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 Il faut sauver le soldat Sheperd [Quête Mayu & Will]

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MessageMar 3 Avr - 16:10

A peine eus-je remis les pieds à la Caserne que la gravité de mon statut transforma mon visage en un masque de glace. Je déposais Shadow dans mes quartiers pour pouvoir circuler plus librement dans l'enceinte militaire.

Arrivé devant le bureau du Lieutenant Sheperd une porte fermée à clé m'accueillit.
- Elle est partie en mission il y quelques temps maintenant. m'informa un Major passant par là.
Lorsque je l'interrogeais il ne su me révéler la nature de cette mission, seulement que le Capitaine Morton en était le responsable.
*Allons trouver le Capitaine alors* songeais-je déterminé.

Je retournais dans l'aile des Hauts gradés avant de rejoindre le bureau du fameux Capitaine. Nous n'étions pas inconnus l'un à l'autre, c'est lui-même qui m'avait contraint à une permission prolongée dans l'espoir de revoir son bon petit tortionnaire prêt à reprendre ses séances de tortures.

Je toquais, mon képi sous le bras. Une voix grave m'ordonna de rentrer. Lorsque je passais la porte le visage du Capitaine se renfrogna.
- Galier ... N'étiez-vous pas censé revenir la semaine prochaine ? Êtes-vous prêt à reprendre du service ? Ou voulez-vous me faire part d'autre chose ?

Sa dernière question me parut étrange et une boule au ventre accueillit cette remarque.
- Je souhaiterais seulement parler au Lieutenant Sheperd. L'on me dit qu'elle est en mission, savez-vous quand elle reviendra ?
J'observais bien mon Capitaine, et ses mâchoires se crispèrent. Son regard vacilla quelques secondes avant de se fixer agacé sur le mien.
- Pourquoi Galier ? Qu'avez-vous à lui dire ? Est-ce en rapport à votre dernière mission ?
Le bougre ne voulait pas me répondre. Deux conclusions : un, il se passait quelque chose avec le Lieutenant Sheperd. Et de deux, le Capitaine craignait visiblement que j'en sache plus sur ma dernière mission à Hundra.

Je préférais alors jouer les innocents et insistais pour savoir où était le Lieutenant :
- La dernière mission ? Qu'aurais-je à dire nous en sommes sortis victorieux. Antimagia a eu tort de nous affronter, est-ce en rapport à cette organisation que le Lieutenant Sheperd est partie en mission ?
- Vous ne lâchez rien Galier ! râla le Capitaine. Vous allez finir par prendre un avertissement, vous verrez Sheperd lorsqu'elle reviendra un point c'est tout !

Il m'invita d'un mouvement à quitter son bureau, chose que je fis sans attendre. Son emportement me prouvait bien qu'il se tramait quelque chose. Je décidais alors de fureter dans les quartiers à la recherche d'informations. J'interrogeais avec plus ou moins de tact bon nombres de gradés, mais aucun ne m'apporta ne serait-ce qu'une once de réponse.

Jusqu'à ce que je tombe sur un subordonné :
- Lieutenant Galier ? Ca fait plaisir de vous revoir !
- Bonjour Sergent Picmal. Comment allez-vous ?
- Ça va ça va et vous ? J'ai cru entendre que vous cherchiez le Lieutenant Sheperd ? Je l'ai vu il y a trois jours à la Corne d'or. Elle semblait fatiguée et ne m'a même pas reconnu lorsque nos regard ce sont croisés. Il semblait songeur avant de reprendre sur son ton enjoué. Je pensais pas croiser le Lieutenant dans ce genre de lieu ! Ils y font un excellent hydromel ! Vous devriez y goûter ! A moins que ...
Toujours aussi bavard ce Picmal, mais il venait de me donner la plus belle des informations. Je le coupé dans son élan :
- J'y boirais un verre à votre santé Sergent. Je suis désolé de couper court mais je dois partir.
Il me salua avec son large sourire, je n'avais plus qu'à trouver cette auberge.

Récupérant Shadow je décidais de faire un aller-retour chez mes parents pour me changer et y déposer la charrette. Je leur fis mes aux revoirs avant de retourner sur Cirdania à dos de cheval allègrement emprunté à la Caserne.

Lorsque je trouvais enfin la Corne d'or, la soirée était bien entamée. Du monde y était déjà installé, buvant, mangeant, dans un petit vacarme ambiant. La chaleur du lieu m'empourpra les joues d'un rose cerise. L'odeur de nourriture réveilla mon estomac qui se crispa de faim. Je n'avais pas mangé depuis le matin, trop occupé par la disparition du Lieutenant. Je balayais la salle des yeux espérant en vain y croiser cette dernière, mais un autre visage connu me rassura. Je traversais la pièce passant entre les tables des convives pour m'installer à côté d'une jeune femme à la peau diaphane.

- Je ne pensais pas te revoir si vite, lui dis-je en glissant mon bras dans son dos.


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MessageMar 3 Avr - 18:43

Mayu pesta une nouvelle fois en tirant sur le jupon qu'elle trouvait bien trop court à son goût. Pourquoi avait-elle accepté déjà ? Pour rendre service à Emelyne, évidemment ! L'endroit était plein et sa serveuse l'avait laissé tomber, en proie à un mauvais rhume. Le tablier jurait avec sa peau, bien qu'il se démarque de ses joues rougies par les allées et venues entre les tables de l'auberge bondée, et elle avait arrangé le haut pour ne pas avoir à rembourrer le décolleté. Déposant deux bières amères sur une table, elle sourit aux clients et fut interpellée par un autre groupe. Quand son amie lui avait demandé de la dépanner, la demoiselle n'avait pas hésité un seul instant. Bien que le métier de serveuse lui soit étranger, ça n'avait rien de bien compliqué, et tant que les clients obtenaient leurs commandes, ils se montraient plutôt courtois.

