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 Le temps du partage [& Hétélia]

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Tueuse de siless
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MessageMer 10 Jan - 4:30


Les rayons de l'astre solaire réchauffaient son visage au travers de la fente, entre les deux volets de bois, de la chambre qu'elle avait loué la veille. La blanche soupira, le voyage en bateau l'avait épuisé et avait délesté sa bourse de la moitié de ses économies. C'était toutefois un moindre mal puisqu'elle venait pour affaire. Le temps avait élimé sa belle tenue de voyage et elle était aujourd'hui obligée de songer à la remplacer. Pour ça, elle comptait faire appel à un artisan de la région qu'on lui avait conseillé. Une certaine Hétélia qui avait récemment ouvert boutique. Si Spiddy était prête à la lui conseiller, alors la jeune femme savait qu'elle ne serait pas déçue. Restait un léger problème... Elle n'avait aucune idée d'où la trouver.

S'étirant, elle quitta le lit moelleux à contre-coeur et enfila sa robe favorite, courte et sombre, avant de se cacher dans sa cape. Au milieu de tous ces habitants basanés, elle faisait immédiatement tache avec sa peau diaphane. Il n'y avait rien de plus agaçant que d'être dévisagée à longueur de journée. Elle rassembla son maigre paquetage et descendit au rez-de-chaussée de l'auberge pour demander un petit-déjeuner consistant. Cela lui permettrait non seulement de sauter le déjeuner, mais aussi de demander à la tenancière si elle n'avait pas connaissance de l'adresse de la couturière. Attendant que celle-ci revienne avec du pain, de la charcuterie et du beurre, la demoiselle lui demanda poliment :

- Pardonnez-moi, je suis en ville pour affaire et je n'ai malheureusement pas l'adresse de la boutique que je dois visiter. Je cherche une certaine Hétélia, peut-être pourriez-vous m'indiquer ?

La femme, plutôt imposante, posa les mains sur ses hanches et se perdit un instant en réflexion avant de sursauter et de s'exclamer, surprenant les clients attablés juste à côté :

- L'affaire de la robe, mais oui !

Se reprenant, elle ajusta le tir :

- Je vais vous dessiner un plan, ne bougez pas.

Puis disparut derrière le comptoir. Elle revint après quelques minutes, alors que l'assiette de la blanche était à présent vide et son estomac repus, pour lui tendre une feuille pliée où avait été dessinée un plan aussi simple que précis de la direction à prendre. Mayu lui régla le petit-déjeuner et la remercia chaleureusement avant de quitter son établissement. Une fois dehors, sa besace sur l'épaule, l'air chaud l'engloba, l'étouffant presque immédiatement. Il était pourtant tôt et cette simple pensée la fit soupirer. Arriver à destination sans se perdre lui rendit toutefois sa bonne humeur et elle poussa la porte de la boutique avec le sourire avant d'appeler en jetant un regard circulaire sur la pièce :

- Bonjour ! Je cherche la couturière Hétélia, se trouve t'elle ici ?

Elle avait soudain honte de ses bottes de cuir usé malgré le soin qu'elle prenait à les entretenir, et de sa cape dont le tissu, râpé par endroit, aurait mérité d'être reprisé. Mais peu importe, une voyageuse se souciait rarement de son apparence. Seul ses cheveux pâles avaient été brossé avec un soin tout particulier, et malgré la capuche, leur éclat ne manquerait pas d'attirer le regard de toute personne qui l'observerait plus d'une seconde.


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MessageJeu 11 Jan - 23:25


Marchant dans les rues désertes de la ville je salue d'un simple signe de tête les rares personnes aussi matinales que moi. Le soleil n'est pas encore levé et ce ne sera pas le cas avant encore au moins une heure. Depuis que je suis revenue vivre ici je n'arrive pas à dormir plus de quatre ou cinq heures. Si les premiers temps je trouvé cela dérangeant j'ai rapidement appris à vivre avec et maintenant il est courant que je me lève avant l'astre solaire pour profiter d'un peu d'air frais dans la citée. Il est connu qu'une ville peut avoir une apparence totalement différente en fonction du moment de la journée ou on l'arpente cependant, combien de gens peuvent se vanter de profiter quotidiennement de ce spectacle. Je souris en entendant au loin des gens crier des directives aux ouvriers afin de faire en sorte que le marché soit près pour l'arrivé de la population. Eux n'ont certainement pas le temps de profiter de tout ça à courir de droite à gauche au milieu des étals, s'assurant que rien ne soit laissé au hasard. Je ne peux pas vraiment les juger, si je maintenant je peux me permettre de me reposer, d'avancer à mon rythme ce ne sera plus le cas dans quelques heures quand j'aurais retrouvé ma place derrière mon établi. Les commandes ne se bousculent pas, loin de là, cependant, si je veux qu'un jour les choses évoluent je ne peux pas me permettre de me reposer et d'attendre sans rien faire, la notoriété n'arrivera pas à moi toute seule.

Je suis ramenée à la réalité par la vision de mon reflet renvoyé par la vitre d'une boutique. Je suis en train de songer à la renommée qui ne viendra pas à moi toute seule néanmoins, il est ironique que je pense à cela alors qu'en réalité je ne fais absolument rien pour me faciliter le travail. Je suis censée créer des tenues uniques, se démarquant des autres, des pièces face auxquels les gens se retournent ou s'arrêtent pour les contempler. Je suis censée faire tout cela et j'en ai les capacités. Et pourtant malgré tout cela, et mon temps libre je n'ai jamais pris le temps de me faire la moindre tenue. Je m'habille encore et toujours avec ces vêtements que le temps et le soleil ont fait pâlir, aux coutures abîmés et ayant été reprisée une nombre incalculable de fois. Je m'habille encore avec ces vêtements d'une banalité affligeante, ces vêtements que n'importe qui pourrait demander au premier couturier venu et qui pourrait être reproduit à l'identique en seulement un jour ou deux. Je m'habille toujours avec cette tenue parce que c'est celle qu'elle ma fait et je refuse d'en changer toutefois si je refuse de changer de tenue pour mon travail à cause d'une superstition puérile, cela ne veut pas dire que je dois me laisser aller. Force est de constater qu'alors que je suis habituée à créer je n'ai pas la moindre tenue de soirée. Je hausse la tête d'un air entendu avant de me mettre en marche vers ma boutique. Les commandes ne se bousculent pas, j'ai tout le temps possible devant moi pour travailler la dessus.

