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 Il faut sauver le soldat Sheperd [Quête Mayu & Will]

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MessageJeu 19 Avr - 22:34

Hundra ... La ville de tous les vices. Nous n'étions pas encore arrivés sur les lieux que mes cauchemars reprenaient vie, la ville du génocide, et celle du blasphème.

Je fermais les yeux en souvenir de Frederic, de cette tueuse folle que j'avais immolé, et des cadavres d'enfants dans le puits ... Une larme se forma au coin de mon oeil, je l'écrasais bien avant qu'elle ne coule.

Je voulais parlé à Mayu, lui dire d'être prudente, la prévenir des scènes qu'elle risquait de découvrir mais les mots me manquaient. Je laissais Farz avancer, ralentissant sa cadence jusqu'au pas. Je n'étais pas pressé de redécouvrir la ville des enfers.

Lorsque enfin nous arrivâmes, je mis pied à terre. Mes dents restèrent collées les unes aux autres, incapable de parler j'observais les maisons calcinées qui n'avaient été reconstruites.

Je regardais Mayu, puis le village, avant de l'observais elle à nouveau, point d'encrage qui me ferait rester dans cette réalité. Je me collais prêt d'elle pour ne pas oublier sa présence, avant d'avancer, la guidant à travers les ruelles qui se profilaient devant nous.

Pas un bruit, pas un chat... Tout était vide. J'osais toquer sur une porte, sans réponse. Et lorsque je tournais la poignet d'entrée celle-ci s'ouvrit sur une maison entièrement vide ...
Je fis de même sur la maison voisine ... Puis sur la voisine encore ... Une, deux, trois ... sept ! A la dixième maison j'affrontais la réalité en face ... Le village était mort, vide ! Plus personne n'habitait ici. La vaisselles, la décoration témoignaient de la vie que l'habitat avait vécu. La poussière, de son inoccupation.

Je me mis alors à courir jusqu'au puits avant d'en soulever le couvercle, la sueur perlant sur mon front. Les squelettes des petits corps avait disparu, plus aucune trace des horreurs de la ville.

Je regardais alors Mayu incrédule :
- L'armée a fait le ménage ... soufflais-je au bord de la panique. Je ... Je ne sais plus où chercher ... Messya a besoin de nous, il faut qu'on la retrouve ... Il me faut des réponses.

Je commençais à remettre en doute la véracité des cauchemars de ses dernières semaines ... Et si j'étais en proie à une psychose, que tout ceci n'avait jamais existé. Peut-être était-ce pour cela que l'armée m'avait donné une longue permission ? Non ... Non ! Frédéric était mort sous mes yeux et la folle d'Antimagia avait belle et bien trouvé la mort sous ma lame. Les hautes autorités de Cirdania avaient effacé les preuves de leur perversion. Une armée de mages ... Oui, j'étais sûr de ce que j'avais vu, vécu !

Un bruit étrange me ramena à la réalité, Shadow venait de miauler en se collant à ma jambe. Je remerciais l'animal d'une caresse.

- Il ne sert à rien d'aller plus loin, dis-je à Mayu, nous ne trouverons rien ici ...
Je regardais les alentours déserts, la déception et la crainte transfigurant sur mon visage.
- Il nous faut trouver une autre piste. Telle une sentence, j'avais prononcé ces quelques mots d'une voix grave et sans équivoque. Je n'avais pas de plan de secours, cette mission semblait voué à l'échec, et pourtant je ne m'avouais pas vaincu.


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MessageDim 29 Avr - 0:47

Tandis qu'ils chevauchaient, la blanche observait le visage de William dès qu'elle pensait qu'il ne la voyait pas, ou n'y prêtait pas attention. Ils n’échangèrent pas le moindre mot durant le trajet et la demoiselle n'osa pas rompre le silence, se contentant de le suivre en restant légèrement en retrait. Plus ils approchaient, plus elle le trouvait pâle et torturé. Ce qu'il avait dû vivre à Hundra avait laissé des marques indélébiles. Lorsque les maisons et les fermes apparurent, l'odeur de la cendre vint chatouiller les narines de Mayu désagréablement et, désormais alerte, elle fut surprise de voir le brun se tenir si prêt d'elle. Craignait-il qu'elle ne soit qu'une illusion au milieu d'un de ses cauchemars ?