Oh, elle avait foudroyé du regard un malappris lui ayant mit la main aux fesses, mais dans l'ensemble, il s'agissait du seul incident à déplorer, et le pourboire obtenu en valait la peine, même si elle comptait le laisser à la propriétaire. Après avoir servi la table entrée en dernier, Mayu s'octroya une pose, se servant un grand verre d'eau et s'asseyant à l'écart, sur une table isolée, dos à l'entrée. Le plus gros des clients était passé, il ne resterait bientôt que les habitués, ceux qui squattaient là jusque tard dans la nuit. Parfois même jusqu'à ce qu'Emelyne ferme et les mette à la porte bon gré mal gré. La caresse le long de son dos la fit frissonner tandis qu'elle reconnaissait la voix. Trop préoccupée par ses pensées, la jeune femme ne l'avait pas senti approcher. Elle se retourna, levant les yeux jusqu'à croiser son regard chaleureux, laissant échapper à mi-voix, entre surprise et incrédulité :

- William... ?

Lorsqu'ils s'étaient quittés, la veille, la demoiselle ne s’était pas attendue à le revoir avant de longs mois. Non pas qu'elle souhaitait l'éviter, mais il était rare pour l'âme de rester au même endroit très longtemps, et tout deux avaient des activités chronophages. Comme munie d'un détecteur, Emelyne se jeta presque sur lui, le saluant d'une tape amicale en s'exclamant d'un ton convivial :

- Ça alors, un nouveau client ! Et qui connaît la petite Mayu, en plus ! Pour être inhabituel, je crois même que c'est une première !

À cet instant, on pouvait apercevoir dans le regard océanique de la demoiselle autant de honte que d'agacement vis-à-vis de l'attitude de la propriétaire des lieux. Non seulement, elle mettait en avant le fait que la blanche possédait peu d'amis, ou même de connaissances, avec lesquelles partager son temps libre, mais en plus, son regard amusé laissait clairement entendre qu'elle n'en avait pas fini.

- Et donc, vous vous connaissez d'où ?

Mayu répondit, fuyante :

- J'ai été surprise par la tempête et la famille de William m'a recueillie chez elle pour la nuit.

La blanche savait que la jeune femme n'aurait aucun mal à comprendre à ses joues rougies que ce n'était pas tout, mais elle eut le tact de ne pas poser d'avantage de questions. Se penchant au-dessus du bar, elle attrapa une bouteille d'Hydromel et un verre qu'elle posa devant le brun en lui faisant un clin d'œil :

- C'est ma tournée !

Lorsqu'Emelyne se détourna, hélée par un client, Mayu reporta son attention sur William, et, se souvenant de leur discussion, lui demanda presque timidement en profitant que son amie s'éclipsait :

- Tu as réussi à obtenir les réponses à tes questions ?



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MessageDim 8 Avr - 22:57

Je n'eus le temps de réagir que la tenante des lieux m'apostropha en me posant ce qu'il me sembla être une myriade de questions. Ce qui me fit sourire, surtout devant la mine défaite de Mayu.

- Une tournée d'hydromel ! Si j'avais su je serais venu plus tôt ! dis-je avec un clin d'oeil à la tenancière avant qu'elle ne s'éclipse s'occuper d'un autre client.

Je regardais la jeune femme lorsqu'elle me demanda si j'avais obtenu ce que je voulais à la Caserne.
- En partie, répondis-je.

Je goûtais la liqueur qui vint réchauffer mon gosier avant de regarder Mayu de haut en bas.
- Cette tenue te va plutôt bien, complimentai-je avec un sourire grivois.

Avant que la Belle ne réplique je repris la parole :
- Je suis vraiment heureux de te revoir, mais pour te dire la vérité j'ai passé le pas de cette porte à la recherche de réponse. Une gorgée d'hydromel. Encore une fois.

Je m'écartais un peu de Mayu m'installant en face d'elle.
- Penses-tu que ton amie pourrait m'aider ? Il me faut savoir si elle se souvient du passage d'une femme ici il y a de cela quelques jours.

Je ne pus entendre la réponse de la douce qu'un client visiblement un peu trop touché l'interpella d'un ton déplaisant :
- Hé toi la serveuse, qu'est-ce tu fiches ? Ca fait une heure que mon verre est vide, t'attends quoi ?

Je me levais aussitôt, les conversations se turent lorsque le type continua ricanant :
- Ce gringalet n'a rien dans son froc, crois-moi je vais te faire grimper au ciel ma Belle !
Cette fois je ne restais pas sur place, le misérable s'esclaffait de son rire gras et tonitruant, levant les poings devant dans une moue désobligeante de boxe.

Je fus retenue par une main tandis que la femme qui m'avait accueillit quelques instants plus tôt s'interposa. Le visage contrit elle attrapa le col du malotru avant d'époumoner dans ses oreilles des jurons que je ne connaissais même pas. Je n'aurais pas aimé être à sa place !

Le pauvre type disparu la queue entre les jambes, ce n'est pas ce soir qu'il conclurait à une quelconque affaire.
Emelyne invita les clients à reprendre leurs conversations de son plus beau sourire, quant à moi elle me jeta le plus noir des regards en exigeant que je me rassoie d'un signe de main.

Ces manières me déplurent mais je comprenais qu'elle ait besoin de garder le calme dans son établissement, j'obéis donc tranquillement.

Me raclant la gorge je cherchais Mayu du regard ...


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MessageLun 9 Avr - 19:02

William était entré dans le jeu de la détentrice des lieux avec une simplicité déconcertante. Put être avait il l'habitude d'être chambré ? Elle repensa brièvement à Maëlle et un sourire passa sur son visage, juste avant que le brun lui apprenne qu'il n'avait pas obtenus l'intégralité de ce qu'il espérait. La jeune femme l'observa prendre une première gorgée de l'alcool fort et rougit à sa remarque quand il la scruta de la tête aux pieds, prête à répliquer elle ne savait quoi pour rediriger son attention. Comme il ne lui en laissa pas l'occasion, elle se contenta de tirer sur l'ourlet de la jupe en l'écoutant, boudeuse. Seule sa quête de vérité l'avait amenée ici. Il ne s'attendait pas à la voir, et ne comptait pas délaisser son but, au moins, la situation était claire, et bien que cela ressemble à une douche froide, la blanche ne pipa mot à ce sujet.

