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 Le temps du partage [& Hétélia]

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Tueuse de siless
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MessageJeu 1 Mar - 3:15

Hétélia approuva ses choix, déclarant qu'elle n'avait pas les connaissances nécessaires pour les réfuter. Elle lui affirma qu'elle ferait en sorte de n'user que d'une peau pour la tenue, probablement pour éviter de nuire d'avantage à son extinction, ce qui fit sourire la blanche. Comme la rousse semblait inquiète vis-à-vis de cette commande, Mayu lui lança, confiante :

- Fais de ton mieux, je suis certaine que tu y arriveras.

La jeune femme s'en alla ensuite dans ses appartements chercher l'arme qu'elle avait en sa possession. Dans le même temps, elle lui demanda de regarder sous le bureau, où il devait apparemment se trouver du matériel de couture qu'elle n'utilisait pas ou plus. Hésitant car elle n'aimait pas fouiller dans les affaires des autres, Mayu finit tout de même par se rendre derrière le meuble et à s'agenouiller pour fouiller dans les trousses, boules de mousses, aiguilles et dés en tout genre. Elle trouva une petite pochette, comme l'avait suggéré Hétélia, qui contenait du matériel de débutant, et, contente de sa trouvaille se redressa juste à temps pour voir apparaître la rousse avec un objet entouré de tissu.

La couturière posa la lame devant elle et la blanche l'observa avec attention. Elle la saisit, l'amenant à hauteur de son visage pour en apprécier la qualité, puis effectua quelques mouvements, fendants l'air gracieusement. Ce n'était pas la pire arme qu'elle ai vu, pas la meilleure non plus néanmoins. L'épée courte serait toutefois parfaite pour une débutante. Elle était facilement maniable par sa légèreté, et sa taille permettait de ne pas alourdir le chargement d'un voyageur et de la dissimuler dans des vêtements amples. Offrant un nouveau sourire rassurant à la rousse, Mayu lui lança :

- Ce n'est pas si mal, tu sais ? Je crois qu'elle est parfaite pour toi !

Hétélia avait l'air mal à l'aise à l'idée de la tutoyer, ce que la jeune femme pouvait comprendre. Elle avait, elle aussi, autrefois, eu du mal à se rapprocher des gens, à créer un lien de confiance avec eux, ou du moins, à réduire la distance qui pouvait se dresser entre deux personnes. Ce n'était jamais évident dans un monde aussi vaste et empli d'autant de crapule que d'êtres de paroles. Elle déclara toutefois qu'elle essayerait et cela étira d'avantage le sourire de la blanche qui lui tendit la lame en hochant la tête :

- Pas de souci, tant que tu suis mes consignes cela devrait bien se passer.

Il fallait avouer qu'elle n'était pas coutumière de ce genre de projet. Accompagner une novice en plein territoire sauvage était risqué, elle devrait se concentrer pour deux, prendre en compte le manque d'aptitude physique et d'endurance. Il suffirait d'être prudentes après tout, de progresser plus lentement et de respecter les risques naturels lié au temps ou à l'obscurité. La rousse alla se changer et lorsqu'elle revint, Mayu lui demanda :

- Tu as une gourde ? La mienne ne nous suffira pas à nous deux. Après, nous pouvons faire des arrêts pour trouver de quoi nous désaltérer, mais une gourde nous ferait économiser du temps. Nous allons acheter quelques vivres sur le marché, à ma charge, bien sûr, puis nous prendront un char à voile pour atteindre le gouffre d'ici trois jours. Là-bas, il y a un camp, nous y passerons la nuit avant de prendre la température auprès des voyageurs qui croiseront notre route. Ils ont parfois de bons conseils ou notent des informations intéressantes.

Elle se tue, consciente du flot d'informations, et s'excusa en pouffant :

- Pardon, je parle trop, nous verrons cela en temps venu, allons faire des emplettes !



