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 [Événement de Saint Valentins] Racontez-nous... Une histoire d'amour.

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MessageJeu 8 Fév - 11:59

Ah... Rien que d'y penser j'ai le cœur qui palpite, les joues qui s'empourprent et des papillons dans l'estomac. Sans parler de ce sourire niais... Non ?! Vous aussi ça vous est déjà arrivé ?! Racontez-nous !!!

Pour cette Saint Valentin, nous vous proposons un petit évenement hors rp, en solo, autour du thème d'une rencontre romantique de votre personnage et d'un autre... et plus, si affinité ~

La partie amusante concerne les protagonistes. Vous êtes libre de choisir n'importe quel personnage joué du forum en guise de partenaire puisque cet écrit n'aura pas d'impact sur son avancée.

Il vous faudra donc raconter comment ce merveilleux moment s'est déroulé, et ce en 500 mots minimum, pas de maximum, à la suite de ce post.

En plus des 10pts d'expérience offert pour votre participation, vous pourrez ensuite tirer un dé [IN LOVE] dans la partie dédiée aux lancés de dés afin de recevoir votre gain spécial !

Vous avez jusqu'au 28 février pour participer. A vos claviers !



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MessageMer 14 Fév - 2:05

J'inspire profondément, levant la main devant sa porte, hésitant un instant, la baissant avant de finalement me décider. Trois coups secs. J'attends qu'elle me réponde, avant de pousser le battant de bois. La surprendre dans son intimité est la chose que je souhaite le moins au monde, le simple fait que nous soyons aussi proche et amenée à vivre plusieurs jours sous le même toit me dérange déjà énormément. « Ailyn je… Je sais que tu va dire que tu agis ainsi parce qu'il est normal d'aider ses amis mais… J'aimerais quand même te remercier. » Pourquoi suis-je aussi mal à l'aise en sa présence ? Ce n'est pas uniquement son côté extravagant, il y a… Autre chose que je ne comprends pas. Et cela vient de moi. « Comme tu m'offre un endroit ou dormir, je voudrais t'inviter à dîner. Je ne connais pas la ville, libre à toi donc de choisir le restaurant que tu désire. Je vais aller me préparer, tu me guideras une fois dehors d'accord ? » Sans attendre sa réponse je me détourne d'elle, retournant dans ma chambre. Une seule question traverse mon esprit durant les quelques secondes que cela me prends d'aller d'une pièce à l'autre, une question qui ne me lâche pas. Pourquoi ? Avoir osé lui demander, même si, en réalité, on pourrait dire que je lui ai imposé et se serait justifié, de m'accompagner me fait réellement plaisir et savoir que je vais passer une soirée seule avec elle, en tête à tête m'emplit d'une joie sans nom. Mais pourquoi ? Dans un mouvement de déni je laisse cette question de côté. Nous allons passons la soirée ensemble, j'aurais tout le temps voulu pour y réfléchir.

Quelques heures plus tard nous sommes assise face-à-face, uniquement dérangée par le passage du serveur et le bruit de l'eau dont le lac à notre droite est à l'origine. Unique clientes, nous parlons de toute et de rien, rigolons sur des banalités, apprenons à découvrir l'autre. Bien que je ne parvienne pas à la regarder dans les yeux, je ne parviens cependant pas à la quitter du regard. Je suis attirée par elle comme un insecte par une lumière et à ce moment précis c'est exactement ce que j'ai l'impression d'elle. Sans que je ne m'en rende compte elle est devenue mon monde, je me retrouve à espérer que cette soirée ne finisse pas, que les quelques jours que je vais passer en sa compagnie durent en réalité plusieurs années. Je ne lui dit rien de tout cela, me contente de lui sourire, de répondre à ses questions en lui en posant en retour.
Progressivement, alors que le repas avance, le vin commence à faire son effet. La tête me tourne légèrement et le rouge lui monte aux joues alors qu'elle rigole plus facilement, parfois pour des détails. Entre deux plats j'ose poser la main sur la sienne, avant de me reprendre, la retirant rapidement, avançant une excuse avant de détourner la conversation. Elle se contente de me dire que ce n'est rien avant de relancer la discussion sur un autre sujet que je m'empresse de suivre. C'est ainsi que nous terminons le repas avant de rentrer chez elle, et c'est une fois arrivées que mes barrières cèdent.