L'homme changea de place, s'asseyant à son opposé. Comme s'il imposait clairement une limite entre eux, Mayu demeura immobile, incertaine de l'attitude à adopter. Elle ne comprenait pas toutes les subtilités du comportement de William, mais elle pouvait au moins essayer de lui apporter son aide, une façon de lui prouver qu'elle pouvait être utile à sa façon. Hochant la tête, la demoiselle confirma :

- Oui, il est probable qu'Emelyne puisse la reconnaître avec une description claire, elle possède une excellente mémoire...

Elle avait à peine ouvert la bouche qu'un client mécontent et visiblement déjà saoul s'imposa, la tançant sans ménagement. Mayu allait se lever quand le brun fit barrage entre elle et l'éméché. Un silence tendu s'abattit sur la salle, en attente d'une bagarre qu'ils pourraient huer ou applaudir. La demoiselle savait à quel point son amie détestait qu'on sème la zizanie dans sa taverne. Elle voulut attraper le bras de William, le conjurer de se rasseoir et d'ignorer ce malotru. Mais ce dernier était encore plus stupide qu'imbibé d'alcool, et ses paroles ne firent qu'énerver d'avantage William.

Emelyne fut plus rapide qu'elle, n'hésitant pas à repousser fermement le jeune homme avant de remonter les bretelles de l'habitué et de le jeter dehors après moult mots qui auraient mérité une censure. Le brun eu l'air aussi étonné que Mayu amusée. Ha, ça, oui, la femme qui tenait la corne d'or avait une force de caractère et un courage qui ne laissait pas indifférent, et elle avait en horreur ce genre de comportement désobligent qui risquaient de mettre à mal la réputation de son établissement.

Le malaise se dissipa rapidement et la blanche s'empressa de ramener vers elle la main qu'elle avait tendue vers William, avant que celui-ci ne l'aperçoit. Emelyne eu un regard peu amen envers le brun, lui indiquant sa chaise d'un index tendu qui ne tolérait aucun refus et la demoiselle se sentit gênée pour lui. Pourtant, l'attitude chevaleresque qu'il avait eue en s'interposant lui avait fait plaisir, elle ne pouvait le nier. C'était Mayu, qui, d'habitude, prenait le parti de protéger ceux qui l'entourait, et jamais quelqu'un ne l'avait fait pour elle. Ses yeux brillaient d'un éclat différent, une pointe d'admiration s'y reflétant. Puis, se souvenant de sa précédente demande, elle en profita pour attraper la propriétaire par la main quand celle-ci passa :

- Tu aurais un instant ?

Son amie fronça les sourcils puis se détendit en soupirant :

- Tant que le monsieur reste assis calmement, je devrais pouvoir souffler quelques secondes. Ha, si tu savais comme ils me fatiguent des fois ! Maudits hommes et leur ego surdimensionné !

Mayu pouffa et attendit qu'Emelyne s'assoie pour reprendre :

- William avait une question à te poser...

La demande d'un client la coupa et elle se leva en forçant, d'une pression sur les épaules, la maîtresse des lieux à rester à sa place.

- Je m'en occupe !

C'était aussi sa façon de montrer à William qu'elle avait bien comprit que sa mission passait avant tout, et qu'elle ne s'interposerait d'aucune façon. Quand elle passa à côté de lui, sa main frôla son bras tandis ce qu'elle murmurait, à peine assez distinctement pour être entendue, avant de disparaître au milieu des tables :

- Merci.


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MessageMar 10 Avr - 17:44

Alors que j'allais bougonner sur le comportement outrageux du malotru, Mayu interpella la tavernière pour la prier de se joindre à nous. Elle ne semblait pas affecter par les paroles de l'homme, peut-être avait-elle l'habitude de ce genre de comportement ? Ou que cela lui passait au dessus ... Si c'était le cas elle avait bien raison, et je devais en faire de même. Je n'appréciais pas ce genre d'état primitif qui faisait passer le genre masculin pour des bêtes ne pensant qu'à se soulager ...

Je me détendis histoire de faire meilleure impression à la tavernière avant de lui répondre :
- Monsieur compte bien rester assit tranquillement tant qu'on n'insulte pas ... Mes mots se perdirent ... Mon amie ? Mon amante ? Mayu.

Cette dernière se leva pour s'occuper d'un client, sa main frôla mon bras avec un murmure de remerciement, un frisson de plaisir me parcouru l'échine. Je voulais prendre sa main mais déjà la Belle s'éloignait. Mon regard resta fixer sur elle un instant, observant sa démarche et ses courbes. Mon cœur s'emballa quelques secondes avant que le raclement de gorge de la tenancière ne me ramène à ma mission.

Un sourire en coin elle attendit que je prenne parole, chose que je fis sans plus tarder :
- Reprenons sur un meilleur pied, je me nomme William Galier, et vous ?
- Emelyne jeune homme.
- Très bien Emelyne, tout d'abord, désolé pour l'incident, je ne suis pas partisan du remue ménage mais parfois ... Mes réactions sont plus rapides que ma raison. Bref ... *Abrège coco tu n'es pas venu pour justifier ton comportement*

La femme me regarda amusée, je repris plus grave :
- Mayu me dit que vous avez bonne mémoire. J'aimerais savoir si vous auriez vu une femme seule ou non il y a quatre ou cinq jour. Le Premier Lieutenant Sheperd, ma supérieure.
Le regard d'Emelyne changea, était-ce le nom qui lui parlait ou la simple évocation de l'ordre des Chevaliers ?
- Je veux bien t'aider mais il va falloir que tu sois plus précis mon grand, des femmes, il en passe dans cette taverne. Que crois-tu, que l'hydromel est réservé à la gente masculine ?