Quelques heures plus tard, et après une sieste éclair pour avoir les idées claire avant de me mettre au travail, je me retrouve à faire les cent pas dans ma boutique, à m'arrêter devant mon miroir ou mon établi, à griffonner quelques lignes avant de passer à autre chose. Je n'aurais jamais cru que coudre pour soit-même pouvait être aussi compliqué. Quand les gens viennent me voir la plupart savent ce qu'ils veulent, ils ont déjà une idée plutôt précise ou au moins des pistes sur lesquels je peux m'appuyer, même si parfois les pistes en questions sont vagues ou ne représente qu'un élément sur la totalité de la tenue… cependant, aujourd'hui je suis la cliente et je dois donc me demander ce que je veux. Et je n'en ai pas la moindre idée. Attachant mes cheveux en arrière je m'assoie dans l'arrière boutique, tournant le dos à la porte d'entrée, le visage tournée vers le plafond, je me mets à réfléchir à voix haute. Je ne parviens pas à m'expliquer pourquoi néanmoins aussi loin que je me souvienne ce petit rituel ma toujours aidé à trouver rapidement des idées pour tout type de pièce.

« Une robe de soirée… Une robe donc, je suppose que c'est ce qui me conviendrais le mieux, je ne suis pas réellement à l'aise avec l'idée de me dévoiler aux gens… Peut-être quand même les bras, le haut du torse et le dos… » Quand la porte d'entrée s'ouvre et qu'elle entre je suis toujours perdue dans mes pensées, c'est donc les cheveux négligemment ramené en arrière, oubliant de me recoiffer pour cacher ces yeux disparates que je tente pourtant continuellement de cacher aux gens, et avec une apparence plus proche de celle d'une tenancière que d'une couturière que je me présente à elle, lui demandant sans même m'en rendre compte « Vous pensez que le rouge m'irait bien ? » Le retour à la réalité est immédiat. A peine ais-je prononcé ces mots que je sens mes joues s'empourprer. Je baisse rapidement la tête, bégayant nerveusement « Excusez-moi j'étais… Je… Pardon, j'étais absorbée par mes pensées... » Je relève la tête souriant timidement passant rapidement la main dans mes cheveux pour me recoiffer. Mon sourire s'accentue alors que je regarde la tenue de ma cliente. Des vêtements usés jusqu'à la corde malgré certains signe témoignant d'un entretien fréquent. Quelqu'un entrant dans la boutique à cet instant aurait probablement bien du mal à deviner laquelle de nous deux est la couturière. « Je… Je suis Hétélia. Comment… Comment puis-je vous aider ? »
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MessageDim 14 Jan - 12:22

La voix d'une femme interpella la blanche qui fit deux pas de plus dans la boutique. Lorsqu'elle l'aperçut, la jeune femme prit un instant pour réfléchir à sa réponse puis elle déclara simplement en souriant :

- Je pense que l'or ou le bordeaux vous irait d'avantage.


Quand la rousse se confondit en excuse, Mayu ne put que rire, chassant son malaise d'un geste de la main :

- Allons, ne soyez pas gênée !

La demoiselle posa un regard bienveillant sur la couturière. Sa tenue et son embarras témoignaient de l'état de concentration dans lequel elle se trouvait plus tôt, et elle s'en voulut presque de l'avoir dérangé. Cependant, maintenant que le mal était fait, il valait mieux qu'elle en vienne rapidement à la raison de sa venue. S'avançant d'avantage, elle s'arrêta au milieu de la pièce et expliqua calmement :

- Je reviens d'un long voyage et, comme vous pouvez le constater, ma tenue ne tient plus qu'à un fil. C'est donc sur recommandation de Spiddy que je viens à votre rencontre afin d'obtenir une création unique de qualité.


La blanche sortie de sa besace un carnet d'esquisses et se sentit soudain honteuse de présenter pareil brouillon. L'absence de pratique du dessin faisait partie de ses regrets. Voyager ne laissait que peu d'occasion de s'arrêter pour croquer de longues heures durant et elle avait fini par perdre son habileté. Les traits étaient grossiers, manquaient de précision, et elle avait du utiliser des baies pour ajouter de la couleur, car c'est tout ce qu'elle avait sous la main à ce moment-là. Laissant sa fierté de côté, elle l'ouvrit à la page dédiée à son idée et lui tendit en maugréant à moitié :

- Voilà ce à quoi j'aspire par ma présence, ou, du moins, une base sur laquelle travailler. Pardonnez la piètre qualité de cette esquisse, je n'avais pas touché à un fusain depuis bien longtemps.

Prenant une inspiration, elle poursuivit sur sa lancée en indiquant, un par un, les points qu'il lui semblait important de préciser :

- La base devra être une unique pièce souple composée de plusieurs éléments. Il faudra notamment que les jambes soient renforcées par quelque chose comme, du cuir peut-être ? Pour ne pas être usées par la marche et le mauvais temps... Pour le torse, je pensais à quelque chose de simple, pas trop décolleté, mais ouvert et sans manches pour ne pas coincer les épaules. Pour cette partie ici...