L'alcool, l'ivresse du corps et du moment nous submerge. Me submerge. Alors que nous sommes face à face, chacune s’apprêtant à retourner dans sa chambre je me laisse emporter. Quand elle se penche pour me faire la bise, je tourne la tête, me rapproche d'elle et ce sont ses lèvres que j'embrasse. Je me rends compte trop tard de mon geste, faisant un pas en arrière je sens mes joues s'empourprer, devenir écarlate alors que je baisse les yeux. Du coin de l'oeil je peux voir un sourire remplacer la surprise sur son visage, sa main monte jusqu'à mon menton, me forcer à relever la tête. Cette fois-ci c'est elle qui m'embrasse. Un baiser doux au goût fruité. Je ne fais rien pour y résister. C'est ainsi après tout, au fond de moi je le sais, je n'ai jamais pu lui résister. Et je ne pourrais certainement jamais le faire. Après quelques secondes elle me relâche, mes yeux sont captif des siens, quand elle me prends par la main et m'emmener vers sa chambre je me laisse faire. Quelques heures auparavant j'avais peur de la déranger, de la surprendre dans son intimité, dans une situation dérangeante. La situation n'a pas changée. Elle semble le sentir et bien que nous nous couchons ensemble, collée l'une à l'autre, ma tête dans le creux de son cou alors qu'elle me serre dans ses bras elle ne fait rien. Nous restons simplement ainsi ensemble, nous regardant dans les yeux, de temps à autre dérobant un baiser à l'autre. Le temps passe, une éternité se déroule, une éternité que je ne voudrais pour rien au monde voir se terminer. Pourtant je sens mes paupières s’alourdir, sa prise se faire plus légère. Alors, dans un dernier effort avant de sombrer dans les limbes du sommeil je lui vole un dernier baiser, me rapproche de son oreille ou je glisse un je t'aime puis, me collant de nouveau, reprenant ma position, cherchant à ne rien perdre de sa chaleur, à ne rien perdre d'elle, je me laisse emporter voyageant dans le monde des songes.


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MessageSam 17 Fév - 19:16

Aujourd'hui était une de ces journées chargées, vous savez, celles où vous prévoyez je ne sais combien de rendez-vous et tout cela pour finir avec une surprise pour une personne qui vous est chère.

Je m'étais levé tôt pour aller chercher ma commande, une somptueuse robe rouge à la taille marquée qui, sens nul doute, plairait à ma Valentine de ce soir. Sans attendre je me préparais, enfilant mes vêtements du quotidien pour une journée chargée en émotion.

Mangeant à la vitesse d'un lance pierre je me rendis ensuite à la boutique d'Hétélia, cette couturière hors paire que j'avais eu la chance de croiser un peu par hasard lors d'une mésaventure que je tairais sous peur que la honte ne me reprenne. Non, n'insistez pas, je préfère oublier ce passage de ma vie. Heureusement la jeune femme avait été là pour me sauver la mise grâce à ses doigts de fée.

Arrivé avant l'ouverture de la boutique je trépignais d'impatience de récupérer mon présent. La jeune femme à la chevelure de jet ne tarda pas à m'ouvrir, me voyant faire les cent pas devant la porte d'entrée.
- Vous êtes bien matinal William, s'enquit-elle avec un sourire charmeur.
- Impatient surtout, répondis-je excité.
- Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps alors.
Elle partie dans l'arrière-boutique et en revint avec un cintre habillé d'une robe rouge sombre.
- Splendide ! ne pus-je retenir de dire.

Elle me proposa alors un thé tandis que je réglais le prix de cette création, je déclinais poliment expliquant mon refus :
- C'est un peu la course ce matin, je vais à une réunion contre la maltraitance animalière et la mise en place d'un dispositif pour lutter contre ça.

Nous discutions encore quelques minutes avant que je ne file au regroupement matinal. J'y rencontrais un certain Kaïros, fervent protecteur animalier. Nous prîmes tout deux longuement la parole jusqu'à ce qu'un élément perturbateur nous mimes en rogne. Un homme à l'allure carnassière mêla les Animatronus à la discussion, sous entendant leur place de bête dans la société. Le débat prit alors une autre tournure, fort heureusement Kaïros et moi étions sur la même longueur d'onde et nous finîmes par mettre dehors le malotru répondant au nom de Twiss.