J'expirais plus bruyamment que je ne l'aurais voulu ...
- Je me doute bien ... Je sortis un papier froissé de ma poche avant de lui montrer le visage de la femme. J'avais arraché la photo du trombinoscope des Officiers de la Chevalerie, je n'imaginais même pas la tête du gradé qui s'apercevrait de cet affront, mais aux grands maux les grands moyens.

Et celui-ci sembla plutôt efficace, le visage d'Emelyne s'illumina :
- Oh oui je me souviens de cette femme, autoritaire au regard dur, et pourtant ...
Son regard se perdit dans son souvenir, je restais suspendu à ses lèvres en attendant des mots qui ne vinrent pas :
- Et pourtant ? répétai-je en cachant mon impatience.
- Quand cet homme est arrivé son masque a fondu d'un coup. Elle s'est décomposée avant de s'effondrer se jettant dans ses bras ... Je m'en souviens bien car j'étais en première loge.

Emelyne me fixa à nouveau.
- Et savez-vous à quoi ressemble cet homme ?
Elle me regarda d'un air suspect :
- C'est bien parce que tu es avec Mayu que je vais te répondre, mais avant, pourquoi veux-tu savoir tout ça ?
- Messya a disparu ... Mes supérieurs tentent de le cacher. Je suis borné, j'ai besoin d'elle pour des réponses sur des sujets ... délicats. Il se trame quelque chose et j'ai peur du déroulement de notre futur ... S'il-vous-plaît Emelyne, j'ai besoin de votre aide.
J'avais parlé avec sincérité, cette affaire m'inquiétais, je craignais pour la vie du Lieutenant et même si je ne l'appréciais plus outre mesure, sa disparition m'angoissait.

Après réflexion la femme me répondit :
- Je n'ai pas vu l'homme avec qui elle est partie, il me tournait le dos ...
Je ne pu masquer ma déception, mais l'ascenseur émotionnel remonta lorsque Emelyne continua :
- Par contre je me souviens de son tatouage à l'arrière du coude...

Elle se leva pour récupérer un stylo et une serviette avant de griffonner un symbole dessus.
- Quelque chose comme ça.
J'observais le dessin, un cercle en chaîne dans lequel se croisait deux épées en un X. J'avais déjà pu observer ce tatouage, et une décharge me raidit lorsque je fis le rapprochement.
Le prisonnier du général Leonford qui proclamait la victoire d'Antimagia sur Cirdania ...

Mon visage blême inquiéta la tavernière :
- La femme que tu cherches à fait une tête qui ressemble quasiment à la tienne, en bien pire ... Je vais chercher Mayu hein, tu n'as pas l'air bien.

Je bafouillais une dernière question :
- Vous ne savez pas vers où ils sont partis ?
Elle hocha la tête négativement.

Me prenant la tête entre les mains je tentais de réfléchir à cette révélation. Un partisan d'Antimagia partant avec Sheperd ... Elle devait le connaître pour se jeter dans ses bras, mais je ne pouvais concevoir qu'elle soit en contact avec cette organisation. S'agissait-il d'un espion ? S'était-elle fait manipuler ? Ou était-elle complice ? Tant de questions se bousculaient dans ma tête, et une seule chose de sûre ... Il me fallait découvrir ce qu'il se tramait au plus vite, cette révélation impliquait bien plus que ma personne. Peut-être en allait-il du sort des habitants de cette région.

Lorsque Mayu fit son apparition j'hésitais avant de lui demander un service, ou plutôt une dangereuse besogne :
- Je ne sais pas ce que tu as prévu dans les prochains jours, ou les prochaines semaines ... Mais j'aimerais que tu m'accompagnes dans une mission périlleuse, peut-être mortelle ...
Je me rendis compte de l'absurdité de mes propos ... Comment pouvais-je demander à la jeune femme de venir se suicider dans une affaire de pouvoir ? Et pourtant ...
- Tu es la seule en qui il semblerait que je puisse faire confiance Mayu, je vais tout t'expliquer avant que tu ne te décides ... Était-ce nos ébats de la veille qui trompaient mes sens ? Je ne saurais le dire, mais en cet instant précis la Belle était la seule personne à mes yeux avec qui je pourrais avancer dans cette enquête.

Je lui pris alors la main pour la ramener contre moi. La deuxième chose pour laquelle j'étais sûr : mon attirance pour Mayu.


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MessageMer 11 Avr - 17:23

Pendant qu'elle servait les hommes aux nez rougis et au comportement à la limite du supportable, Mayu ne pus s’empêcher de jeter des coups d’œil réguliers à la table où ses amis discutaient. Le visage d'Emelyne était sérieux, et elle ne pouvait distinguer celui de William de là où elle se trouvait. Discutaient ils d'elle ? Non, le brun s'était montré beaucoup trop intéressé par la femme qu'il cherchait pour dévier si facilement de ce qui l'occupait. Chassant une main baladeuse qui s'attardait sur sa taille, la demoiselle retourna derrière le comptoir ranger l'argent obtenu dans la caisse et laver quelques verres. Lorsque la détentrice de la corne d'or l'aborda en posant son menton sur son épaule, elle sursauta, avant de la gronder :

- Ne me surprends pas comme ça, voyons ! J'aurais pu te briser un verre sur la tête !

La blonde rigola en lui demandant, exagérant à peine :

- Tu crois que ça aurait suffit à me mettre hors-jeu ?