La demoiselle désigna le torse et le dos sur la seconde partie du dessin :

- Je me demandais s'il était possible d'ajouter une couche plus rigide, aussi bien pour le maintient que la protection, lors d'une chute ou d'une... Attaque, dans le pire des cas. Ensuite, je voyais bien une sorte de veston, plus chaud, avec des avants bras renforcés de la même matière que les jambes, et dont le prolongement serait une cape rattachée à une capuche.

Se rendant compte qu'elle ne laissait pas même la femme réagir, Mayu acheva en réajustant une mèche de ses cheveux derrière son oreille :

- Je ne connais pas les détails techniques nécessaire à une telle création et je suis ouverte à de nombreuses modifications tant que la souplesse de la tenue n'est pas remise en cause. Sachez également que l'argent ne sera pas un problème si vous acceptez ma commande et que je vous laisse carte blanche sur les finitions.

Le regard dorénavant fixé sur la rousse en l'attente de sa décision, la jeune femme se demanda si sa demande était seulement réalisable. Elle alliait un travail minutieux à une bonne connaissance des matériaux et des techniques. Mais, si Spiddy lui avait conseillé cette couturière, alors elle devait avoir confiance.


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MessageLun 29 Jan - 23:58


Face à sa déclaration je reste incertaine. Spiddy… Pourquoi aurait-elle pris la peine de l'inviter de se diriger vers moi ? Ce n'est pas comme si elle ne pouvait pas prendre une commande de plus en répondant parfaitement à sa demande. Veut-elle me tester ? Peut-être, je ne parviens pas à voir l'intérêt qu'elle peut avoir agir de la sorte. Avec un haussement d'épaule je reporte mon attention sur ma cliente. La raison importe peut, elle a ses raisons elles ne me concernent pas, actuellement je dois me concentrer sur elle afin de répondre à sa demande. Je ne peux retenir un petit sourire quant elle sort un carnet de croquis de son sac, s'excusant de la qualité des dessins. « Ne vous excusez pas, au moins vous venez ici avec une idée en tête pas… Comme la majorité des personnes, pour ne pas dire tout le monde. » Je ne suis pas encore assez connue pour attirer les foules pourtant, je sais d'expérience comment sont les gens. Quelques grandes lignes, une ou deux couleurs et il nous incombe de nous débrouiller… Exactement de la même manière qu'a agit Lady Perreur.

Je l'écoute distraitement exposer sa demande, ne laissant aucun des points cités de côté mais préférant me concentrer sur elle, sur sa tenue actuelle et ce qu'elle dégage. Le problème c'est imposé des le début de sa demande et il va me falloir faire preuve de créativité et d'une grande capacité d'adaptation pour pouvoir lui fournir ce qu'elle demande. Dans les grandes lignes, pour la forme de sa tenue, bien qu'elle ait des idées précises dont certaines pourraient prendre un certain temps et plusieurs essais à réaliser. Je soupirs légèrement en pensant à cela, les matériaux sont si chère, j'aimerais pouvoir fournir aux gens des pièces que je juge parfaitement mais je suis obliger de revoir mes exigences à la baisse. Quoi qu'il en soit, pour la forme de sa tenue elle ne sera pas d'une complexité incommensurable à réaliser, je pourrais me baser sur les tenues de danseuses ou des artistes de rue pour ce qui concerne la souplesse. Non, le soucis va être ailleurs. Mes tenues sont faites pour la vie de tous les jours. Et dans certains cas, les soirées mondaine. En sommes des tenues faite pour résister à l'usure dans une certaines mesure seulement, pas pour être portées plusieurs jours d'affilés. Et encore moins faites pour devoir subir les pires traitement. Sans compter que je suis bien plus à l'aise avec du tissus qu'avec du cuir… Un grand sourire confiant prends place sur mon visage. Je comprends peut-être pourquoi Spiddy la redirigée vers moi. Si c'est un défis je l'accepte avec joie.

« Vous changez d'avis facilement ? » Sans attendre sa réponse je me rapproche d'elle, la contournant, regardant sa tenue élimée sous différents angles. « Oui, vous l'êtes. Probablement en tout cas. Vous avez poussé votre tenue actuelle jusqu'à sa dernière limite. Généralement les gens en arrive la quand il apprécie réellement les vêtements qu'ils portent. Et le plus souvent c'est qu'ils répondent parfaitement à leurs attentent. Que ce soit esthétique ou autre. Il n'est pas improbableque cette tenue ait déjà été faite sur commande. » Je recule un peu, jetant un rapide coup d’œil à son carnet avant de me détourner, prenant le miens griffonnant quelques notes avant de revenir à elle. « Si vous voulez bien, je vous propose de laisser ça de côté, nous reviendrons à ce que vous voulez vraiment quand nous aurons mis en place les bases. » Je lui souris d'un air entendu avant de reprendre, légèrement gênée par la soudaine confiance dont je fais preuve, m'interrompant pas pour autant. « Pour être honnête avec vous… j'ai très rarement du créer une tenue uniquement destinée à explorer les contrées sauvage. Enfaîte… Ce n'est même jamais arrivé. Je pense être capable de répondre à vos attentes cependant, il y a des points ou je vais avoir besoin de votre participation. » Je me rapproche d'elle, désignant le dos de son croquis. « Je ne suis pas contre le fait de rajouter des parties plus résistante cependant… Votre tenue est basée sur le même principe ? Si c'est le cas je peux regarder ? » Je prends conscience un peu tard de ma question, rougissant légèrement. « Enfin… si ça ne vous dérange pas et… enfin... » Long soupir avant de l'inviter à me suivre, passant derrière le comptoir et désignant l'arrière boutique, détournant mon regard. « Comme… Comme je disais il faudrait que je regarde comment votre tenue est faite… Le… Les points d'usures, ceux ayant mieux résisté… Je… Ne vais pas regarder tout ça directement sur vous alors… Si cela ne vous dérange pas, vous pouvez vous changer dans l'arrière boutique, il y a... Quelques tenues à votre taille, prenez celle qui vous convient le temps… Que je regarde. Ce ne sera pas long... Normalement »