Un petit en-cas nous fûmes offert par l'association de protection animal une fois que nous eûmes mis en place une milice de lutte contre la maltraitance animal où le duo que je formais avec le gringalet brin c'était porté volontaire pour en être.
Je pris le temps de parler de choses et d'autres avec l'homme qui avait une culture et une aisance de langage très intéressante, je buvais ses paroles et lorsqu'il sen aperçut il me taquina sur la tête que je faisais. Nous en rigolâmes et il me proposa alors de déjeuner ensemble. Je refusais cette invitation avec presque regret, je devais rejoindre une charmante jeune femme pour le repas de midi, et m'apercevant de l'heure qui avait bien filé je fonçais à mon rendez-vous.

Je courais dans la rue pour rattraper mon retard, bousculant une femme que je fis tomber. M'excusant de ma maladresse je l'aider à se relever, sa capuche tomba et je fus surpris du visage qui me faisait face. Des tatouages aux couleurs chatoyantes maquillaient un visage aux doux contours, des yeux flamboyant me fixèrent avant de s'abaisser.
- Je suis désolé, m'excusais encore une fois, vous êtes sûr que tout va bien ?
La femme acquiesça avant de détournais le regard. Je sentais un mélange de honte et de peur lorsqu'elle remit sa capuche en place et ne pus m'empêcher de lui adresser un compliment :
- Vous ne devriez pas cacher un si beau visage, ceux qui détourne le regard ne savent pas reconnapitre la vrai beauté.
Elle me regarda interloquée, je filais à nouveau.

Enfin j'atteins le restaurant où je pénétrais, essoufflé, à la recherche de mon rendez-vous. Je n'eus pas de mal à retrouver la chevelure flamboyante qui patientait dans un coin de la salle.
- Je suis là ! m'exclamais-je en guise de bonjour. Je suis vraiment désolé pour le retard. Tu vas bien ? Ça fait longtemps que tu patientes ?
- Assez pour avoir fini mon verre, m''entendis-je répondre.
- Ça c'est parce que tu es alcoolique ma pauvre Lisa.
Elle me donna un coup de pied sous la table avant d'éclater de rire. J'adorais son rire communicatif, pas facile à entendre surtout lorsqu'il y avait du monde autour. Je me joignis à la bonne humeur.

Nous commandâmes nos plats et Lisa, Elizabeth de son véritable prénom, me questionna :
- Alors tu as récupéré la robe ?
- Oui regarde ! Elle devrait lui plaire non ?

Je défis méticuleusement le paquet cadeau pour montrer le vêtement à la belle rousse qui ne cacha pas sa surprise.
- A qui cette robe ne plairait pas !
Ravi de son approbation je lui expliquais alors le déroulement de la soirée que j'avais prévu pour ma Valentine. Lisa me charria sur ma romance, et nous discutions des dernières nouvelles dessinaient nos vies.

Après le café je quittais cette amie pour retrouver une autre boutique. Evénement qui me stoppa, un homme maltraité son animal de compagnie. Je ne pu m'empêcher d'agir, évidemment. Rentrant directement en conflit avec l'homme je n'étais pas le seul à réagir face à la situation. Je croisais à nouveau Kaïros qui, plus habile, rentra dans le lard du baraqué. Nous réussîmes à deux à maîtriser l'homme qui se fit arrêter par la garde locale, Kaïros récupéra l'animal, et m'invita à nouveau à partagé la soirée avec lui.
- Désolé l'ami, ma soirée est déjà prise, mais merci pour ton aide.
Il fit une moue et d'un regard pétillant conclus :
- Avec plaisir, si jamais ta soirée tombe à l'eau sache que je serais au Locadillos ce soir. Un clin d'oeil à mon attention qui me fit sourire et je repartais.

Je ris avant de retrouver la deuxième boutique de la journée. Mais un son me subjugua alors, un chant pour être plus précis. Je me dirigeais alors vers la voix me fit oublier ce pour quoi je marchais, et je finis par trouver la provenance de cette douce mélodie. Une jeune femme élancée et blonde chantait de sa voix cristalline, hypnotisant tout être doué d'écoute à des mètres à la ronde. Je restais devant, écoutant avec délice cette voix parfaite avant de reconnaître à quelques pas de moi Hétélia, tout aussi subjuguée par la chanteuse.