Mayu sourit avant de hausser les épaules, attentive à la salle autant qu'à l'immobilité de William, toujours assit à la table qu'Emelyne avait quitté. Il semblait prostré, et elle demanda à son amie de lui apprendre le sujet de ses interrogations. La propriétaire lui jeta un regard oblique et soupira :

- Je ne sais pas si je devrais t'en parler, mais... te connaissant, tu vas probablement vouloir l'aider, alors autant te mettre au parfum. Il cherche une femme appartenant à l'armée. Et, cette fameuse personne traîne avec d'étranges oiseaux aux tatouages encore plus étranges. Je ne me mêlerais pas de cette histoire à ta place... Sois prudente, d'accord ?

Mayu promis sans vraiment y penser, puis retourna vers la table du coin. À peine s'arrêtait elle à côté de lui que ce qu'elle attendait se produisit. Non pas qu'elle mourrait d'envie de faire la lumière sur cette histoire, mais l'idée de le laisser s’embrigader dans une affaire dangereuse, seul, lui était insupportable. Au moins, de cette façon, elle pourrait le protéger, au péril de sa vie s'il le fallait. Bizarrement, alors qu'aucun lien, sinon la nuit passée à la ferme, ne les enchaînait l'un à l'autre, la demoiselle ressentait ce besoin primaire de ne pas le laisser s'éloigner à nouveau sans savoir s'ils se reverraient. Hochant la tête positivement, la blanche déclara au creux de son oreille :

- Je me fiche des dangers qui pourraient se présenter, tu peux compter sur moi.

L'idée qu'il le sache avant même qu'elle ne le confirme ne lui traversa pas l'esprit. Après tout, ils se connaissaient bien peu. C'était là une occasion comme une autre de passer du temps ensemble, de découvrir ce qui le contrariait ou le faisait rire, l'impressionnait ou le laissait de marbre. Et elle ne demandait que ça. Si danger, il devait y avoir, alors ils pourraient l'affronter ensemble. Après la scène avec l'homme saoul, la jeune femme ne doutait pas du fait que, tout comme elle, William n'hésiterait pas à se placer devant elle si la situation l'exigeait.

Emelyne passa à côté d'eux et désigna le plafond de l'index en levant les yeux au ciel, et, instantanément, Mayu s’empourpra en se détachant un peu brusquement de l'étreinte du brun. Passant la main dans ses cheveux, gênée, elle balbutia :

- J'ai une chambre à l'étage, elle n'est pas bien grande, mais...

Se rendant compte du regard que lui lançait la table d'à côté, composé uniquement d'homme, par ailleurs, elle rattrapa, encore plus rouge que précédemment :

- Il est tard et débuter nos recherches dès à présent ne nous mènerait probablement nul part, autant se reposer et commencer demain, l'esprit clair... Et... Cela t’évitera d'avoir à trouver une chambre à cette heure !

Morte de honte, elle quitta la pièce à grands pas sous le regard amusé d'Emelyne et jaloux des autres clients. Lorsqu'elle fut à l'étage, Mayu s'arrêta, pour vérifier s'il la suivait ou non. Bon sang, il n'y avait bien qu'avec William qu'elle perdait son sang-froid si facilement et sans raisons...



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MessageMer 11 Avr - 22:37

Je n'avais même pas encore expliqué le but de mon enquête que Mayu me confirma son aide. Je ne savais pas si c'était de l'inconscience, se livrer ainsi à un inconnu ... Je préférais taire cette petite voix et fus toucher par son aide.

Mayu s'embrouilla alors avec une histoire de chambre, de repos et de recherche à l'aube ... Je n'eus le temps de réagir que déjà la Belle fuyait la salle, me laissant planter là. Je souris, sa pudeur était adorable et drôle.

Une voix me sortit alors de mon immobilité :
- Qu'attends-tu pour la rejoindre ?

Je me retournais sur Emelyne le sourire aux lèvres. Je ne répondis pas et m'élançais à la suite de la Blanche, ignorant les regards envieux. Mayu ... Une jeune femme ... Une âme éthérée sans nul doute, à la conscience plus sensible que l'humain. Qu'est-ce que l'être humain ? Un homme de pouvoir, de possession, de ... *Will tais toi ... Tu feras ta dissert' une prochaine fois*

Je rejoignis une Mayu figée dans le couloir, je lui enjoignis alors le pas, ma main glissant dans la sienne.
- Allons ... dormir ... je souris de plus belle avant d'entrer dans la chambre.

Je lui caressais la joue avant de redevenir sérieux, grave.
- Je tiens vraiment à ce que tu comprennes les enjeux de ce qui nous attends Mayu ...
Un délicat baiser, me délectant de ses lèvres sucrés comme pour y trouver force et courage avant de lui expliquer. Tout ... absolument tout. Ma mission dans l'armée, mes pouvoirs, les tortures, Hundra, Sheperd, Antimagia ... Et les révélations d'Emelyne.

Je finis par avouer, presque absent :
- On m'a parlé des âmes éthérées, leur confection ... Elles ont un maître à qui elles doivent obéir coûte que coûte ... Je posais un regard emplie de tendresse sur la jeune femme.
- Ne se le cachons pas plus Mayu, tu es différente ... Je ne sais pas mais ... J'approchais mon visage de sa tête, posant mon front contre le sien.

- Avoues, tu as un pouvoir de séduction ... souris-je. Allait-elle piquer un nouveau fard ? J'aimais voir ses joues s'empourprer de gêne à des souvenir peu orthodoxe.

Avant-hier je me demandais encore comment oublier Ema et reconstruire ma vie ... Me plonger corps et âme dans la Chevalerie ne m'avait apporté que doutes et peine. Regardez où j'en suis, sur les traces d'un groupuscule contre la magie sur Ezylone.
Aujourd'hui, je venais de me faire bien plus qu'une alliée de choix ... Une "jeune" femme qui arrivait à me faire oublier le passé et me ramenait au présent et à ses délices. Je n'avis découvert que la douceur et la fragilité de la Belle, je savais pertinemment que j'avais bien plus à apprendre d'elle. Comment faire confiance à une inconnue ? Je ne savais pas, mais c'est pourtant ce que je décidais de faire.