Pas mécontente pour autant, la jeune femme ne chercha pas à rétablir une quelconque distance, marchant sur ses talons. Elle le suivit, le regarda chercher en vain une trace de présence, faillit le perdre de vue quand il se mit à courir pour s'arrêter devant un vieux puis, vide, sans comprendre ce qu'il y cherchait. Lorsqu'il se tourna vers elle, l'âme lu autant d'incrédulité que de désespoir dans son regard, et les paroles qu'il laissa échapper ne firent que confirmer ce que la blanche craignait. Il ne restait rien à trouver ici, pas le plus infime indice de l'incident ou des pratiques immorales qui y avaient eues lieu.

William déclara qu'il ne servait a rien de rester à Hundra et la demoiselle hocha la tête, muette. Lorsqu'il évoqua la nécessité de trouver une autre piste, de nombreuses idées traversèrent l'esprit de la blanche, mais, à bien y réfléchir, aucune ne semblait correspondre à la situation. Cette femme avait disparu sans laisser le moindre indice apparent, et la milice couvrait ses traces comme si de rien n'était. Soupirant, Mayu s'avança pour passer ses bras autour de sa taille, posant sa tête contre son buste en murmurant d'un ton qu'elle espérait rassurant :

- On va la retrouver.

Elle ferma les yeux un instant, pour faire le vide. Puis une idée lui vint, bien qu'elle ait d'avance conscience du refus de l'armée de dévoiler des informations au sujet de la vie privée de ses membres, elle osa questionner le brun à ce sujet, sans bouger, parce qu'elle n'en avait aucune envie.

- Elle a de la famille, cette Messya ? Il y a bien quelqu'un a qui elle doit se livrer, peut-être... Un mari, ou même... Un gigolo qu'elle fréquenterait régulièrement ? Un médecin de l'armée ?


Plus Mayu y réfléchissait, et plus l'idée lui semblait intéressante, alors elle continua, avec d'avantage d'assurance :

- Personne ne vit si longtemps avec un tel poids sur la conscience sans en parler. Nous devrions retourner en ville.



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MessageLun 30 Avr - 21:08

Mayu se posa contre moi, j'étais désabusé, perdu. Je posais alors ma tête sur le dessus de la sienne, mon cœur battait à tout rompre.

Si Sheperd avait de la famille ? Sûrement, mais je ne savais rien d'elle. Mayu avait raison, mieux valait retourner sur Cirdania se renseigner sur le sujet. Le médecin de l'armée était un bon commencement.

Je déposais un baiser sur le front de la belle avant d'expirer un "Retour à la case départ*

Le chemin du retour fut tout aussi silencieux que l'allée, plus besoin de présenter la Caserne à Mayu lorsque je l'invitais à me suivre. Cette fois il y avait bien plus de monde qui animait les couloirs du bâtiments. Il n'était pas conseillé de faire entrée des civils, mais la jeune femme n'était pas la première ni la dernière à fouler ce lieu. Sa présence pouvait être expliquée par bien des raisons, et je comptais bien n'en donner aucune.

Je me dirigeais rapidement vers l'infirmerie, dans l'aile ouest. Le médecin était déjà occupé avec un patient, je restais dans un coin en attendant qu'il se libère.

Lorsqu'il nous repéra il s'approcha de moi :
- William ! Comment allez-vous ? Votre permission est déjà finie ?
Le Docteur Arris s'était occupé de mon cas lors de lourds moments psychologiques, le dernier en date, Hundra. Il m'invita à prendre place sur l'une des chaises avant de se tourner vers ma compagne :
- Et vous êtes ?

Toujours debout je regardais Mayu avant de répondre pour elle :
- La personne qui m'aide ... Je laissais la phrase en suspens, vérifiant l'absence d'oreille indiscrète. Docteur Arris, vous n'êtes pas sans savoir la disparition du premier Lieutenant Sheperd, je suis chargée de la retrouver, pourriez-vous me dire si elle s'est confié à vous ? A-t-elle de la famille proche habitant dans la région ?

Il m'observa longuement avant de répondre d'un ton neutre :
- Je ne suis pas sans savoir non plus que vous êtes toujours en permission William, et je pense qu'une prolongation serait nécessaire ...
J'expirais, agacé :
- Il y a des choses qui se trament Docteur et je suis certain que vous le savez. Nous ne pouvons laisser Sheperd entre de mauvaises mains. J'ai besoin de son aide aussi, mais pour cela il faut que je la voit. Je vous le demande, savez-vous quoi que ce soit ?