Je l'apostrophais, elle ne m'entendis pas, insistant elle finit par me regarder presque courroucé d'être dérangée avant de me reconnaître.
- William ?
- Je marchais dans l'avenue plus loin lorsque j'ai entendu cette magnifique voix.
Hétélia sourit timidement, ses joues rosirent légèrement avant de dire :
- Elle s'appelle Ailyn ... De nouveau perdu dans le chant je la laissais à son écoute.

Me forçant à repartir je retrouvais enfin la fleuriste qui me prépara une composition des plus splendide. Elle m'indiqua comment prendre soin des fleurs :
- Changez l'eau et couper le bout de la tige tous les deux jours. Tenez, mélangez ceci à l'eau, ce sont des billes nutritive, votre bouquet tiendra plus longtemps ainsi.

Je la remerciais chaleureusement. J'allais enfin pouvoir retrouver ma Valentine, le soleil commençait sa course vers la terre, m'indiquant le début de soirée qui se profilait.

Je me dépêchais de retrouver mon ultime rendez-vous. A la fontaine de la place des Etoiles, je reconnu le dos cambré de ma Valentine. Son corps svelte me donna le sourire, je m'approchais dans son dos pour lui souffler quelques mots doux à l'oreille. Quelle idée ... Je savait pourtant que Mayu avait d'excellents réflexes. Je lui avais fait peur et je venais de me prendre un coup bien mal placé... La douleur me tordit en deux, me reconnaissant elle s'excusa en me prenant le visage de ses mains délicates.
- Comment un corps si frêle peut être aussi rapide et faireaussi mal ? Demandais-je en serrant les dents.
- Tu m'as fait peur aussi ! me disputa-t-elle.

Je souris alors, reprenant contenance au fur et à mesure que la douleur s'évanouissait.
- Oui je sais ma Belle
Je l'embrassais tendrement avant de lui tendre le bouquet. Elle le huma et me remercia d'un nouveau baiser plus tendre encore.
- Tiens, pour la soirée de ce soir je t'ai pris ceci.

Je lui tendis alors le paquet cadeau froissait de la vie qu'il venait de traverser le emps d'une journée. Nous nous installâmes sur un banc et Mayu l'ouvrit. Ses yeux pétillèrent de ravissement lorsqu'elle découvrit la robe, elle se jeta sur moi dans une étreinte que je n'avais pas envie d'arrêter.
- Allons nous changer pour le restaurant, finis-je par dire avant de déposer une léger baiser sur ses douces lèvres.

Arrivés dans la chambre nous nous changeâmes, je fus époustouflé en voyant ma belle Valentine et ne pus m'empêcher de la prendre dans mes bras. Je la fis danser avant de la couvrir de baiser qu'elle me rendit passionnément. Nous finîmes par tomber sur le lit où notre étreinte perdura.
- Nous allons être en retard pour le dîner, finis-je par lui susurrer à contre coeur. J'avais réservé une table dans un restaurant gastronomique pour l'occasion, mais je devais bien avouer ne pas avoir envie de stopper notre étreinte.

Visiblement ma belle Mayu non plus :
- Je n'ai pas très faim, conclut-elle avant de goûter encore à mes lèvres.
Ses mains se firent caresses, les miennes plus encore. Nous ne saurons jamais ce qu'il nous aurait été servi à ce si réputé restaurant ...


Ecriture William : color=#cc3300
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Etendue sur son lit, Ailyn réfléchissait. Les journées s’enchaînaient sans véritablement lui laisser le temps de respirer, de trouver quelques minutes afin d’apaiser ses tourments. Ses idées s’emmêlaient, s’entrechoquaient parfois avec une violence rare, et elle profitait du silence qui berçait Mystarcia dans les alentours d’une heure du matin. Ses volets encore ouverts, la pâle lumière de la lune se posait sur sa hanche découverte, qu’elle caressa comme pour calmer ses douleurs. Souvent, elle oubliait que son corps ne pourrait soutenir éternellement ses escapades et lui ferait défaut si elle continuait à l’user. Se redressant avec une lenteur prononcée, la jeune femme prit entre ses mains le parchemin qu’elle avait arraché sur le chemin du retour. Elle qui se retrouvait à chasser des meurtriers, à slalomer entre sa vie d’artiste et les imprévus, ne rêvait à présent que de douceur et de tendresse.