Tout en voulant la connaître davantage, chose que je débutais par un geste, une caresse, un baiser, une étreinte ...


Je me réveillais en sursaut, perdu pendant quelques secondes, oubliant où je me trouvais avant de me rappeler l'auberge, la soirée, le nuit. La sueur perlait sur mon front, comme chaque nuit, les souvenirs remués d'Hundra me hantaient à nouveau.

Je me levais, enfilant mon pantalon avant de me rafraîchir le visage, me posa,t nsuite près de la lucarne pour observer la lune à travers. J'adorais cet astre, ne me demandez pas pourquoi, elle me fascinait.

Fermant les yeux mon cerveau réfléchissait. Sheperd, Antimagia ... Au final je ne savais où chercher. Où était-elle partie ? Avec qui ? Ma seule piste était de retourner vers Hundra. J'en discuterais avec Mayu.

L'aube se leva sur une nuit à la fois douce et tortueuse. Je préparais mes affaires après un brin de toilette lavant les dernières ombres de craintes passées.
- Mayu ? Je déposais un baiser dans son cou. Partons sans tarder, veux-tu petit-déjeuner ? Je vais me prendre une boisson chaude en bas, rejoins moi quand tu es prête.

Je partis aussitôt, l'esprit ailleurs. Dans la salle, le vide. Seule Emelyne vaquait entre les tables.
- Vous arrive-t-il de dormir ? taquinai-je.
La femme sursauta avant de rétorquer, moqueuse :
- Trop de fantômes dans cette auberge pour fermer les yeux.
Je souris jaune avant de m'installer sur la première table, commandant un café au lait.

- Mayu va bien ? demanda la femme blonde, visiblement préoccupée.
- Pourquoi irait-elle mal ?
Ses yeux noirs me transpercèrent.
- Elle va bien ... soufflai-je.
- Il y a intérêt pour toi. riposta-t-elle.
Sa bienveillance me fit sourire, je saluais sa bienveillance.


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La blanche n'eut pas à attendre bien longtemps avant que le jeune homme la rejoigne. Sa main trouva la sienne naturellement, comme par habitude, et il la laissa les guider jusque dans la petite chambre qu'elle occupait. Il y avait à peine assez de place pour le grand lit double et la petite salle d'eau, mais cela suffisait. Elle referma la porte derrière eux, surprise de trouver l'expression si grave de William lorsqu'elle reporta son attention sur son visage, sa main laissant sur sa peau de délicieux frissons. Comprenant que ce n'était pas le moment de détourner l'attention, ou de tenter une blague stupide, elle l'écouta simplement, immobile, fascinée par son regard noisette et les émotions qui y passaient. Il y avait des éléments connu dans ce qu'il énonça, mais c'était désormais plus facile d'imaginer la colère, la lassitude et la tristesse, l'impuissance qu'il laissait parfois transparaître.

Son baiser lui avait abandonné un goût d'inachevé, mais elle n'osa pas l'interrompre avant qu'il n'ait terminé. Ce qu'il dit alors l'électrocuta et elle du faire un effort surhumain pour se contenir. De quoi parlait-il ? Sa confection ? L'idée qu'il se faisait des maîtres n'était pas totalement juste... Ils n'étaient pas tous comme ça, heureusement ! C'était comme déclarer que tous les hommes étaient pervers et les femmes vénales, ce genre de clichés étaient malheureusement très courant et elle se détendit, choisissant de passer outre ce qu'elle ne pouvait lui reprocher, lui qui ne savait pas. Et comment l'aurait il pus ? Les armes les plus connues étaient celles servant les tyrans...

Elle était tellement focalisée sur son cheminement de réflexion, qu'elle mit un instant à réaliser ce qu'il venait de lui souffler. Le rouge lui monta aux joues et réchauffa ses oreilles. La blanche aurait voulu se cacher, au lieu de quoi, elle laissa toute la tension retomber en entourant son cou de ses bras, se hissant sur la pointe des pieds pour venir susurrer à son oreille sur un ton interrogatif :

- Et si c'était le cas ?

La suite des événements relégua le sérieux de la discussion au second plan, comme un mauvais rêve se changeant en songe voluptueux, l’entraînant dans la spirale des plaisirs de la chair. Mayu finit par s'endormir au creux de ses bras, loin des questions que la situation aurait dut lui imposer. Pour une fois, elle s'en fichait, à ses yeux, il n'y avait que lui, le reste pouvait bien attendre. Et tant pis si tout devait s'arrêter...

La voix de William la tira d'un drôle de rêve dont elle oublia tout au moment même où elle ouvrit les yeux. Seul lui resta un pincement au cœur qu'elle ne savait comment expliquer. L'ignorant, elle voulut s'agripper au brun pour le retenir, mais il ne vit même pas sa tentative, sortant de la chambre après lui avoir annoncé qu'il descendait et souhaitait partir tôt. Surprise, peut être un peu déçue, elle mit un instant avant de se redresser. Était-ce la situation qui le stressait autant ? Ou bien avait-elle dit quelque chose dans son sommeil qui le travaillait ? La simple idée qu'elle soit la responsable de cette expression fermée la crispa et elle se hâta de se vêtir, ranger ses quelques possessions dans sa besace et le rejoindre.

Les cheveux encore emmêlés, elle pénétra dans la salle où Emelyn s'activait déjà. Son amie l'arrêta, arrangea ses cheveux en soupirant et lui indiqua la table ou William était assit. Le temps qu'elle s'assoit en face du brun, la détentrice du lieu revint avec du pain grillé, une motte de beurre et du café avant de s'éclipser à ses tâches quotidiennes. Elle aurait beaucoup de travail et la laisser se débrouiller seule chagrinait Mayu... Mais elle ne pouvait résister à l'envi de suivre le jeune homme. Buvant une grande gorgée de café, elle chercha le regard de William, osant timidement :

- Encore les mêmes cauchemars ?