Il remit sa mèche brune machinalement, un réflexe que je connaissais que trop bien pour être présage de mauvaise nouvelle :
- Même si je savais quelque chose, je suis tenu au secret professionnel William vous le savez. Il me prit par l'épaule et m'invita à le suivre. Attendez je vais peut être pouvoir vous aider autrement.

Il fit signe à Mayu d'attendre, je lui lançais un regard en coin avant de suivre le médecin qui m'amena dans une petite salle.
- Attendez moi là je reviens tut de suite. Il passa dans la salle d'à côté, je l'entendis fouiller dans un placard. Me levant du siège je vis qu'il en sortit une seringue et un petit flacon.

*Très bien cette histoire empire !* Je sortis précipitamment prêt à attraper Mayu pour que nous sortions d'ici, mais celle-ci n'était plus dans la salle ...


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MessageJeu 3 Mai - 16:52

Mayu aurait voulu être d'un plus grand réconfort pour le brun, mais elle avait comprit que seule la vérité l'apaiserait. Si elle le pouvait. Plus cette histoire avançait, et plus la demoiselle avait l'impression d'avoir mis les pieds dans une affaire des plus louches et inquiétante. Serrant les dents discrètement pendant que William fixait devant lui, ballotté par le rythme lent des pas des chevaux, la blanche se mit à imaginer les pires situations. Ce n'était pourtant pas son habitude de dramatiser et de se laisser aller à pareilles pratiques. Mais cette fois, tout était différent, car elle n'était pas directement concernée par cette histoire. William, si. Et elle voulait être prête à réagir, peu importe ce qui les attendait au bout de cette pente savonneuse.

L'âme suivit le brun dans la caserne, évitant les regards curieux ou sévères qui ne manquèrent pas d'accompagner leur progression dans les couloirs fréquentés. Elle n'aimait pas être le fruit de la curiosité, mais à tant serrer les dents, sa mâchoire en devenait douloureuse. Elle entreprit de se détendre en prenant une grande inspiration, juste avant qu'ils pénètrent dans une petite pièce raccordée à d'autres dans laquelle un homme d'un âge avancé s'activait sur un blessé léger. Lorsqu'il eu finit, il se tourna vers eux et s'étonna de voir le brun. Celui-ci la présenta d'ailleurs avant qu'elle ait pu dire le moindre mot, et elle referma la bouche, surprise de son attitude, sans toutefois protester.

Le médecin revint sur un sujet irritant son amant avant de lui proposer de retourner à sa permission, sous-entendant qu'il souhaitait se débarrasser de lui dans l'immédiat. Les mains croisées dans le dos, la blanche enfonça ses ongles dans sa peau pour conserver son calme devant le jeu du docteur. Il finit par proposer de les aider d'une autre façon et entraîna son ami dans la pièce suivante, séparée par une porte, avant de revenir pour entrer dans un petit placard entrepôt dans lequel de nombreuses fioles et autres bocaux garnissaient les étagères et attrapa quelque chose qui tinta méchamment à l'oreille de la jeune femme.

Dans le même temps ou William revenait vers elle, Mayu céda à une impulsion. Saisissant un scalpel sale qui traînait dans une cuvette en métal, elle retourna violemment l'infirmier, le plaquant contre l'armoire derrière lui avant de faire pression avec la lame contre sa gorge de sa main droite et d'attraper la seringue de la main gauche. Le regard dur et glacial, elle déclara, fatiguée de ses esquives :

- Et si j'essayais le contenu de cette fiole sur vous, docteur ? Qu'adviendrait-il ?

Elle le sentit prendre conscience qu'il n'avait pas la force de se dégager et demanda :

- Vous ne criez pas ? C'est une agression, docteur.

Mayu avait exagérément insisté sur le dernier mot, le mettant mal à l'aise, et elle osa un œil vers William. Son regard lui déconseillait clairement d'intervenir. Après tout, elle était la seule à avoir commis cet acte, et il s'agissait avant tout de légitime défense, la blanche ne voulait pas le corrompre. Elle continua en plongeant à nouveau son regard dans celui du docteur :

- Vous préférez couvrir l'armée alors que cette femme risque de mourir ? C'est ça, selon vous, le secret médical ? Vous ne protégez pas la lieutenant avec votre maudit silence, vous participez à son assassinat.



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