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MessageDim 15 Avr - 16:50

Dans un sens tout cela est drôle. Nous allons travailler ensemble, chacune va montrer à l'autre son univers, l'initier, tenter de lui apprendre les bases et surtout tenter de faire en sorte que l'autre l'apprécie. Dans le fond ce que nous voulons toute deux est identique pourtant, nous sommes aux antipodes l'une de l'autre. Alors qu'elle est la cliente, celle venue dans ma boutique pour une demande c'est moi qui me retrouve à bégayer, à hésiter, à douter. Et c'est elle qui me rassure, m'indique la marche à suivre pour que les risques soient limités. Enfaîte… Nous ne sommes peut-être pas si différente dans le fond. Ais-je le même regard quand je juge un tissu, une robe ou n'importe quoi qu'on pourrait m'amener qu'elle quand elle a regardé ma lame, jugé ma tenue d'aventure la plus crédible ? Probablement. À la réflexion c'est même certain. Je hoche la tête face à sa demande. Suivre ses consignes me semble en effet un choix raisonnable et je n'avais de toute manière pas prévu de prendre d'initiatives. Il est vrai que nous apprenons de nos erreurs toutefois, je préférerais au maximum les limiter lors de notre excursion.

Conformément à mes paroles je la laisse un instant, remontant dans mes appartements, afin de me vêtir de la tenues trouvée plus tôt. Le naturel revient rapidement et alors que je suis en train de me changer je me surprends à noter distraitement tous les points à modifier sur les vêtements pour les améliorer et corriger les quelques erreurs que j'ai fait lors de la création. Je m'arrête après quelques secondes, regardant le papier comme si je découvrais sa présence. Secouant la tête je lâche un petit rire avant de le replier. J'hésite un instant à le laisser là avant de le prendre avec moi, faisant tomber dans mon sac en jute une partie de mon matériel de dessin. Je compte lui fournir une tenue unique cependant, cela ne veut pas dire que je ne dois pas profiter de cette excursion pour apprendre. Au moins cela me permettra de ne pas avoir à demander la même chose à la prochaine personne ayant une demande similaire.

Je redescends les marches, mon sac serré contre moi. Réfléchissant distraitement à ces paysages que je vais découvrir je sursaute quand elle me parle, faisant un premier résumé de notre voyage. En l'entendant parler tout cela semble couler de source, chaque action est parfaitement logique, comme s'il ne pouvait en être autrement et je suis persuadée que c'est exactement ce qu'il se passe dans son esprit. Elle a dressé un plan mental de notre voyage, avec les arrêts pour la nuit, les personnes à rencontrer, les points de pauses pour les repas et laisser passer la fatigue et elle utilise tout ça pour en déduire ce qu'il va nous falloir pour être parée au mieux à chacune des situations. « Je dois avoir une gourde quelque part mais… Il serait mieux que j'en achète une nouvelle au marché. Elle a déjà quelques années, ça ne sera pas du luxe d'en changer puis… Je reconnais ne pas avoir la moindre idée de l'endroit ou je l'ai rangé et… Ne pas avoir la patience de la chercher » Je désigne distraitement le dessous du comptoir ou elle a trouvé le matériel de couture « La boutique à peut-être l'air rangée mais… Vous avez vu l'arrière-boutique, le dessous du comptoir… Je ne vous apprends rien si je vous dis que ce n'est qu'une apparence et qu'en réalité toutes mes affaires sont dans le même état. » J’émets un petit rire gêné face à cette révélation. Ce n'est pas réellement un secret en soit, n'importe qui sachant regarder peut voir les tissus dépasser, les aiguilles traîner par terre, la plupart étant tombées entre les planches de bois, ou encore les chutes cachée à la va vite en sous les présentoirs. « Pour les vivres si… Enfin je ne sais pas… Mais si vous voulez que je participe cela ne me dérange pas. Nous allons faire ce voyage à deux il est normal que nous l'organisions ensemble… En tout cas » Je relève péniblement les yeux « Ne vous… Ne t'inquiète pas, tu ne parles pas trop… C'est moi qui ne parle pas assez au contraire. Sinon… Si tout est prêt » Rapide coup d'oeil autour de moi, je vérifie ne pas avoir oublié quelque chose que je pourrais regretter dans mon matériel, hésitant un instant face à mes ciseaux avant de changer d'avis « Nous pouvons y aller. Je te laisse sortir, je ferme et te rejoins tout de suite. »