Si elle n'avait pas réagi la nuit même, emportée dans le sommeil à peine retournée, la blanche ne parvenait à oublier le rythme chaotique des battements de son cœur qu'elle avait perçut une fraction de seconde avant qu'il ne quitte la couche. Comme elle voulait éviter de s’appesantir sur un moment désagréable, elle passa au sujet du jour, la recherche de cette femme, Messya Sheperd.

- Tu as une idée d'où chercher ?

Mayu en avait quelques-unes, de son côté, mais elle n'était là que pour accompagner le brun et préférait le laisser gérer la situation et intervenir uniquement s'il le lui demandait ou si la situation le nécessitait. Elle croqua à pleines dents dans le pain croustillant et avala sa tartine en quelques bouchées, se léchant même les doigts, et ce, sans perdre de vue William. Ce simple geste inconscient la ramena un peu plus tôt dans la nuit et ses joues s’empourprèrent tandis qu'elle redirigeait son regard vers sa tasse. Pourquoi fallait il qu'avec lui son cœur soit comme un marshmallow soumis au braises rougeoyantes, sur le point de brûler ou de fondre à tout moment ?



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MessageMar 17 Avr - 11:33

J’acquiesçais sans mot lorsque Mayu me demanda furtivement pour mes cauchemars, avant d'enchaîner sur nos lieux de recherche.

Je n'eus le temps de répondre que je vis la demoiselle gober sa tartine avant de se pourlécher l'extrémité de chaque doigt en me fixant. Puis elle rougit et fixa sa tasse. Je ris de bon cœur :
- Si tu continues à faire ça nous ne risquons pas de décoller d'ici, je sens qu'on va élire domicile dans la petite chambre. Un sourire coquin vint s'afficher sur mon visage avant que je ne prenne la main de la Belle pour lui en caresser le dos.

- A vrai dire je ne sais pas du tout où aller. Le seul indice que j'ai est le lien entre Sheperd et Antimagia. Et la dernière trace d'Antimagia est à Hundra. Alors pourquoi ne pas retourner là bas ?

Je rajoutais du lait dans mon café avant d'en siroter lentement le mélange. Je me préparer une tartine avec du beurre, me forçant à manger. Mon estomac formait un nœud dont je n'arrivais pas à me défaire.

- Connais-tu ce groupuscule ? Demandai-je alors à Mayu sans crier gare. Elle avait passé la veille à m'écouter, mais peut-être l'âme aux mille vies en savaient bien davantage sur les trames de notre monde.

- Si tu as des suggestions je suis tout ouïe, je suis un peu perdu dans toute cette histoire, et ce n'est pas ma hiérarchie qui va m'aider dans cette mission, au contraire. Je repensais à Morton qui semblait vouloir étouffer l'affaire.

*Si Sheperd ne revient pas, il leur faudra bien se justifier ... Que vont-ils inventer ?*

J'écoutais alors la jeune femme de toute mon attention. Le Belle serait bien plus qu'une allié dans cette affaire, peut-être découvrirais-je en elle un guide au delà de l'amante. Je ne doutais pas que sa fragilité n'était qu'une façade qui laisserait place un jour où l'autre à une force inattendue. Du moins, c'est ce que je pensais, peut-être à tort, de son état d'âme éthérée.

Mes doigts s’entrelacèrent aux siens :
- Avant de partir il nous faudra passer par la Caserne, j'y ai laissé Shadow, et je compte bien faire le voyage avec lui. Tu n'y vois pas d'inconvénient ?

J'avais décidé de sauvé ce jeune Pan d'un destin plus sombre, je me devais d'en assumer la responsabilité. Et je devais bien avouer que l'animal m'apaisait de par sa présence, son pelage doux et ses ronronnements.

Après avoir mis en place un plan d'action, nous nous dirigions vers la Caserne :
- Il est encore tôt nous ne devrions pas croiser grand monde. Auquel cas si on te demande quoi que ce soit dis juste que tu m'accompagnes. *Et ne t'attardes surtout pas sur les regards que l'on pourrait te lancer* gardai-je pour moi-même.

Les longs couloirs de la Caserne était froid et silencieux, seul résonnaient les pas des relèves qui rentraient dormir ou commençaient leur journée.

Très vite nous arrivions dans l'aile des dortoirs où j'ouvris ma petite chambre personnelle pour récupérer Shadow. Des plumes éparpillées partout nous accueillirent, l'oreiller avait était éventré. La couette roulée en boule dans un coin où l'animal s'était blotti. Un oeil s'ouvrit, me reconnaissant il se jeta alors sur mes jambes.
- Mais que ... Je restais abasourdi devant le carnage, ma chambre était sens dessus dessous.

Je regardais Mayu, m'excusant presque du désordre :
- Je peux t'assurer qu'avant le passage de ce petit monstre la pièce était impeccable !
Je récupérer le dit "petit" monstre qui commençait bien à peser son poids. Je laissais une pancarte sur la poignée indiquant que la chambre pouvait être nettoyée. L'avantage de louer un lit sur place, la Caserne disposait de femme de ménage et autres civils travaillant pour l'entretien des lieux.

- Partons sans tarder, annonçais-je.

Je pris une dernière fois Mayu dans les bras, l'obligeant à me regarder :
- Es-tu sûre de partir avec moi ?

Un baiser et nous prîmes la route du chamboulement de destin ...


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MessageJeu 19 Avr - 10:14

William ne s'étendit pas sur les images qui avaient animé sa nuit, il ne répondit que par un vague mouvement de tête. Cependant, il surprit son geste et son moment de gêne et en profita pour plaisanter, ce qui détendit enfin la blanche. La main du jeune homme vint caresser la sienne. Décidément, elle ne comprenait pas. Quelque part dans l'esprit du soldat semblaient combattre devoir et envie, et les deux ne paraissaient pas pouvoir cohabiter dans le même espace. Du moins, c'est ainsi qu'elle le percevait. Après avoir évoqué la dernière opération à laquelle il avait participé, le brun proposa de commencer à chercher par là-bas, juste avant de lui demander si elle connaissait Antimagia.