Elle relut les phrases parsemées de tâches d’encre plusieurs fois, comme pour se convaincre qu’il s’agissait d’une évidence, que la question ne se posait pas. « Grand bal annuel de Mystarcia, tenue de soirée obligatoire, sur invitations uniquement. Venir accompagné. ». Clair, concis, et malgré tout si compliqué. Des invitations, l’Ael pouvait aisément s’en procurer : elle avait tant rendu de services à Gaïa que la danseuse lui devait bien cela. Et la personne invitée ne faisait aucun doute dans son esprit, ce qui la chagrinait un peu plus encore. Comment persuader la belle à la chevelure de flammes de l’accompagner ? Ce bijou, cet écrin de timidité étincelant dans les ténèbres, persuadé de n’être qu’une tare alors qu’elle l’éblouissait bien plus que n’importe quel astre flottant dans les cieux. Ailyn aurait pu choisir la solution de facilité : l’inviter en prétextant qu’elle n’avait personne d’autre pour l’y accompagner. Mais cette unique pensée la fit grimacer.

Hétélia n’était pas un bouche-trou. C’était une entité merveilleuse, un être au cœur fragile et aux doigts de fées, qui ne devait en aucun cas être brisé. Et l’idée même de lui mentir la faisait souffrir, encore plus à cause des limites stupides que la blanche s’imposait. Qui décidait de la véracité, de l’authenticité des sentiments ? La jeune femme ignorait tout de l’amour, ne connaissait que les romans où le prince venait récupérer une ingénue sur son cheval blanc. Pourtant, elle comprit avec facilité que cette dévotion pouvait prendre une pléthore de formes différentes, et c’est ce qui la rendait si gracieuse, si unique, si… magique. Posant ses doigts sur ses lèvres, mordillant un bout de peau qui dépassait, signe de sa nervosité flagrante, elle se décida enfin à allumer une bougie et à saisir sa plume pour la plonger dans le pot d’encre sur sa droite.

Sa main trembla pendant quelques secondes, et elle secoua la tête, envoyant valser sa chevelure immaculée en arrière. Elle ne reculerait plus. Qu’avait-elle à perdre, après tout ? Si elle venait à essuyer un refus… Ailyn se contenta d’avaler sa salive et de prendre son courage à deux mains.

Mademoiselle

Hétélia Weiss

Ailyn Dunwen

Invitation au Bal de Mystarcia



J’espère avant toute chose que tu te portes bien. Je n’émets aucun doute sur le fait que ta boutique se remplisse de jours en jours en prenant en compte toute l’étendue de tes talents. Pour ma part, je ne trouve que peu de temps pour me reposer, ce qui n’est pas pour me déplaire. Beaucoup de spectacles se préparent et je ne m’ennuie point, si ce n’est de ta présence à la capitale.

Je viens cependant vers toi pour une requête toute autre. Je joins à ce courrier une invitation au grand bal de Mystarcia, auquel je désirerais t’avoir comme partenaire. Je compte sur toi pour revêtir une de tes créations, je serais fort déçue dans le cas contraire. La joie de te revoir pourrait cependant combler cette contrariété, aussi, le choix t’appartient entièrement, bien que je ne puisse nier mon souhait. Je t’attendrais en début de soirée, aux portes de la ville.

Avec mes affections les plus sincères,

Ailyn.
©️linus pour Epicode
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L'Ael se relut plusieurs fois, son cœur fracassant les parois de sa cage thoracique. Tout semblait si maladroit, si enfantin, dans cette missive pourtant si courte. Elle respirait la candeur et l’embarras, tout en essayant de paraître autoritaire. Un sourire naquit sur les lèvres de la jeune femme. Si elle ne poussait pas Hétélia à venir vers elle, elle aurait aisément pu refuser son invitation, tout simplement par crainte de devoir danser devant tout le monde. Mais en la mettant en face de son désir de la retrouver, elle lui forçait quelque peu la main. Délaissant son bureau, elle plongea dans ses draps et s’enfouit dans les bras de Morphée. Le lendemain, elle aurait récupéré les invitations, et le courrier de son cœur s’en irait pour Ahriman.