Sans rien rajouter je fais quelques pas afin lui laisser libre accès la salle, et m'assurant qu'elle soit libre de se changer sans être déranger. Si cela lui convient. Quelques secondes passent quand je repense à l'une de ses paroles. « Vous m'avez dit du cuir pour renforcer les parties devant l'être… Vous avez une idée de type de cuir que vous souhaitez que j'utilise ? La résistance et la souplesse ne seront pas identique d'un type à l'autre. Sans parler de la couleur. »
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MessageJeu 1 Fév - 16:45

Lorsque la rousse lui demanda si elle changeait d'avis facilement, Mayu se sentit gênée. Effectivement, elle avait toujours été attirée par la multitude de choix que l'existence offrait. De ce fait, elle était capable de changer d'avis au moins dix fois par minute, ne serait ce que sur le coloris d'un tissu, peu importe à quoi il allait servir. Et, bien qu'elle en fasse rarement part à ceux qui se trouvait autour d'elle dans ces moments, il n'était pas rare qu'ils s'en rendent compte par eux même. La blanche l'écouta docilement, sans bouger, tandis ce qu'elle observait sa tenue en décrivant à voix haute ce qu'elle en pensait. Une fois encore, elle avait raison, si elle n'avait jamais changé de tenue auparavant, c'était uniquement par amour pour ses petits défauts, ces pièces élimées, et même ce petit trou au niveau du genou droit. Tous avaient une histoire qu'elle ne voulait pas complètement oublier. Elle savait qu'une fois qu'elle n'aurait plus la tenue, ses souvenirs se floueraient définitivement. Mais peut être était ce la seule chose à faire pour mettre le passé derrière elle pour de bon.

Hétélia prit les choses en mains à partir de ce moment. Lui avouant qu'elle n'avait jamais créé ce type de tenue, elle parut tout de même assez confiante pour affirmer qu'elle s'en sortirait, et cela fit sourire Mayu. Elle aimait les gens qui ne reculaient pas devant la difficulté. Soudainement, elle lui fit une étrange demande et la blanche mis quelques minutes à en comprendre l’intérêt. Quand ce fut fait, elle accepta d'un hochement de tête et se dirigea vers l'arrière-boutique en pouffant. Lorsqu'elle se fut isolée derrière le rideau, elle lança à la rousse, amusée :

- Ne soyez pas aussi gênée, je comprends parfaitement.

Elle trouve une robe légère sur un portique et la fit glisser de son cintre en l'observant. Elle retira ensuite intégralement sa tenue de voyage pour la plier sur un tabouret et fit tomber la robe depuis ses épaules. Aérienne, elle tombait bien, le tissu ne créait aucun frottement avec sa peau, c'était agréable. Elle tira les rideaux et tendit les vêtements pliés à Hétélia en répondant à sa dernière question :

- Si je ne me trompe pas, la mienne était agrémentée de pièce de cuir écarlate de Priaceto. C'est un matériau assez cher, mais aussi résistant que malléable, selon les dires de celui qui a créé cette merveille. Je pense que l'idéal serait d'utiliser le même. Je ne pense pas que Spiddy pourra nous en fournir, son rayon étant plutôt le tissu. Mais, peut être que sur le grand marché, ou bien dans une boutique de votre connaissance ...?

Se rendant compte que le travail qu'elle lui confiait était plutôt colossal, entre la recherche du cuir et la confection, elle ajouta en souriant :

- Je vais vous aider si vous n'y voyez pas d'inconvénients. Je m'en voudrais de vous laisser une pareille charge de travail alors que je n'ai strictement rien à faire en attendant.


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MessageDim 4 Fév - 23:19


'Ne pas être gênée' Sa remarque me fait sourire. Est-il seulement possible de ne pas être gênée, de parler normalement à quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois ? À fortiori quand l'une des premiers questions que l'ont lui pose consiste à lui demande de se déshabiller pour regarder ses vêtements. Si c'est le cas, si certains y parviennent alors j'apprécierais qu'ils me donnent des conseils, qu'ils m'expliquent comment ils font. Cela me serait réellement utile par rapport à ce genre de demande. Je laisse ces pensées de côtés, je suis comme ça depuis ma naissance et avoir décidé de me lancer seule dans la couture ne m'a pas aidé, loin de là. Avec un haussement d'épaule désabusé, ce n'est pas la première fois que je fais ce constat et ce ne sera pas la dernière, je ressort mon carnet alors qu'elle me rejoint, me tendant sa tenue pliée. « Cette robe vous va bien. » Prenant sa tenue et m'installant sur le comptoir je commence à étudier le vêtement continuant sur ma lancée « Je ne suis pas vraiment un modèle en ce qui concerne le fait de porter des tenues adaptées à l'endroit ou l'on se trouve... Vous avez déjà du vous en rendre compte… Mais… » Je cherche mes mots quelques secondes. Je ne suis pas faite pour donner les conseils… A plus forte raison quand il s'agit de porter une tenue. « J'ignore si vous venez souvent en ville, et quand c'est le cas le temps que vous y restez mais… Vous devriez prévoir quelque choses pour ces événements. Il est toujours dommage de gâcher la beauté. » Avec un petit sourire aux lèvres je la regarde « à moins que vous ne vouliez une tenue personnalisée pour cette raison, pour pouvoir garder une seule tenue pour toutes les situations. Ça ne me regarde pas vraiment mais… Pourquoi ? » Mes doigts courent sur les coutures, s'arrêtent sur chacune des traces dû à ses aventures. Ici un impact, là une frappe, à un autre endroit une nouvelles marques. Je suis totalement absorbée par ma recherche, cherchant à comprendre, à voir. « Qui êtes-vous ? Vous… Ne répondez pas… Enfin si mais, ce que vous faîtes vous regarde… Pas que je ne sois pas curieuse mais… Mais... Juste… Une chose. Vous l'avez dit, cette tenues à déjà vécue de nombreuses aventures et je… Je ne suis pas assez bonne dans ce domaine pour pouvoir toutes les expliquer. En réalité… » Pause rapide, Définitivement je suis une bien mauvaise commerçante à me dénigrer de la sorte. Enfin, maintenant que j'ai commencée… « Qu'affrontez-vous ? Des humains ou des créatures sauvages ? Bien que… Les deux soit aussi une réponse. »

Suite à ça je ne parle plus pendant plusieurs minutes. Progressivement je commence à comprendre. À  certains moment je m'interromps dans mes recherches, griffonnent quelques notes ou dessine grossièrement sur mon carnet et me remet à la tâche. À un autre je cesse tout, fait les cent pas en réfléchissant un bras replié sous ma poitrine l'autre plié, la main au niveau de mon menton. Certaines choses me sont toujours étrangère cependant, j'y vois plus clair que lorsqu'elle ma exposé sa demande. Les zones à protéger, la manière de lier la souplesse à la résistance, ce qui peut-être laissé de côté pour se concentrer sur la beauté et l'esthétique. Mais… J'ai toujours peur. Contrairement à mes autres tenues je ne peux pas me permettre d'une tenue de qualité moyenne. Si une partie que j'ai jugé secondaire se trouve en réalité être indispensable elle pourrait ne pas s'en sortir. Tout comme l'inverse est vrai. Rendre rigide une zone ne devant pas l'être pourrait l'handicaper dans ses mouvements… En sommes la moindre erreur pourrait lui être préjudiciable et même s'il est hautement probable que je n'entende plus parler d'elle une fois sa tenue réalisée je ne peux pas lui donner quelque chose sans être certaine que tout est parfait. En terme de résistance, d'ergonomie mais aussi en terme de physique. Je délaisse le plan de travail pour marcher au milieu de la pièce, oubliant ce qui m'entoure, fermant à demie les yeux. La ville est ma zone de confort. Depuis toujours il en est ainsi, j'ai toujours fait le nécessaire pour éviter les soucis ou me retrouver confronter au danger. Je ne connais rien de l'aventure, des méthodes de combats de… Ce monde. Peut-être serait-il temps de changer tout ça. Avoir un nouveau point de vue sur la situation, m'ouvrir à de nouvelles choses. Je ne deviendrais pas du jour au lendemain quelqu'un comme elle, je n'y aspire pas mais… Oui, peut-être que cela pourra servir un jour ou l'autre.

« Vous avez du temps libre ? Plusieurs jours enfaîte… Et… Est-ce que cela vous dérangerais de devoir mener une chasse contre une créature hostile avec votre tenue actuelle et un poids mort ? » Je la regarde dans les yeux. Il est encore temps de reculer, il existe bien des boutiques spécialisée dans le cuir dans Ahriman… Je hausse les épaules avant de reprendre « J'ai besoin de vous voir progresser, explorer, combattre… Actuellement je pourrais certai… Je suis en mesure de faire quelque chose susceptible de convenir. Mais je ne veux rien laisser au hasard. Il est hors de question qu'il vous arrive quoi que ce soit parce que je me suis contenté du minimum. » Je ne reculerais pas, trop de fois j'ai hésité, trop de fois je ne suis pas allé au bout de mes idées, de mes envies, il est hors de question qu'une fois encore j'agisse de cette manière « Allons chasser un Priaceto. » Ce n'est qu'en le disant à voix haute que je réalise réellement tout ce qu'inclus ma question. Pourtant, ce n'est pas la peur ou l'angoisse qui me submerge au contraire je ne peux m'empêcher de sourire. « Qu'en dites-vous ? »
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MessageMar 6 Fév - 23:31

La rousse la complimenta sur le rendu de la robe, et Mayu rougit légèrement. Elle portait rarement ce genre de tenue dernièrement. Trop de voyages et d'aventures pour peu de distraction au final, il était temps que la blanche lève le pied. La tirade à propos du gâchis de sa beauté acheva de la convaincre et elle se promit d'y repenser, plus tard, peut être même le soir venu, dans son bain. À l'interrogation, elle répondit après avoir tapoté ses lèvres du bout des doigts, songeuse :

- Bonne question. Le côté pratique sans doute. Lorsqu'on voyage, alourdir son chargement n'est jamais une bonne idée. Cependant, nous pouvons être amenées à rencontrer aussi bien de nobles gens que des rebuts de la société, c'est la raison pour laquelle il faut être parée à toute éventualité. Vous n'iriez pas combattre vêtue d'une longue robe, n'est ce pas ? Mais vous n'iriez pas non plus saluer un éminent membres du conseil d'Ahriman vêtue d'une salopette poussiéreuses et de bottes informes, je me trompe ?


Lorsque Hétélia la questionna à nouveau, se reprenant pour finalement achever sa phrase, Mayu hésita. Devait-elle lui dire qu'en réalité elle affrontait plus souvent des êtres pensants que des monstres ? N'était ce pas l'inquiéter inutilement ? Alors, quoi, il serait préférable de mentir ? Non, la demoiselle s'y refusait. Elle la toisa sérieusement, observant minutieusement son expression à mesure qu'elle s'exprimait.

- Malheureusement, je dois avouer que j'ai plus souvent des ennuis avec les habitants, ou parasites, que la faune. C'est triste à dire, mais je crois qu'il n'y a jamais eu autant de bandits sur les routes que ces dix dernières années.

Zut, elle oubliait sans cesse que préciser des dates pouvait l'amener à commettre des erreurs. Elle se reprit, et continua :

- Les routes ne sont pas très sures, et il vaut mieux savoir se défendre lorsque l'on compte les arpenter seule, notamment lorsqu'on est une femme. Mais si les défis et le courage ne vous font pas défaut, vous quitterez les chantiers battus. C'est là que l'aventure commence réellement et que les rencontres se diversifient. La végétation est parfois à elle seule une redoutable adversaire.

Mayu pouffa au souvenir d'une rencontre avec une plante carnivore qu'elle avait confondu avec du lierre en fleur. La vivace avait failli lui arracher bien plus que ses vêtements, heureusement, la courte lame était facile à manier et les tiges peu résistantes bien que nombreuses. Elle observa ensuite la réflexion d'Hétélia, tantôt penchée sur son carnet, ou sur le sien, tantôt à user le plancher, probablement perdu dans des schémas imaginaires dont elle ne pouvait pas même imaginer la complexité ou les traits. Puis, elle la désarçonna de nouveau avec une question inattendue. Elle voulait que la blanche l'emmène en chasse ? Qui plus est, une chasse au Priaceto ?! Si l'idée la choqua d'abord, elle trouva bien vite une façon d'accepter, et frappa dans ses mains en clamant :

- Cela ne me pose aucun problème, il faudra cependant adapter votre tenue. Avez-vous déjà tenu une arme ? Oh, et j'émets une condition. Il n'y a rien de mieux, selon moi, que le partage de connaissances. Si je vous transmets une part de mon savoir, j'aimerais qu'en échange, vous me transmettiez l'une des vôtres. Rien de bien extraordinaire, je ne tiens pas à voler votre travail, je n'aurais de toute façon pas la patience d'exercer ce métier fastidieux. Apprenez-moi simplement à recoudre un accro, ou racomoder une pièce pour boucher un trou dans un vêtement. Je n'ai jamais eu l'occasion d'apprendre, et je dois admettre que toutes mes tentatives sont restées vaines.

L'idée d'emmener une inconnue, aussi courageuse soit elle, dans la jungle, à la poursuite d'un Priaceto, était plutôt risquée. Mais où était le plaisir dans sa quête de nouveauté, sinon dans l'inattendu ?


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MessageMer 14 Fév - 1:01


Attendant sa réponse, je quitte le centre de la pièce, rangeant mes affaires dans un tiroir, repliant sa tenue la repoussant vers elle son carnet posé dessus avant de me retourner vers elle quand elle prends la parole. Pendant un instant je retiens ma respiration. Je me voyais déjà arpenter les routes avec elle, la regarder chasser, traquer notre proie… Sans imaginer un seul instant qu'elle pourrait refuser ma demande. Pour une raison X ou Y, ma sécurité, le temps qu'elle n'a pas… Finalement je relâche un soupir de soulagement. Elle accepte. À une condition qui n'est en soit pas réellement dérangeante. Comme elle le dit, elle ne me feras pas concurrence et cela me permettra de lui apprendre à raccommoder elle-même la tenue que je vais lui créer. J'ignore depuis combien de temps elle possède celle-ci mais avec des connaissances de bases peut-être aurait-elle pu lui permettre de vivre quelques années de plus. Cependant, si je n'ai aucun soucis à répondre positivement à sa demande il est un point qu'elle a énoncer qui mérite d'être considéré. Je n'ai en effet jamais manié une arme. Une épée courte est entreposée dans ma chambre, dans le même état que quand ils me l'ont donnée : enroulée dans un tissu beige maintenue par des cordelettes. « Pour… Répondre à la question en elle-même, j'ai déjà tenu une arme. Néanmoins en ce qui concerne le fait de savoir m'en servir… C'est autre chose. » Je ne peux que les remercié de m'avoir fournis de quoi me défendre mais maintenant que j'en parle je dois avouer qu'il aurait été préférable qu'ils prennent aussi le temps de m'enseigner le maniement. Je ne prétends pas devenir une bretteuse de génie, et je ne le souhaite pas, mais j'aurais au moins pu vendre de manière plus convaincante mon idée de chasse insensée.

« Par contre… Je… Enfin…. Je sais que vous venez pour ça et je viens de dire que je suis en mesure de vous fournir la pièce que vous demandez mais… Ma tenue ? » Je la regarde un instant avant de détourner le regard, jetant un rapide coup d'oeil sur la tenue déposée sur le comptoir avant de m'attarder sur mon reflet dans la glace. « Je crains ne pas avoir comme vous une tenue adaptée pour la marche en milieu hostile… Je possède quelques tenues complète, avec un pantalon en cuir, une tunique à manche… Mais cela s'arrête la. Rien d'aussi bien travaillé que ce que vous avez j'en ai peur. » Et, bien que je garderais cette remarque pour moi, il n'est pas dans mes préoccupations directe de m'en créer une. Enfaîte, maintenant que j'y pense, je n'ai que des connaissances très vague sur la proie que nous allons chasser. « Vous voulez bien me suivre à l'arrière s'il vous plaît ? Je vais regarder si j'ai quelque chose pouvant convenir pour l'excursion et en parallèle vous pourrez me parler un petit peu de ce que vous… Nous allons chassez. » Sans plus attendre je pousse le rideau pour me diriger vers les vêtements présent à l'arrière. La plupart ne pourrons pas convenir, trop léger, trop fin, ne couvrant pas assez le corps… Tout en parcourant les diverses pièces je reprends la parole

« Vous devez penser que je suis bien insouciante… Inconsciente peut-être même, de vous demandez de m'emmener avec vous ? Preuve en est, en dehors de son lieu de vie je ne connais rien du Priaceto. » Je m'arrête, regardant une tunique hésitant un instant, m'apprêtant à la reposer, la jugeant trop fine avant de finalement la déposer sur l'établie. « C'est peut-être vrai dans un sens. Peut-être… Peut-être ais-je juste envie de voir de nouvelles choses… Je ne sais pas. » Je termine de préparer une tenue tout en lui parlant, l'interrogeant du regard afin de savoir si l'ensemble présent peut convenir. La tenue correspond en tout points à ce que je lui ai énoncé plus tôt, une tunique d'un marron clair en toile à manche longue et un pantalon d'un beige tirant sur le crème en cuir souple. « Concernant votre demande… Je me rends compte un peu tard que je n'y ai pas répondu, j'en suis désolée… Je… Il n'y a aucun problème ne vous inquiétez pas, je vous apprendrez les bases de la couture. Si cela peut vous permettre de garder ma tenue quelques mois, années de plus alors c'est avec joie que je vous enseignerez ce qu'il faut savoir. Et puis… De ce que vous m'avez dit... Vous avez déjà tenu une aiguille et du fil. »


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MessageVen 16 Fév - 5:54

Hétélia énonça son incapacité à se battre avec une arme et la blanche se mit à tapoter sa lèvre supérieure de son index, réfléchissant à une alternative. Elle ne pouvait pas être à la fois concentrée sur ce qui l'entourait, et sur la couturière. Ce genre de choix ne marchait que sur le papier, lorsqu'on avait déjà combattu, on savait que c'était une stratégie impossible à tenir en situation réelle. La rousse lui fit ensuite part de son hésitation sur la tenue qu'elle devait porter, pas sure d'avoir ce qui convenait. Lorsqu'elle évoqua ce qu'elle possédait, Mayu rebondit, tout en la suivant :

- Un pantalon maintenu à la taille, suffisamment souple pour ne pas gêner vos mouvements, et une tunique qui ne bloque pas vos épaules, quelque chose dans ce genre conviendrait, oui. Si vous ne trouvez pas nous pourront toujours aller faire un tour sur le marché, les articles de base ne coûtent pas bien cher. L'élément le plus onéreux est probablement la cape, mais je ne pense pas qu'il vous soit nécessaire d'en obtenir une si vous ne la réutilisez pas ensuite.

Elle ne disait pas cela par méchanceté, ou pour se moquer de la jeune femme, mais simplement, car elle savait que nombre de personne qui expérimentaient ce genre de chasse ne recommencez plus après avoir satisfait leur curiosité. Par peur, ou par désintérêt, il y avait de nombreuses raisons de préférer le confort de la ville. Comme Hétélia lui avait demandé de lui parler des Priaceto, la blanche s'adossa contre le battant de la porte et entreprit de lui transmettre ce qu'elle savait à leur propos :

- Ce sont des créatures carnivores, plutôt calmes tant qu'on les laisse en paix, mais qui deviennent extrêmement agressives dès qu'elles se sentent menacées. Elles ont subi une chasse intensive, à cause de leur fourrure écarlate très rare, on en trouve donc très peu à proximité des villes et villages. Il faut s'éloigner des chemins empruntés régulièrement et s'enfoncer dans la jungle pour espérer en apercevoir un, et encore, ce n'est pas gagné. Comme elles vivent en meute, ce sera compliqué d'en trouver un, seul.

Mayu se tue un instant, mesurant leurs chances avant de continuer, avec plus d'assurance :

- Le mieux serait que l'on trouve un point d'eau et qu'on attende qu'une femelle vienne y chasser d'autres proies que nous n'auront pas à craindre. Il suffira alors de profiter de la panique pour surprendre la Priaceto. Les mâles ne chassent pas, et les femelles sont plus petites et moins puissantes, ce sera donc plus équilibré que d'attaquer directement une tanière. Je pense qu'une seule créature fournira suffisamment de cuir pour les besoins de la tenue.

Elle se tourna vers Hétélia qui analysait un ensemble, la taquinant gentiment :

- Ne vous inquiétez pas, c'est tout naturel de vouloir découvrir de nouvelles choses. Je serais bien mal placée pour vous déconseiller d'élargir vos horizons. Pourriez-vous me montrer les armes que vous possédez, ou si ce n'est le cas, me dire combien vous seriez prête à investir pour une lame simple à manier ? Il faut que vous ayez de quoi assurer votre propre sécurité. Même si sortir avec une arme dans les rues d'Ahriman est interdit, au-dehors, c'est tout à fait différent. Vous aurez l'occasion de constater que les bandits sont légions et les personnes mal intentionnées bien assez malignes pour ne pas avoir à en user.

Mayu approuva le choix de la tenue d'un signe de tête, avant d'écouter la réponse de la rousse à la proposition faite plus tôt. Ravie qu'elle accepte, elle hocha la tête une nouvelle fois, se moquant d'elle-même :

- J'en ai déjà tenu, oui, mais je ne suis même pas sûre que mes bases soient justes. J'apprécie beaucoup que vous compreniez à quel point il est important pour moi de maintenir mes vêtements en bon état. Ces matériaux coûtent cher et demandent souvent beaucoup d'entretien, ce qui n'est pas la première chose à laquelle on pense lorsque l'on voyage, croyez-moi. C'est pourtant un point qu'il vaut mieux ne pas négliger.


Se rendant compte qu'elles avaient visuellement le même âge, et ajoutant le fait qu'elles allaient voyager ensemble, la blanche ajouta, souriant sincèrement :

- Nous pourrions peut-être nous tutoyer ? Tu peux m'appeler par mon prénom, Mayu, cela ne me dérange pas et ce sera bien plus pratique lorsque nous aurons quitté la ville.


Reprenant son tic, comme à chaque fois qu'elle était amenée à réfléchir, la demoiselle fit la liste de ce dont elles avaient besoin, sans vraiment s'adresser à la rousse :

- Pour les vivres, il y a assez de points d'eaux pour remplir des gourdes de moyennes contenances, nous pourront pêcher ou chasser, même ramasser des baies et des champignons si nous ne parvenons pas à prendre de petites proies. Il n'a pas plu ces derniers jours, nous devrions donc trouver assez de bois sec pour faire un feu, il vaudrait mieux que nous ne partions pas trop tard si nous souhaitons avancer à bon rythme avant la nuit.



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MessageJeu 22 Fév - 19:13


Je l'écoute parler des Priaceto avec attention. Je me retiens de lui poser la question cependant il me brûle les lèvres de savoir si elle en a déjà rencontré un auparavant. De ce qu'elle me dit ces créatures ont jadis été chassée pour les fourrures, exactement ce que nous nous apprêtons à faire soit dit au passage, ainsi… Le point principal ressortant de son explication est que ce sont des créatures rares, évitant ville et villages. En rencontrer une par hasard semble ainsi impossible et je l'imagine mal partir à la chasse d'une de ces créatures uniquement dans le but de revendre sa peau. Je ne peux m'empêcher de ressentir de l’appréhension néanmoins plus elle parle plus je sens l'excitation poindre le bout de son nez. Nous allons finalement toute deux passer de la théorie à la pratique. Pour le meilleur et ,surtout, pour le pire. « Si vous pensez que cette manière de faire est la meilleur alors j'ai entièrement confiance en votre jugement. Vous êtes bien plus qualifiée que moi pour juger de la manière d'aborder cette situation. Pour ma part je ferais de mon mieux pour limiter les chutes afin d'être sûre qu'une seule Priaceto soit suffisante pour la confection de votre tenue. J'ai demandé à vous accompagner afin de réaliser une tenue qui vous sera parfaitement adaptée, sur tous les aspects et je m'engage à réaliser ce que vous ne soyez pas déçu de mon travail » Je m'incline légèrement devant elle à la suite de cette phrase rajoutant, à voix basse « Je n'aurais pas la prétention de prétendre être capable de réaliser une tenue parfaite cependant je ferais ce qu'il faut pour qu'elle s'en approche le plus possible. »

Sans plus de cérémonie je me redresse, me détournant d'elle, les joues empourprées de rouge. Retournant dans la salle principale je me dirige vers les marches menant à mes appartement afin de chercher la lame. À mi-chemin je lui désigne le bout du comptoir « Attendez un instant s'il vous plaît je reviens… Je… vais chercher l'épée. En attendant regardez dessous il doit… Y avoir du matériel du couture qui traîne c'est… Ici que je range… Tout ce qui est fils et aiguilles. Si vous trouvez une pochette gardez la il y a… Tout ce dont vous aurez besoin dedans. » Continuant mon ascension je rajoute avant d'entrer dans la chambre « Ne vous inquiétez pas, tout cela ne me sert plus, mon matériel est rangé ailleurs c'était... Tout ça me sert uniquement à m'entraîner. » Il risque de lui manquer certaines pièces, notamment des aiguilles assez épaisses pour passer à travers le cuir cependant, nous verrons tout ça une fois de retour de notre excursion, pour l'instant elle ma demandé de lui apprendre les bases. Je lui apprendrais à prendre soin de sa tenue quand je serais en train de la réaliser. En attendant je ne suis pas montée uniquement pour le plaisir, il est temps de sortir et de donner une utilité, bien que j'aimerais que cela n'arrive pas, à cette lame qu'on ma donné jadis. L'arme est simple, une épée courte comme on peut en trouver fabriquée en masse par tous la majorité des forgerons. Une lame droite d'une quarantaine de centimètre, la poignée est en cuir à peine plus grande que la largeur de ma main. Pas de fioriture dessus au niveau de la garde ou du pommeau, par ailleurs quasiment inexistant. La garde se compose simplement d'une épaisse barre de fer horizontale. Je regarde un bref instant l'arme avant de soupirer. Je ne tiens vraiment pas à m'en servir pourtant je sais, je sens, que je ne pourrais faire autrement. Espérons simplement que tout cela ne se reproduira pas trop souvent.

« Voilà c'est… Une arme basique... J'espère résistante, mais c'est tout ce que j'ai. Au moins… Cela m'évite d'avoir à en acheter une… » Je dépose l'épée sur le comptoir, la regardant gênée de présenter un objet à la qualité si médiocre et savoir que je ne suis pas responsable de tout cela ne m'aide en rien. Toute mon attention est concentrée sur l'épée si bien que quand elle me propose de la tutoyer et l'appeler par son prénom je sursaute légèrement, bégayant « Votre… Vous… Tutoyer… Je… Pardon mais je crains que… Je » Inconsciemment j'ai toujours mis une distance entre les gens et moi. Quand quelqu'un vient me voir pour une demande cela n'est pas un soucis, il est normal qu'un artisan vouvoie son client et réciproquement. Et… Il ne peut en être autrement… Qu'elle me demande de passer outre cette règle… « Je… Ne peux rien te… Vous… Je vais essayer M… Mayu. » Elle ne semble déjà plus faire attention à moi, perdue dans ses pensées elle énumère ce qu'il nous faudra pour que notre excursion se passe sans encombre. « Je vous laisse l'aspect logistique… Une fois que nous serons sorties de ma boutique et de la ville vos connaissances seront majoritairement supérieure aux miennes. » Je regarde rapidement autour de moi, réfléchissant à ce qu'il pourrait me rester à faire avant de l'accompagner sur les routes. « Je vais aller me changer rapidement, une fois que tout cela sera fait je serais prête à vous accompagner. S'il reste d'autres choses que nous devons prévoir avant de sortir de la ville vo… Tu… Pourras m'en parler sur le chemin et nous pourrons faire un détour par le marché pour les chercher. »


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