Presque aussitôt, la blanche se raidit. Oh, ça, oui, elle en avait entendu parler, elle avait même combattu contre eux. Et puis, il y avait Evangeline... Son regard s'assombrit et son sourire disparut. Si seulement elle avait la force de la sauver, la pauvre enfant... Se rappelant de la présence de William, elle se gifla mentalement et lui expliqua, ne pouvant cacher ses regrets :

- Malheureusement, oui, je ne connais que trop bien ce groupe, son origine, et ceux qui le dirige.

Elle enlaça ses doigts à ceux du brun, comme pour se donner le courage de continuer, et baissa d'un ton pour ne pas attirer l'attention de la propriétaire des lieux. Non pas qu'elle n'aie pas confiance en Emelyne, mais elle préférait éviter de la mettre en danger inutilement.

- J'ai connu l'âme éthéré qu'Alderius a soumise lorsque j'étais encore au service de mon premier maître. Evangeline est plus jeune que moi, et l'homme à qui elle appartenait alors était quelqu'un de bien. C'était un guerrier courageux, un homme bon et respectable qui la considérait comme sa fille. Je l'ai perdu de vue quand les apparitions des chimères se sont raréfiées. Quand j'ai voulu la retrouver, il y a quelques années, j'ai appris l'existence d'Antimagia, de leurs exploits, si l'on peut appeler ça ainsi au vu de leur tendance à semer le chaos et la mort derrière eux. Je pense que commencer par leur dernière scène de carnage serait effectivement une idée. Ils nettoient rarement derrière eux, on devrait pouvoir trouver des traces, ou au moins quelques indices, à moins que l'armée soit repassée depuis...

Elle s'arrêta, la gorge serrée. Lorsqu'on lui avait dit qu'Eve' était responsable de tous ces meurtres, elle avait refusé de le croire. Butée, elle s'était alors mise en tête de la confronter à ses responsabilités. Mais elle n'avait jamais pu l'approcher. D'après certains des hommes d'Antimagia qu'elle avait interrogé, de force, il fallait l'avouer, l'âme était gardée dans un lieu tenu secret, le centre d’opération du groupuscule, une vieille église qui n'apparaissait sur aucune carte.

Le fait que l'armée se refuse à partager ses informations n'était pas étonnant. Comment justifier que le groupe ait librement prit autant d'ampleur ? Si les forces sous la direction de Cirdania avaient été plus prudentes, le groupe n'aurait probablement jamais existé. Alderius mort, la résistance n'aurait pas survécu. Il était le cœur de cette machination, et les nombreux idiots prêts à le suivre n'étaient rien d'autre que des pantins du point de vue de la blanche. Toutefois, avec Evangeline à ses côtés, le dirigeant du groupe était presque intouchable. Aucune autre âme ne serait assez folle pour révéler son existence pour mettre fin à son plan. Sauf elle.

Après tout... William savait, sans qu'elle ai jamais réellement eu besoin de l'affirmer. Il suffisait qu'ils trouvent d'autres alliés pour détruire Antimagia. La demoiselle avait bien quelques idées, mais aucune d'elle n'était réellement rationnelle. Elle s'était reculé, et avait rompu le contact lorsqu'elle s'était perdue dans ses pensées. William le renoua, la remmenant à ses côtés, lui confiant qu'il devait retourner chercher le Panion qu'il ne souhaitait pas laisser seul. Elle hocha la tête, acceptant de le suivre. C'était la première fois qu'elle entrait dans la caserne, et l'endroit lui fit l'effet d'une immense prison sans vie. Un tombeau.

Lorsque William ouvrit la porte de sa chambre, les yeux de la demoiselle s'agrandirent. Quel bazar ! La pièce était dans un état lamentable, tout avait été chamboulé. Les excuses du brun la firent pouffer. Elle ne doutait pas que Shadow fût le responsable, mais voir le jeune homme ainsi gêné était amusant. Quand il eut attrapé le chenapan, ils prirent le chemin du retour. Il l'arrêta alors sans prévenir, la confrontant à son regard noisette tout ou lui demandant à nouveau si elle était sûre de vouloir l'accompagner. Sans ciller, la demoiselle caressa sa joue du bout des doigts avant de se moquer ouvertement, souhaitant alléger l'ambiance :

- Comme si tu pouvais y arriver seul !

Elle rit, répondant à son baiser avant de glisser ses doigts entre les siens. Ils quittèrent la caserne pour se rendre à l'entrée de la ville et Mayu lui demanda, incertaine :

- Devrions-nous louer des chevaux pour couvrir la distance plus rapidement ? Cette femme est peut-être en danger, nous ferions mieux de ne pas perdre de temps.


Sans attendre sa réponse, elle se dirigea vers une écurie et expliqua ses intentions à l'écuyer qui l'accueillit, sortant sa bourse et glissant quelques pièces dans sa main, tout en désignant deux cheveux à l'air robustes et endurant dans l'enclos. Le gamin, qui devait à peine avoir quinze ans, les harnacha et les ramena jusqu'à eux en indiquant :

- Le brun, c'est Farz et la grise Prunelle, attention avec elle, madame à son caractère.


La mise en garde donnée, il s'éclipsa et Mayu lâcha ironiquement en flattant l'encolure de la jument :

- On est deux dans ce cas, on devrait bien s'entendre, non ?

La blanche monta agilement en selle et se tourna vers William, le regard laissant transparaître autant de crainte que d'excitation :

- On y va ?



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Il faut sauver le soldat Sheperd [Quête Mayu & Will]
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