Le jour J arriva bien plus vite qu’elle l’avait prévu, et c’est avec un cœur serré et une certaine appréhension qu’elle se rendit au point de rendez-vous. Vêtue d’une robe verte pâle moulante sur le haut du corps puis échancrée le long de ses jambes, elle se tenait sur de hauts talons blancs, claquant sur les pavés à chacun de ses pas. Sa chevelure était, pour une fois, ordonnée et tenue en un chignon travaillé, ou trônait comme un trophée, un ruban irisé. De temps à autre, Ailyn venait le replacer, comme pour vérifier qu’il n’avait pas disparu. Elle tenait à marquer le coup, et perdre un présent ne faisait pas parti de son programme. Proche des écuries, elle prit le temps de caresser l’échine de Pleya, comme pour distraire son propre esprit de ce qui l’attendait. Elle avait provoqué cette situation, et elle l’attendait avec impatience, tout en la redoutant paradoxalement. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres. Tout était si compliqué.

Musique !:
 

Quand elle reconnut la silhouette de la couturière, au loin, elle ne put s’empêcher d’afficher un sourire niais. Sa cavalière ne lui avait pas fait faux bond. Son cœur s’emballa, elle tritura ses mains, leva les yeux au ciel, tourna sur elle-même comme une enfant trépignant d’impatience face à un grand cadeau surprise. Elle souffla un grand coup. Sa peur ne devait pas se voir, autrement, elle en deviendrait contagieuse. S’approchant avec grâce de la belle rousse, elle la prit dans ses bras. « Je suis si heureuse que tu aies réussi à te libérer. J’imagine que ça n’a pas dû être facile. ». Gérer un commerce sans l’aide de qui que ce soit relevait de l’exploit, surtout pour quelqu’un d’aussi jeune. Ailyn décida de remplacer son angoisse par l’expression de sa reconnaissance et, prenant la jeune femme par le bras, elle l’entraîna vers l’immense salle de bal qui accueillerait les prestataires ainsi que les invités.

Apercevant Gaïa dans la foule, elle lui adressa un sourire courtois. Après tout, sans elle, rien de tout ça n’aurait pu se produire. Elle lui devait une fière chandelle. Se tournant à nouveau vers Hétélia, elle ne put s’empêcher de la taquiner. « J’espère que tu sais danser. Je n’ai pas daigné te poser la question avant, je trouvais ça plus amusant de te prendre au dépourvu. Ne m’en veux pas trop. ». Elle tapota son dos, un sourire espiègle sur le visage, et ce contact l’électrisa instantanément. Elle était splendide, dans une robe volatile dont la couleur écarlate sublimait encore plus ses cheveux. Une lumière évanescente, resplendissant dans le noir, une véritable étoile qui éclairait son chemin. Elle ne voyait qu’elle dans la foule, comme une évidence. Son sourire s’étendit, alors que la musique commençait. Elle avait bien fait de l’inviter. Personne d’autre n’aurait convenu.

La prenant par la taille, elle entama une valse, guidant Hétélia dans ses pas de danse peu aguerris, transportée par les voix, les instruments, mais surtout par celle qui se tenait dans ses bras. Elle sentait sa peau, son parfum doux et fleuri, parfois sentait une mèche de ses cheveux lui caresser le visage, savourait le rouge qui s’emparait de ses joues. Ailyn la dévorait des yeux. Elle se sentait complète. Elle voulut que la musique ne s’arrête jamais, que leur danse continue pour l’éternité. Approchant son visage du sien, hésitante, elle plongea son regard dans le sien. La couturière craignait le jugement, le regard des autres. Ce n’était un secret pour personne, sûrement pas pour l’Ael.

Tout en poursuivant la danse, elle l’entraîna discrètement en dehors de la salle, et s’arrêta dans un couloir éclairé par l’unique lumière de la lune, posant tendrement ses lèvres sur les siennes. Elle ne pouvait revenir en arrière à présent. Elle l’aimait, envers et contre tout, face au monde qui les dévisageait, aux Chimères qui viendraient les détruire. A ses côtés elle déplacerait des montagnes, accomplirait des miracles. Et cette seule idée lui donnait des ailes, lui insufflait un petit goût de paradis, qu’elle retrouvait chaque fois qu’elle croisait le regard de sa bien-aimée. « Reste auprès de moi... ». Comme un murmure, un supplice, Ailyn la serra contre elle une dernière fois, une larme entre le bonheur et la peur glissant sur sa joue.






Des fois je suis une enfant gâtée..:
 
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