Quelques minutes plus tard nous marchons vers tranquillement vers notre objectif. « J'ai… Nous en parlerons plus tard, quand nous serons sur le char à voile certainement, nous aurons le temps mais… Je suis curieuse de ce que nous allons voir. Je suis déjà sortie de la ville cependant, je suis rarement allée au-delà du désert. » Alors que je finis ma phrase les premiers bruits témoignant de la présence du marché se font entendre et quand nous tournons au coin de la rue les étals se dévoilent à nous. « C'est maintenant que… Que tu prends la tête de l'opération… Je te suis. »


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MessageJeu 19 Avr - 8:58

Hétélia lui apprit qu'elle achèterait une gourde sur le marché, lui faisant part de certains traits de sa personnalité. La blanche sourit en retour, chacun avait ses défauts après tout, et aucun d'entre eux n'était insurmontable. Lorsque la couturière proposa de participer au paiement de leurs futurs achats, Mayu secoua la tête négativement, en insistant :

- Laisse-moi les prendre en charge, ça ne représente qu'une modique somme et la trancher en deux serait d'avantage une perte de temps pour les marchands qu'un bénéfice pour nous.

Se rendant compte qu'il s'agissait peut-être d'une manifestation de la fierté de la jeune femme, elle ajouta prestement :

- Si tu tiens vraiment à payer ta part, il sera toujours temps de la déduire sur le prix final de l'ouvrage que je suis venue te commander.

Comme elles étaient toute deux prêtes, les deux femmes sortirent de la boutique, et une fois qu'Hétélia fut certaine qu'elle avait tout et que sa boutique était bien fermée, elles prirent la direction du marché. Les rues étaient animées, et les vendeurs n'hésitaient pas à donner de la voix pour attirer les clients. La rousse lui fit part de sa curiosité pour la jungle et Mayu lui raconta, rêveuse, en les dirigeant d'étal en étal :

- Imagines des milliers de fleurs et de plantes en tout genre recouvrant des arbres toujours plus grands. Les cris des animaux qu'on aperçoit que par intermittence au milieu du feuillage dense, et parfois, une envolée d'oiseaux au plumage coloré... C'est un endroit aussi beau que dangereux...

Elle s'interrompit pour désigner un marchand de viande séché, et fila prendre commande :

- Je vais vous prendre cinq kilos de celle-ci, et deux de celle-là.

Elle remercia l'homme, plaça quelques pièces dans sa paume tendue et rangea les sachets dans sa besace en expliquant à Hétélia :

- Nous départagerons les ressources sur le char, autant ne pas perdre de temps ici, nous risquerions d'être bousculées et de faire tomber ces précieux aliments.

Elle emmena la couturière sur trois autres étals, l'un de fruits, l'autre de produits boulangers, et le troisième d'objets en cuir travaillé. Là, Mayu montra des gourdes en attirant le regard de la jeune femme sur l'une d'entre elle :

- Tu vois l'attache sur le côté ? Elle permet de la porter en bandoulière autour du cou, ou à la ceinture, plutôt qu'avoir à s'arrêter pour fouiller son sac à chaque fois que l'on souhaite se désaltérer. C'est plutôt pratique.

Elle sorti la sienne de sa besace pour montrer l'anneau de fer rattaché au cuir. Le modèle n'était pas le même, mais la finalité était la même. Rangeant l'objet, elle vérifia ses achats et lâcha :

- Plus que quelques mètres de cordes pour parer aux éventualités, un bec de récolte, le mien à cassé récemment. Tu savais que la sève de certains arbres pouvait pallier au manque de sucre des rations de voyage ? Cela évite de transporter des denrées inutilement, et ainsi d'alourdir les sacs de choses que l'on peut trouver dans la nature. Dans la même optique, je n'ai acheté de la viande que pour compléter l'éventuelle absence de prises dans les pièges que je placerais, et des fruits, uniquement si nous manquons de temps pour en récolter. Les deux pains serviront d'accompagnement, pour caler l'estomac.

Mayu refit la liste dans sa tête après avoir trouvé les deux objets énoncés plus tôt, puis elle se tourna vers Hétélia et déclara en souriant :

- Je crois que nous avons tout, si tu n'as pas d'obligation en ville, nous pouvons partir dès à présent, trouver un char vers le gouffre ne devrait pas être compliqué à cette heure.  



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