la folle me conduisait vers un piège, j'y passerais aussi. Ma plus grande chance serait donc d'y aller seul, dans tous les cas mon destin ne brillait pas de vie.

Je me relevais, gardant le couteau de l'assassine dans la main et me dirigeais vers le fameux puits. Je rasais les murs pour ne pas me faire repérer mais j'étais seul de ce côté. La folle ayant fait sa besogne efficacement.

Un tremblement me parcouru lorsque j'arrivais devant la trappe, mon cœur battait la chamade. *Arrête cette folie et demande des renforts ...* Trop tard, ma main gauche était déjà sur la ficelle qui permettait de soulever le couvercle. Je tirais de toutes mes forces, l'intérieur se révéla à mes yeux ...

Des corps d'enfants s'entassaient, largement visible au fond du gouffre. Des squelettes de taille moyennes, des corps en putréfaction. Je ne pus, cette fois, me retenir de vomir.

Elle avait raison ! Des larmes montèrent, la panique me gagna. Que faire ? Fuire ? Aider antimagia ? Accuser Sherperd ?
Que ce soit les uns ou les autres je ne pouvais cautionner tous ses meurtres. Je respirais difficilement, refermant la trappe. Je retournais auprès de Frédéric, son corps inerte étendu dans une flaque de sang.

Je décidais de ramener son corps au camp, préférant faire profil bas et taire ma découverte à défaut de le révéler. Le moment viendra où je saurais à qui m'adresser pour lutter contre cette infâmie.


Ecriture William : color=#cc3300
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Infos fermées
Message

Revenir en haut Aller en bas
 
Une guerre sans fin [Quête d'initiation &William]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» La Guerre Des Clans, Une Guerre Sans Fin
» PARTENAIRES: La Guerre des Clans, une guerre sans fin
» Nulle terre sans guerre. { Partie 1 [PV Mann]
» L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat ▬ Jace
» Argentine: ouverture d'un nouveau procès pour crimes de guerre lors de la dicta

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Terres d'Ezylone :: Les terres d'Ezylone :: Sahl-
Sauter vers: