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 [ Evenement] Le Jeu Mortel Du Docteur Samus

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PREMIER JOUR

Alisterya Torn, la chef de la garde, balaya les personnes réunies dans la grande salle de la caserne du regard. Elle avait les traits tirés et la mine lugubre, la nuit avait été longue. Debout dans sa tenue d'apparat sur la petite estrade, elle en imposait par sa stature et son charisme. Les volontaires arrivés depuis la veille avaient été logé dans le réfectoire, sur des lits de camp mis à disposition. Tous les regards étaient fixés sur la chevalière, en attente de ses explications. S'éclaircissant la voix, elle prit la parole :

- Je suis Alisterya Torn, la chef de la garde. Comme vous le savez tous, l'heure est grave. Umbra menace notre ville, et l'épidémie qui nous affaiblit actuellement gagne du terrain d'heure en heure, ce qui nous met dans une position de faiblesse fâcheuse. Si nous avons fait appel à vous, c'est pour nous permettre de rétablir le calme et la sécurité nécessaire au maintien de l'ordre.

La femme désigna le plan derrière elle. Celui-ci représentait la ville dans les moindre détails et avait été divisé en quatre parties entourées de couleurs différentes. Alisterya reprit en désignant différents endroits sur le plan :

- Lorsque vous vous êtes présentés, nous vous avons interrogés et classé en trois unités bien distinctes. Les personnes qui ont mis en avant leurs capacités médicales resteront ici pour nous aider à gérer les blessés et contaminées qui ont, eux, été descendu en cellules. Veuillez suivre Mercy dans l'aile ouest.

Elle attendit que le premier groupe s'éloigne et désigna les volontaires encore présent d'un large mouvement de main.

- Il reste deux unités auxquelles je vais demander de collaborer. Les combattants capables de se servir d'une arme seront chargés de protéger les habitants et collaborateurs et de ramener ici les contaminés, les autres, ceux qui n'ont pas annoncé d'aptitudes particulières, devront examiner et questionner chaque civil afin de trouver l'antidote. N'oubliez pas, nous n'avons que peu de temps, nous nous concentrerons sur la zone "A" aujourd'hui, ne prenez pas de risques inconsidérés et soyez efficaces. Les recherches cessent à la tombée du jour, je veux tous vous retrouver ici pour le point ce soir. Puisse le sort nous être favorable. Rompez.


◄►


Mercy Ballastem mena les personnes aptes à soigner les blessés dans l'aile ouest. Une grande salle avait été aménagée pour recevoir les habitants et les combattants, et tout le nécessaire aux soins avait été apprêté et mis à disposition. La rousse attendit que tout le monde soit entré et désigna les nombreux lits déjà occupés, le visage fermé, avant de donner ses consignes :

- Comme vous pouvez le voir, le travail ne manque pas. Si l'un des patients se met à vouloir vous mordre appelez les gardes à l'entrée, ils le conduiront au sous-sol avec les autres. Si vous avez des questions, adressez-vous à moi, je ne serais jamais bien loin. La réserve est à droite, il y a un puis dans l'arrière-cour. Des volontaires pour traiter les personnes infectées ? C'est à vos risques et périls, mais vous le saviez avant de vous engager dans cette affaire.

Elle manquait certes d'amabilité, mais personne dans les environs n'égalait ses connaissances en matière de médecine.

Explications

Puisque nous sommes encore peu de joueurs, l’événement se déroulera en un seul et même sujet, à la suite de ce post, mais chacun aura son propre rôle suivant celui demandé à l'inscription. Libre à vous de suivre un autre joueur ou d'explorer vos propres pistes, bien que cela soit déconseillé au vu des circonstances.

→ Puisqu'il s'agit du premier tour, vous pouvez vous introduire à n'importe quel moment. Cependant, une fois que vous aurez votre place, nous vous demandons de la respecter lors des tours suivant. Pour rappel, si un joueur met plus d'une semaine à répondre, vous pouvez passer son tour.

→ Chaque joueur postera quatre fois avant la fin de la première journée. Ce nombre est susceptible de changer en fonction des rebondissements.

→ Le compte PNJ interviendra entre chaque tour pour récapituler les actions des joueurs et faire avancer l'action si besoin.

→ A chaque tour, vous tirerez un dé "Jeu Mortel" ICI avant d'écrire votre post en prenant en compte le résultat.

→ Comment savoir si vous avez trouvé l'habitant possédant le remède ? Le compte PNJ interviendra dans la journée si c'est le cas, et ce, que ce soit son tour ou non ! Si ce ne devait pas être le cas, vous êtes surement sur une mauvaise piste ~

◄►

Nous sommes à l'aube de la première journée depuis qu'Umbra à annoncé son intention d'attaquer la ville. Vous pouvez choisir d'être arrivés la veille, auquel cas on vous aura invité à vous installer dans le réfectoire, ou le matin même.

◄UNITÉ DE SOINS►

Composé d'Hétélia, d'Ailyn et Erena, le groupe se rend dès à présent dans l'aile ouest avec comme référent l'Ael Mercy Ballastem. Ce groupe s'occupera d'apporter l'aide nécessaire aux blessés déjà présent, et à ceux ramenés par le groupe d'isolement des infectés. Vous êtes libre de décider de ce dont souffre vos patients, sans aller dans l’exagération, vous n'allez pas traiter dix patients mourants, mais d'avantage de blessures et commotions en tout genre, ainsi que beaucoup de personnes simplement apeurées.

◄GROUPE D'ISOLEMENT►

Composé de Mayu et William, ce groupe aura pour but de protéger les personnes cherchant le possesseur de l'antidote. Ils serviront à la fois d'éclaireur et de bouclier en cas d'attaque, mais devront aussi ramener les habitants contaminés jusqu'à la caserne, afin de les enfermer et de contenir la contamination, cela, sans se faire mordre.

◄GROUPE DE RECHERCHE►

Composé d'Elizabeth, Shäan, Kaïros et Hezio, ce groupe aura la lourde tache de chercher à trouver l'habitant possédant le remède, sous la protection du groupe d'isolement. S'il s'avérait que l'un d'eux touche au but, le compte PNJ interviendra de façon claire et significative.

A VOS MARQUES ? PRÊTS ? CHERCHEZ !

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MessageMar 10 Avr - 19:00

Il était tôt lorsque nous nous réunir tous dans le réfectoire devenue dortoir de fortune pour les quelques volontaires voulant lutter contre le virus. Je rejoignis Mayu pendant le discours d'Alisterya. Elle le saurait dans quelques minutes mais nous serions les éclaireurs pour ceux cherchant l'antidote.

Etant Chevalier, j'avais eu la chance d'être mis dans la confidence, l'unité de soin comportait assez de volontaires pour aider Mercy, mes connaissances n'auraient rien apporté de plus, la scientifique en savait bien plus que moi sur la santé et les traitements. J'avais alors reconnu plusieurs nom : Hezio, Elizabeth, et Mayu. Il m'a alors semblé évident de faire parti du groupe d'isolement, pour protéger tant bien que mal ces quelques personnes qui avaient croisé plus ou moins longtemps ma route.

Sans perdre plus de temps j'entraînais mon équipe vers l'extérieur.
- Bonjour à tous, pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le Lieutenant Galier, chargé de votre protection pour cette mission.
Je parlais d'une voix grave et plus autoritaire que je ne l'aurais voulu, déformation professionnelle.
- La zone A se situe dans le quartier Nord de Cirdania. Il est tôt, profitons de l'aube pour nous éloigner un peu aux frontières de la capitale.

Nous utilisâmes les moyens mis à disposition par la Caserne pour nous rendre dans la zone de recherche. De la fumée sortant du conduit d'une cheminée nous indiqua signe de vie.

Sur le trajet j'avais insisté sur la nécessité de rester grouper ensemble, mais je n'avais pas des soldats avec moi et les conseils pouvaient très bien être pris pour des ordres à contrer.

Je descendais de cheval avançant sur ce chemin que j'avais parcouru des centaines de fois, je connaissais la ville presque comme ma poche, faisant signes à mes partenaires de rester derrière moi. Gardant ma hache à la main je toquais attendant une réponse.

Un homme se présenta en premier, le regard inquiet. Voyant l’emblème de la garde sur mon épaule il bégaya :
- Vous ... Vous tombez bien, la voisine Madame Tolsen est arrivée cette nuit souffrante. Elle avait de la température ... Et vous savez avec ce qu'il se passe ... On l'a gardé et surveillé, mais ce matin elle est devenue agressive. On l'a enfermé dans la salle de bain ...

Je regardais mes compagnons, ça commençait ... Je fis signe à tous de rester sur le qui-vive avant de faire le tour de la bâtisse pour en assurer la sécurité. Personne aux alentours.
- Pouvez-vous rester dehors et répondre aux questions que mes amis vont vous poser ? Je me charge de cette Madame Tolsen ... demandais-je avant de pénétrer dans la maison.

Traversant le séjour je croisais une femme et sa jeune fille. Après de brèves salutations inquiètes je les poussais dehors auprès de leur mentor, leur demandant le même service, avant de refermer la porte d'entrée.
- Bon, j'espère que son état n'est pas trop avancé qu'elle soit facilement métrisable, eus-je bon de dire à voix haute.

M'approchant de la porte de la salle d'eau je toquais :
- Madame Tolsen ?
Rien, le silence.

Je réitérais l'approche :
- Madame Tolsen ? C'est le Lieutenant Galier ...
Une respiration rauque me répondit avant que la poignet ne se tourne dans un fort soubresaut.

Un râle, puis plus rien ...

J'inspirais et expirais profondément avant de me câler sur le côté de la porte et d'ouvrir le verrou lentement. Le cliquetis raisonna, je ramenais ma main sur la garde de ma hache. J'entendis la poignet tournait lentement, trop lentement ...

La femme se jeta alors dehors, se stoppant devant le vide en face d'elle pour se tourner d'un seul coup sur moi. Ses cheveux étaient emmêlés, sa peau pâle. De la sueur perlait sur son front, les rides de son âge encore plus prononcées.

Un pas vers moi :
- Madam...
Elle se jeta alors en avant, je m'écartais par réflexe, évitant son visage qui tapa le mur. Plus agacée elle se retourna avant de m'agripper de ses mains froides et moites, ma hache faisant barrière. Je sentais la résistance qu'offraient les muscles de ses bras, avant de basculer l'arme faisant pivoter la femme le tête la première sur mon côté gauche.

Je l'accompagnais d'un mouvement sec, la faisant tomber. Il était compliqué de se battre contre une personne que vous saviez innocente mais que la maladie transforme. Et pourtant la situation l'exigeait. Dans l'action un vase tomba et se brisa.

Ni une ni deux la pauvre femme se fit maîtriser au sol. Je lui mis une lanière et un bout de tissus couvrant sa bouche pour maintenir ses mains dans le dos et l'empêcher de mordre.

- Nous allons vous mener auprès de l'équipe médical Madame Tolsen ... lui dis-je en essayant d'être rassurant alors que je la maintenais ligotée.

Son regard s'adoucie un instant et elle se laissa faire, comme si une part de conscience refaisait surface et implorait notre aide d'un hochement de tête.


Ecriture William : color=#cc3300
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MessageVen 13 Avr - 17:33

Shäan remonta ses longs cheveux en un savant chignon qu'elle fit tenir à l'aide de petite pinces terminée par des perles, une de ses dernières créations, puis enfila un pantalon de cuir noir qu'elle rentra dans ses bottes, un chemisier azuré qu'elle coinça sous un corset travaillé et, enfin, se couvrit d'une cape de voyage. Soupirant, elle sortie de sa chambre et se rendit dans le bureau de ses supérieurs. Trois autres personnes se trouvaient là, l'observant en diagonale d'un regard tout sauf amicale. Elle le savait, très peu l'appréciaient, mais la jeune femme n'en avait que faire, elle n'était pas là pour jouer les nounous. Elle écouta, immobile, le discours de leur chef et hocha la tête positivement avant de se retirer et de préparer son bagage. Puis elle sella sa monture et quitta l'oasis sans attendre quiconque. Après tout, il était question d'observer et d'aider au besoin la ville de Cirdania. Personne n'avait précisé qu'ils devaient agir ensemble, ni même qu'ils devaient faire preuve de sincérité.

Il fallut plusieurs heures de monte pour rejoindre Ahriman d'où elle utilisa le portail pour gagner la capitale des plaines, Cirdania. Elle y était déjà venue auparavant, et l'endroit n'était pas un de ceux qu'elle préférait, mais ses supérieurs avaient été clairs, il fallait empêcher Umbra de se l'accaparer sans quoi certains marchés en souffriraient. Shäan se mêla à la foule qui avait été dirigé vers les dortoirs improvisé et s'assit sur un lit de fortune, son bagage coincé entre ses jambes. Elle ne parvint pas à fermer l'œil et espionna les conversations entre les personnes présentes. Visiblement certaines se connaissaient, d'autre se questionnaient sur les tâches qu'on leur attribuerait ou les dangers qui accompagneraient leur participation. Dans tous les cas, aucun d'entre eux n'était serein, et cela rassura la demoiselle qui se posait également de nombreuses questions.

Au matin, on les mena dans une salle moins large où la chef de la garde leur expliqua comment allait se dérouler les jours à venir. Travailler en groupe n'enchantait pas Shäan, faire copain-copain ce n'était pas son truc, mais elle ferait avec. Un homme lui donna l'avantage en attirant l'attention de l'ensemble du groupe sur lui, ce qui lui permit de s'intéresser à la réaction de chacun afin de se faire une idée de leur personnalité, de leurs origines, ou même de leur race. Celui qui s'était attribué le poste de leader faisait partie de l'armée des plaines, il était plutôt bien bâti, et bien qu'il fasse preuve d'une autorité et d'un charisme naturel, elle évalua rapidement qu'elle ne risquait rien de lui. Les autres semblaient tous déroutés, et elle suivie en se faisant discrète, marchant dans l'ombre des autres membres de leur drôle de groupe.

Des chevaux leur avaient été laissés pour faciliter leur déplacement et leur permirent de s'éloigner de leur point de départ afin de commencer par l'extrémité de la zone qu'ils avaient à couvrir ce jour. Ils frappèrent à la première maison sur leur chemin et leur propriétaire les envoya directement auprès d'une autre. Shäan soupira en voyant leur chef s'agiter puis entrer, suivi d'une femme, en leur faisant comprendre qu'ils devaient rester là et interroger les habitants. L'homme prit sa femme et sa fille contre lui, il avait l'air tendu et Shäan l'aborda, feignant un sourire amicale ainsi qu'un ton rassurant :

- Ne vous inquiétez pas, ils vont s'occuper de votre voisine convenablement et elle sera rétablie dès que nous aurons mis la main sur le traitement adéquat. Avez-vous vu quelque chose de suspect dernièrement ? Un objet étrange qu'on vous aurait donné, ou bien, quelque chose qui aurait bougé chez vous ? La visite d'un inconnu ?

L'homme se passa la main dans les cheveux et répondit, incertain :

- Je ne crois pas que nous ayons quoi que ce soit à signaler qui pourrait correspondre à ce que vous venez de citer, mais vous pouvez toujours jeter un œil à l'intérieur, je n'ai rien à cacher, nous sommes d'honnêtes gens, vous savez...

Il avait l'air perdu et la jeune femme n'insista pas, elle hocha la tête et déclara :

- Je comprends, je vais faire un tour rapide et une fois que nos collègues auront maîtrisé votre voisine vous pourrez réintégrer votre domicile.

Elle planta là la petite famille et passa la porte, surprenant un bruit de bagarre dans le fond, elle parti à l'opposé, visitant salon et cuisine snas rien trouver. Elle alla même jusqu'à soulever pots et tableaux, ouvrir tiroirs et placards, mais tout semblait en ordre. La maison familiale d'habitants vivant dans leur routine. Elle soupira et ressorti en haussant les épaules :

- Rien ici, je vais voir en face puisque la dame y habitant se trouve ici.

Shäan n'attendit ni réponse, ni refus et traversa la rue pour pousser la porte de la petite bâtisse. Elle sentait le renfermé et les fleurs fanées, mais la demoiselle n'y prêta pas attention. Elle réitéra l'opération, fouillant chaque recoin en remettant tout à sa place et c'est légèrement frustrée qu'elle regagna le groupe, haussant les épaules :

- Je n'ai rien trouvé dans la maison de la malade. Si nous savions quoi chercher, ce serait bien plus simple.
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MessageSam 14 Avr - 10:28


Appréhension… Ce mot fut sans aucun doute le seul qui put définir la réaction de l’Ael lorsque la situation de catastrophe fut déclarée. Elle s’en souvenait encore très clairement, et pour cause, la belle rousse ne l’avait pas quittée des yeux. Une visite après une autre, elles se baladaient librement dans Mystarcia, promenades ponctuées de nombreux arrêts à une échoppe, puis à une autre, puis une excursion à l’intérieur du bureau des artistes… Ailyn se délectait de ce regard vif et curieux qui animait sa compagne, de ses yeux qui brillaient de milles feux à chaque découverte et de cette sensation qui la prenait à la gorge quand un sourire venait à naître sur ses lèvres.

Hétélia s’avérait être une véritable bénédiction, sous tous les angles possibles et inimaginables. C’est pourquoi, lorsque la nouvelle tomba, elle fut partagée entre deux sentiments. Celui de ne pas vouloir mettre la jeune femme en danger et tenter d’ignorer la menace, et celui qui la poussait à rendre justice et qui, dans un sens, ne se voyait pas accomplir cette mission sans son acolyte. Elle avait longtemps pesé le pour et le contre, faisant les cent pas dans sa demeure, un air perplexe fronçant ses sourcils ainsi que les rides de son front.

Et sans surprise, la jeune rousse brisa sa réflexion. Ailyn passa sa main dans sa chevelure argentée, un long soupir s’échappant de sa gorge. Elle venait de lui enlever un énorme poids des épaules, mais la jeune femme avait bel et bien forcé le destin. Hétélia était timide, quelque peu maladroite, cependant une fois qu’une idée était ancrée dans son esprit, impossible de la lui retirer. Le jour fatidique arriva enfin, lorsqu’elles se retrouvèrent devant le portail, une sacoche remplie de bandages, d’onguents et de remèdes médicinaux. Elle ne s’était jamais vue au front, et aurait bien vite fait de se faire mordre, devenant un fardeau pour son groupe.

Se retournant encore une fois vers la rousse, elle la gratifia d’un sourire chaleureux et rassurant. « Tout ira bien. Nous sommes ensemble, qu’est-ce qui pourrait bien arriver de mal ? ». L’Ael accordait une confiance aveugle à la demoiselle, et n’aurait point hésité à lui confier sa vie si les circonstances le demandaient. Elle ignorait tout de la réciprocité de ce sentiment, mais ne la demandait pas réellement. Elle donnait, sans attendre de retour, les bras ouverts pour une étreinte.

Dirigée par Mercy Ballastem, Ailyn s’avança vers l’aile ouest, le cœur serré. Elle imaginait à peine ce qu’elle aurait à affronter, et le moins que l’on puisse dire, c’est que son sac de soin attirait sans doute la pitié, comparé à tout ce qui traînait sur les tables d’infirmiers. Secouant la tête pour sortir ces pensées gangrénant son esprit qui se devait d’être focalisé sur les patients, l’Ael déposa ses affaires et s’approcha du premier venu, les jambes tremblantes mais droites.

Elle gardait également un œil sur la rousse, n’arrivant à se convaincre qu’elle parviendrait à se débrouiller toute seule. Elle croyait en ses capacités, et ne doutait aucunement de ses talents, mais le danger les guettait à chaque instant et elle ne pouvait se permettre de la laisser souffrir ne serait-ce qu’une seconde. Lui donnant une petite tape sur l’épaule avant de reprendre son activité, elle laissa un rire faire vibrer ses cordes vocales. Rien n’aurait pu l’amuser, mais si elle arrivait à détendre l’atmosphère, c’était déjà ça de gagné.

Cet instant de tendresse ne put durer bien longtemps, et la voix cristalline d’Ailyn s’éleva bien rapidement dans les airs lorsque son premier patient commença à se jeter sur elle pour la mordre, les yeux injectés de sang. Elle avait pris le problème à la légère et allait devoir assumer les conséquences de ses actes. Son réflexe lui sauva sans aucun doute la vie : par sa nature d'Ael, elle se rendit tout simplement incorporelle et ne pouvait ainsi être mordue par son assaillant. La garde arriva ensuite au pas de course pour récupérer le malade, et la jeune femme se releva lentement. Mercy ne plaisantait pas sur la sécurité, et l’Ael n’aurait plus jamais le droit à l’erreur. La chance du débutant ne frapperait pas deux fois à sa porte…






Des fois je suis une enfant gâtée..:
 
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MessageDim 15 Avr - 0:29

Toutes les bonnes choses ont une fins. Je le sais. Ce dicton pourrait à lui tout seul résumer ma vie. Je pensais y échapper, pour une foi pouvoir profiter des choses comme elles viennent, sans ombres au tableau… Qu'il est confortable de se bercer d'illusion. Alors certes, j'aurais pu simplement fermer les yeux, attendre que les choses passent… Attendre avec elle que les choses passent. Continuer sans penser aux autres, faire durer ces quelques jours une éternité. Au fond de moi j'aurais aimé que les choses se passent de cette manière, j'aurais aimée que nous soyons toutes deux capables de faire passer notre bonheur avant le monde. Malheureusement c'est loin d'être le cas. J'ai trop souvent du laisser des gens qui ne le méritaient pas à leur triste sort. Aujourd'hui j'ai les moyen de changer les choses, ou au moins de faire de mon maximum pour limiter les risques. Et je ne laisserais pas passer cette chance. Simplement… Simplement, elle. Mettre mon existence en danger est un fait. Si le danger la concerne elle alors c'est autre chose. Cela fait plusieurs jours que nous vivons ensemble, qu'elle me fait découvrir la ville, les places oubliées, les échoppes méritant une renommée plus grande que celles leur étant attribuée. Et je ne suis toujours pas parvenue à comprendre pourquoi je tiens autant à elle, pourquoi je tiens autant à ce que tout cela ne prenne jamais fin, pourquoi je sens toujours ce poids quitter mes épaules quand elle me sourit, pourquoi mon coeur se serre quand elle me prends dans ses bras… Une explication a bien tenté de s'imposer à moi à de nombreuses reprises mais… Non, il ne peut en être ainsi.

Quoi qu'il en soit le destin n'est pas joueur. Nous avons reçut la demande d'aide de la part de Cirdania et sachant ce que tout cela pourrait impliquer nous avons accepter d'y aller ensemble. C'est côte à côté que nous nous tenons devant le portail, alors qu'elle m'offre un sourire qu'elle veut rassurant ou perce une pointe de peur. Pour moi, pour elle ? Je ne saurais le dire précisément mais… Son regard me fait douter, détourner les yeux. Comme d'habitude. « Rien… Rien ne pourra nous arriver… Nous… De toute façon…. Nous ferons toutes deux le maximum pour que l'autre n'ait rien à craindre n'est-ce pas ? » Un sourire timide, à peine un regard dans sa direction, je glisse ma main dans la sienne et nous passons le portail, nous retrouvant rapidement face au chef de la garde nous expliquant la situation avant de nous envoyer dans la salle des blessés.

Le changement d'ambiance est immédiat. Si les gens que nous pouvions voir dans les couloirs ou la salle de notre arrivée était fatigué, sous pression, ici les choses sont radicalement différentes. Pas de blessure de guerre, la ville ne s'est pas faite attaquée après tout, du moins pas à l'aide d'une armée ou d'engin de guerre, principalement des éraflures, probablement quelques fêlures ou membres démis mais rien de plus. Juste la peur. Une peur telle qu'elle en deviendrais presque tangible, présente chez les soigneurs et les soignés, une peur latente d'être infecté mais de ne pas le savoir, une peur viscérale d'être en présence d'un infecté et de se retrouver contaminé à son tour. Je porte un rapide regard désolé sur la salle. Nous sommes venus ici en ayant connaissance des risques et pourtant… Je ne vois presque rien d'humain dans les gens qui soignent. Ils font leur travaille, prenant une certaine distance avec les villageois avant de passer à autre choses. Certains prennent le temps de parler, de rassurer mais… Ils ne semblent être la majorité.

Une petite tape sur l'épaule suivit d'un rire que je saurais reconnaître entre mille me fait sortir de ma réflexion. Peut importe la manière dont les autres s'occupent de ce qui leur a été confié. Je compte faire de mon mieux, l'important est que je n'ai pas de regret. Et qu'aucune de nous deux n'ait de soucis… Grave. Saisissant quelques bandages et onguents divers sur une table je me rapproche d'une jeune fille, une jeune animatronus comme en témoigne ses grandes oreilles. Bien qu'elle pleure à grosses larmes ses blessures sont plus nombreuses que graves, quelques éraflures sur les mains et bras, principalement les coudes et d'autres, plus nombreuses sur le bas des jambes. Je tente un sourire maladroit en préparant l'un des bandages « Tu dois avoir peur… Entre le bruit, les gens que tu vois courir partout… » J'applique doucement l'onguent sur sa jambe, elle sursaute légèrement face à ce contact ne me quittant toutefois pas du regard. « Tu sais… Je viens d'arriver ici pour aider les gens qui vous défendent et pour être honnête… Je suis effrayée. » Pas pour moi, pour elle, cette fillette qui n'a rien demandé, pour les autres enfants comme elle, pour les gens vivant dans cette ville qui risque de tout perdre si le remède n'est pas trouvé. Pour Elle, qui a déjà frôlé la catastrophe une fois. Je pense à tout ça en appliquant onguent et bandage sur la jeune fille, tentant de la rassurer de mon mieux, la gratifiant de temps en temps d'un sourire, prenant bien garde à ne pas la brusquer. Lorsque tout est terminé je dépose un baiser sur sa joue « Soit courageuse, tu ne risque rien ici. Et nous allons faire ce qu'il faut pour que tout cela soit rapidement terminé ne t'inquiète pas. » Sans rien dire de plus je passe à côté d'elle, me dirigeant vers une autre personne.


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MessageMar 17 Avr - 21:49

C'était un jour comme un autre pour Erena, jusqu'à ce que des nouvelles provenant de Cirdania se rependent comme une traînée de poudre. Apparemment, une épidémie avait été propagée de manière intentionnelle et la Capitale avait besoin de volontaires pour lutter contre ce fléau qui pourrait bien dévaster la région a long terme. La blonde de nature assez curieuse eue alors la forte envie de se rendre sur les lieux et d y apporter son savoir. Elle n y voyait pas là un intérêt comme l'argent ou la notoriété mais simplement aider la population, elle qui était pourtant si solitaire. Elle était consciente des risques, qu'elle même pouvait contracter la maladie mais qu'importe, elle était décidée a se rendre sur place pour tenter de préserver des vies.
Erena ferma sa boutique pour une durée indéterminée, et commença les préparatifs. Elle fit une revue sur ses livres de médecines. De part son métier d'herboriste, elle avait déjà certaines connaissances en la matière, mais n'avais jamais réellement eue l'occasion de les mettre en pratique, et savait qu'elle devrait rester vigilante mais surtout concentrée, de par les risques de mauvaises réactions des patients ainsi que leur potentielle agressivité. Elle prépara de multiples mélanges médicinaux et breuvages, le tout hermétiquement conservé dans des pots, qu'elle mit ensuite dans un grand sac de voyage.
Elle avait prévue beaucoup de matériel, peut être même trop, mais toutes connaissances et ressources etrangères pouvaient apporter un soutien suffisant jusqu'a ce que le remède soit trouvé.

Une fois cela fait, la blonde abandonna sa tenue de commerçante pour se vêtir d'une longue veste rouge descendant jusqu'à ses chevilles, aux bordures noires et brodée de motifs ondulés d'une couleur claire, presque brillante. Erena la serra a sa taille, laissant a découvert un large pantalon noir, et une légère ouverture a sa poitrine, laissant entrevoir des bandages recouvrant celle ci. Elle mit ses bottines brunes et compléta sa tenue avec son chapeau de mage, rouge lui aussi, le bout en pointe légèrement courbé. Elle avait au préalable détachée ses longs cheveux teintés d'orange, tombant a ses hanches. Elle n'oublia pas de prendre sa pipe avant de mettre le sac a son dos et se diriger vers le portail.

C'est après quelques minutes de marche qu'elle se retrouva devant le portail, et s'arreta a quelques pas de celui ci. Elle le fixa et devint pensive, peut être même inquiète, elle qui faisait toujours face a la réalité. Qu'allait t'elle voir? Quelle était la situation là bas? Allait elle y arriver? Elle dissipa ses questions et ses doutes en se disant simplement qu'elle fera de son mieux. Erena passa la porte et se retrouva de l'autre côté.
A peine avait elle eut le temps de réaliser qu'elle était a Cirdania, qu'un garde lui indiqua des directives et la conduisit a la caserne auprès des chefs de sections, et c'est dirigé par Mercy Ballastem qu'elle et d'autres personnes composants l'unité de soin regagnèrent l'aile Ouest.

Erena éteignit sa pipe avant de rentrer dans la pièce et constater la froideur de la situation. Ici, pas de cadavres ou de patients spécialement blessés, mais la peur. Elle pouvait voir dans le regard de chacun, la peur d'être infecté d'une façon ou d'une autre. Certains se demandaient où étaient leurs proches, d'autres chuchotaient ou étaient simplement seuls attendant leur tour, tandis que d'autres "malades" se manifestaient.
Elle s'approcha d'une table pour y déposer son matériel, et demanda a un garde de lui faire chauffer de l'eau. Entre temps, elle fit signe a la première personne a proximité de s'asseoir sur une chaise juste a côté. Ici, une jeune femme souffrant de maux de tête et de vertiges, et d'une éraflure qu'elle s'était faite en tombant. Dans la situation actuelle, la blonde ne ferait pas sa difficile et ne rechignerait pas a aider une humaine. Elle posa la main sur son front, puis inspecta ses yeux. Elle lui fit relever les manches et ne détecta pas d'anomalie sur sa peau. Elle prit des bandages pour panser la blessure et y glisser des feuilles d'"Angelique", plante dont elle se servait souvent, utile aux premiers soins. Dans un moment d'hésitation, l'humaine dit ces quelques mots :  "Votre...votre silence me fait peur..."

Erena concentrée dans son travail lui répondit :
"Pardonnez moi, je suis simplement préocupée par les évènements. Je ne suis pas la pour donner de faux espoirs, il faut être conscient que nous pouvons tous perdre la vie actuellement. Moi comme d'autres, nous ne pouvons faire que de notre mieux en attendant que les équipes de recherches n'aient trouvé le remède."
Elle fixa ensuite l'humaine et esquissa finalement un sourire :
"J'ai bon espoir que nous recevrons de bonnes nouvelles d'ici peu. Et dans votre cas, un peu de repos devrait suffire, je vais vous apporter une tasse de thé, cela devrait vous faire du b..."

Elle ne put finir sa phrase et protégea sa patiente quand elle vit du coin de l'œil une jeune femme se tenant a quelques mètres se faire agresser par un infecté qui lui passa littéralement au travers. Ayant raté sa cible il allait se jeter sur la première cible venue, a savoir la blonde se tenant en évidence devant lui. Il fonça alors sur elle, mais l'espace d'un instant, elle avait embrasé sa main et d'un geste vif envoyé un petit projectile de feu sur ses jambes. L'impact le fit tomber aux pieds d'Erena, qui se tenait déjà prête a frapper de nouveau. N'ayant le temps de se relever, les gardes neutralisèrent et amenèrent l'infecté en cellule. Les personnes dans la salle furent apeurées et surprises par Erena. Sa réaction semblait excessive mais elle n'en avait que faire, elle n'avait en aucun cas l'envie d'être contaminée. Elle réalisa d'autant plus que le danger ne pouvait pas seulement provenir de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur.

Elle fixa de ses yeux roses chaque personne la regardant de travers avant d'arrêter son regard sur la femme a la chevelure blanche. Même si elle en avait jamais vu, elle déduis de part sa capacité a être incorporelle qu'il s'agissait d'une Ael.
Apparemment elle avait une certaine proximité avec la jeune rousse un peu plus loin. Quand le calme reprit place, elle apporta le thé qu'elle avait proposé a l'humaine et en prit une pour la femme a la chevelure blanche. Elle s'avança vers elle tasse a la main et lui demanda avec une certaine sérénité :
"Tout va bien? Veux tu boire quelque chose?"
Elle jeta un coup d'œil a sa table et remarqua des remèdes semblables aux siens, mais aussi quelques méthodes inconnues. Elle n'avait pas la science infuse après tout. Elle ajouta juste :
"Je m'appelle Erena. Si toi ou ta partenaire avez besoin de quelque chose, je suis juste a côté, en mêlant nos connaissances, nous ne pourrons que mieux aider ces gens".
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MessageVen 20 Avr - 4:10

Lorsque William et Mayu étaient revenus de leur récente quête de vérité, la ville était sans dessus dessous. La panique faisait frissonner la populace et ils avaient immédiatement cherché à savoir ce qui se passait. Il n'avait pas fallu bien longtemps avant que le brun soit réquisitionné et la demoiselle mise de côté. Comme si sa présence dérangeait ! Elle avait rongé son frein en silence dans l'espèce de salle d'attente où des lits de fortune avaient été installés pour les volontaires qui continuaient d'affluer. Ce n'est qu'au matin, à bout de nerfs, qu'on les invita à rejoindre une autre salle où la chef de la garde leur expliqua en détails l'aide attendue. Lorsque la blanche vit William les rejoindre, son pouls s'apaisa légèrement. Elle avait craint qu'il soit demandé dans un autre secteur de la ville, ou même amené ailleurs au vu de son don et de ce qu'il lui avait raconté sur l'armée. Le savoir proche la rassurait, et quand il s'imposa en chef de groupe, elle ne trouva rien à redire.

Ils connaissaient tous deux la ville, après tout, et sa formation de soldat leur garantissait une bonne marche à suivre, ainsi que les précautions nécessaires. L'habitude de diriger des hommes, quant à elle, ne pouvait être qu'un plus, surtout lorsqu'on ne connaissait pas la totalité des personnes avec lesquelles on devait collaborer. La jeune femme reconnue plusieurs visages dans l'assemblée, dont Lisa qu'elle avait rencontré à la Technopôle, Hétélia, avec qui elle avait partagé une partie de chasse en Jañgala, Ailyn, l'artiste de Mystarcia qui lui avait apprit à apprécier d'avantage de faire une pause pour s'en mettre plein les yeux devant une représentation de temps en temps, et enfin, Kaïros, dont le courage n'était plus à prouver depuis qu'ils avaient mis fin au règne d'une Siless dans le désert. Elle sourit à certain, et fit des signes de tête à d'autres, quand elle parvint à capter leur attention, puis se concentra sur les consignes.

William leur indiqua la zone qu'ils allaient couvrir et les emmena jusqu'aux chevaux, lui rappelant la chevauchée qu'ils avaient partagé quelques jours plus tôt. Comme par crainte qu'ils soient attaqués, la demoiselle restait sur ses gardes, l'amulette autour de son cou lui offrait autant de réconfort que le plastron qu'elle avait enfilé entre sa finette et sa tenue pour se protéger. Non pas qu'elle craigne réellement leurs attaques, elle pensait même être insensible à ce virus, mais mieux valait donner le change. Les premières personnes qu'ils rencontrèrent leur indiquèrent qu'ils avaient chez eux une femme malade, et le brun se jeta à l'intérieur tandis ce que Mayu lui emboîtait le pas.

Le lieutenant tenta une approche pacifiste, mais la femme, malade, sorti en trombe de la salle d'eau, cherchant à s'en prendre à son ami. De peur de le blesser, elle bloqua simplement le passage pour que la vieille dame ne s'enfuie pas, et lorsque William l'eut neutralisé, elle s'approcha pour vérifier qu'il allait bien. À part quelques égratignures, aucune morsure n'était visible et elle soupira de soulagement en expliquant à voix basse, profitant de l'absence des autres :

- Je ne pense pas que ce virus puisse m'atteindre, tu ferais mieux de rester avec les autres, j'emmène la femme aux geôles et je reviens le plus vite possible avec d'autres liens. Sois prudents...

Son conseil ressemblait d'avantage à une supplique, mais l'imaginer dans le même état que l'habitante, la simple idée de devoir le museler ainsi, lui était insupportable. Elle attrapa la malade par ses liens et la fit avancer sans la brusquer jusqu'à l'extérieur où attendait la petite famille. Une jeune femme à l'allure poupesque et aux cheveux étrangement bleus déclara qu'il n'y avait rien, ni dans cette maison, ni dans celle d'en face, et Mayu répondit alors, observant l'ensemble du groupe :

- Je vais mettre madame Tolsen en sécurité, continuez sans moi, je vous rattraperais.

Elle installa la femme sur la selle d'un cheval et monta sur un autre, les faisant marcher côte à côte pour ne pas qu'elle tombe. Il lui fallut bien une trentaine de minutes pour regagner la caserne, devant réajuster la position de la femme plusieurs fois, car la monture se montrait nerveuse et ne tenait pas en place. Lorsqu'elle fut enfin arrivée, elle conduisit la contaminée à l'infirmerie et capta l'attention des jeunes femmes :

- Cette femme s'est cassé le nez dans l'affrontement, je crois. Tant que la muselière et les liens la maintiennent immobile, vous devriez pouvoir la soigner sans risque.

Elle se dépêcha de récupérer d'autres liens dans un sac et lâcha en quittant la pièce qui embaumait les plantes à en donner le tournis :

- J'y retourne, faites attention !

La blanche remonta sur le cheval prêté par la ville, attrapa les rennes du second et les lança au trot, ne désirant pas percuter quelqu'un dans son empressement. Elle n'avait plus qu'à retrouver le groupe, et espérait qu'il ne leur soit rien arrivé dans ce laps de temps.  



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MessageJeu 26 Avr - 22:32

Après avoir accompli sa mission avec l’aide de Mayu, Kairos était parti en direction de la jungle où il avait fait une curieuse rencontre. Pour autant, depuis son exploit pour lequel il ne pouvait pas vraiment être remercié, la vie c’était montré un peu trop clémente à son goût. Ainsi, lorsqu’une missive l’informa d’une dangereuse épidémie, Kairos ne se fit pas prier. Sans vraiment le dire il espérait secrètement revoir ceux avec qui il avait partagé quelques aventures. S’il est vrai qu’il aimait être seul, la solitude de ces derniers temps commencée à lui peser. Cette charge était tellement lourde que récemment il s’était surpris à penser à une autre vie, à « rentrer dans les rangs » comme certains dissent. Pourtant, il avait fait une promesse à l’esprit des sables qui l’accompagnait, et il n’avait pas accompli sa quête.

Une fois le trajet effectué, Kairos assista à un discours d’une personne fatiguée, mais visiblement particulièrement compétente. D’un rapide coup d’œil dans la foule, il aperçut Mayu, ce qui le rassura. Il considérait que sa présence était suffisante pour assurer du bon déroulement de l’opération. Il avait acquis au fil de ses aventures une confiance, sans doute démesurée, en ses compétences. On lui avait remis en questionnaire dans lequel il indiqua qu’il n’avait aucune aptitude particulière au combat, et c’est sans véritable surprise qu’il se retrouva assigné dans l’équipe de recherche.

Son équipe s’était réunie avant de partir et un homme c’était rapidement détaché du lot pour diriger la brave petite bande. Kairos se méfiait de ce type. Il semblait parfait en apparence et personne ne l’était vraiment. Tant qu’il n’aurait pas mis la main sur son défaut, Kairos ne pourrait raisonnablement pas lui faire confiance. Sans se l’avouer, il le trouvait aussi très séduisant, et détester cette attirance inexorable qu’il ressentait à son égard. Il avait trop tendance à se laisser charmer par le premier inconnu venu et a ensuite s’en mordre sévèrement les doigts. Bien que sa méfiance ne soit donc pas parfaitement justifiée, il ne parvenait pas à la contrôler et entreprit donc de suivre son groupe à distance. Il lui sembla notait qu’au moins une fille de son groupe semblait aussi ne pas partager d’entrain avec le groupe dans lequel ils se trouvaient. Kairos ne comprenait que trop bien la solitude, et respecta donc son choix en la laissant tranquille.

La première inspection fit rapidement comprendre à Kairos l’enjeu de sa mission. Ils n’avaient pas affaire à une maladie ordinaire. Celle-ci parvenait à retourner en ennemis même les plus douces personnes. En effet, Madame Tolsen avait tout de la mère de foyer calme, sereine et tendre. Kairos eut une pensée pour sa mère et il se demanda si elle aussi aurait été comme cela s’il avait eu la chance de la connaître. Cependant, la maladie lui avait fait perdre la tête. Ce n’est qu’une fois maîtrisée, que Kairos aperçut un éclat de lucidité dans ses yeux, juste assez pour deviner qu’elle les implorait à l’aide.  

La fille que Kairos avait remarquée un peu plus tôt fit elle aussi un tour en solitaire dans la maison, mais elle ne trouva rien qui puisse lui faire penser à un remède. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, sauf que cette fois l’aiguille pouvait sauver des vies et que la botte de foin était située dans un champ rempli de malades agressifs. Le sentiment de malaise que Kairos ressentait jusque-là fut encore renforcé lorsque Mayu les quitta pour escorter la malade. Son équipe se retrouvait maintenant avec comme unique défenseur le fameux chevalier blanc pour lequel Kairos n’éprouvait encore aucune sympathie. Kairos prit sur lui, se rappelant qu’il était là pour sauver des vies et que le simple fait de parler avec cet homme, qui après tout avait les mêmes nobles intentions que lui, n’impliquait pas forcément l’établissement d’un lien personnel avec celui-ci. Ainsi Kairos s’approche de l’individu en question en le regardant droit dans les yeux et dit :

- Excusez-moi Monsieur, pendant que nous nous rendions sur la zone A j’ai entendu des passants parler d’une vieille dame qui vit seule, à la bordure de la zone et que les rumeurs qualifient de sorcière. C’est sans doute juste des sornettes destinées à chercher un responsable à ce désastre, mais on n’est jamais trop prudent, n’est-ce pas ? Je pense qu’à défaut de piste à suivre, nous pourrions nous y rendre.

Sans attendre sa réponse, Kairos partit dans la direction qu’avaient indiquée les deux passants.  Lorsqu’il s’était approché du chevalier, Kairos s’était rendu compte qu’il était encore mieux bâti que ce qu’un simple regard lui avait indiqué. Outre sa musculature avantageuse quoique sèche, c’était sa barbe parfaitement taillée qui avait attiré l’œil de Kairos.  Pourtant, c’était loin d’être son plus grand atout, qui n’était autre que ses yeux d’un bleu si profond qu’on pouvait aisément s’y perdre, d’autant qu’un grain de beauté se niche au coin de son œil gauche, renforçant encore le magnétisme de ses yeux. Un tel physique avait perturbé Kairos, suffisamment pour lui faire perdre ses moyens lorsqu’il avait remarqué l’alliance qu’il portait et se sentir terriblement niais. C’est pourquoi sitôt sa phrase terminée, il avait fait volte-face.

Sans tourner la tête pour voir si les autres le suivaient, il tourna dans une ruelle étroite sans vraiment regarder ni où il allait ni en arrière. La ruelle était jonchée de détritus si bien qu’il peinait à avancer. Lorsqu’il comprit qu’il ne pourrait pas franchir la ruelle, il se retourna et trébucha. C’est à cet instant qu’il se rendit compte qu’un des infectés s’était glissé derrière lui et bloquait maintenant l’entrée de la ruelle. Kairos avait put voir la manière dont les infectés bondissaient sur leurs proies. Il était terrifié, mais il avait appris à contrôler sa peur. Il attendit le moment précis où le malade se propulsa, pour effectuer une roulade sur le côté et esquivait les crocs porteurs du virus. Dans une poussée d’adrénaline, il se redressa et fit appel à l’esprit de glace qui l’accompagnait pour émettre une lumière bleutée dans le ciel. Il espérait ainsi indiquer sa position à ses alliés, sans attirer les autres malades afin qu’ils l’aident à se sortir de ce coup fourré.

Il se promit à lui-même que jamais plus il ne prendrait de décisions sur la base d’un sentiment aussi puéril. Mais encore fallait-il qui ressorte entier de ce guêpier.
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MessageSam 28 Avr - 19:53



PREMIER JOUR - TOUR 2/4

• Au centre des opérations, l'unité de soin s'active alors que les différents groupes qui sillonnent la ville ramènent blessés et contaminés. Les attaques, même au sein de la caserne, de personnes qui n'aurait pas été examinées assez rapidement, ne sont pas rares et les volontaires doivent rester sur leurs gardes en toutes occasions.

• Ayant eu vent d'un incident, Mercy prend à part Erena pour lui rappeler que les infectés sont avant tout des habitants paisibles et qu'il serait mal vu de les blesser même dans le but de se protéger. Elle insiste également sur le fait qu'incendier l'infirmerie poserait problème et lui recommande de s'abstenir. Elle lui ordonne de se rendre dans la partie du bâtiment réservée aux cellules, auprès de l'homme qu'elle a brûlé, accompagnée d'un garde, afin de placer de l'onguent sur les zones touchées par sa magie.  

• Mayu vient d'y amener madame Tolsen, une vielle dame au nez cassé, infectée, et ayant attiré l'attention, deux autres habitants, un couple, ont été déposés discrètement, sans blessures graves à signaler. Ils ont atteint le stade agressif sans être repérés et sèment maintenant la zizanie dans l'infirmerie improvisée en tentant de mordre tout ce qui passe, blessés comme soigneurs.

Hétélia, Ailyn, si l'une d'entre vous tire un dé infecté ce tour-ci, elle sera mordu par l'un de ces malades. (Pour rappel, il s'écoule deux jours avant qu'un joueur passe du stade infecté à celui d'agressif)

◄►

• Du côté de ceux qui explore la cité sous le commandement de William, les maisons vides se succèdent, les habitants s'étant rassemblés entre eux pour se rassurer et se protéger. Quelques familles se sont barricadées chez elle. C'est chez l'une d'entre elle que vous avez trouvé madame Tolsen, que Mayu a emmené à la caserne après que William l'ait mise hors d'état de nuire. Shäan s'est chargée de questionner la famille et de vérifier qu'il n'y avait rien d'étrange dans leur maison, ou celle appartenant à la vieille dame, sans succès.

Kaïros s'étant éloigné du groupe seul, il attire l'attention de quatre infectés qui avaient été enfermé ensemble dans une maison donnant sur la ruelle qu'il a emprunté, ceux-ci parviennent à briser la caisse qui avait été posé contre la porte pour la bloquer et se dirige vers lui, l'acculant vers le fond du passage, obstrué par d'autres caisses empilées. Heureusement, le signal qu'il envoie est facilement repérable, même pour Mayu qui est encore loin, et le reste du groupe pourra intervenir rapidement pour lui venir en aide.

Kaïros, William, Shäan, si vous obtenez un dé infecté ce tour-ci, vous serez mordu par l'un des individus que Kaïros a attiré. (Pour rappel, il s'écoule deux jours avant qu'un joueur passe du stade infecté à celui d'agressif)

Explications


→ Pour le deuxième tour du premier jour, vous aurez deux semaines pour répondre, soit jusqu'au 12/05.

Elizabeth, Hezio, vous pouvez vous introduire à tous moment, en partant du principe que vous êtes arrivés après les autres à Cirdania et qu'on vous aura indiqué dans quelle partie de la ville rejoindre le groupe.

/!\ Attention : comme précisé dans le sujet dédié aux dés, un infecté ne revient pas à la raison, il cherche à mordre, point.
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MessageLun 30 Avr - 17:26

Un jeune homme s'approcha de moi pour proposer de suivre la piste d'une pseudo vieille sorcière. Ne croyant pas du tout à ce genre de rumeur j'acquiesçais cependant, avouant à l'homme qu'il s'agissait d'une excellente idée. Ce genre de personne exclue de la société était les plus à même à connaître les méfaits qu'il se tramait, la raison, leur participation à ces actes.

Je n'eus le temps d'organiser quoi que ce soit que le jeune homme avait disparu de mon champs de vision. Pour dire vrai je m'inquiétais pour Mayu et tentais de le cacher. J'aurais préféré l'attendre mais nous n'avions pas le temps, il nous fallait absolument avancer dans la quête à l'antidote.

La jeune femme aux cheveux bleus semblait animait d'une âme solitaire, je tentais de garder le groupe ensemble, mon rôle étant de les couvrir. Enfin le groupe ... Vite dit ...
- As-tu vu où est parti le brun ? Demandai-je à la femme qui restait. Voilà que la mission commençait déjà à prendre une tournure incontrôlable.

Une lumière bleutée vint répondre à ma question :
- Allons-y, vite ! Je me précipitais dans la ruelle où c'était engagé le jeune homme, il était entouré de quatre contaminés. Je me jetais sans vraiment réfléchir arme à la main au milieu des malades, espérant faire diversion pour protéger la tête de mule qui venait de se faire piéger.

Ni une ni deux je donnais un coup du plat de la hache pour assommer l'un des agressifs avant d'esquiver une mâchoire. Ils ne se concertaient pas mais fondirent ensemble sur moi, je me débattis comme je le pus pour me dégager de l'étreinte, repoussant les infestés à coup de pieds, de coudes et de poings. Il fallait en plus que je prenne soin de ne pas les blesser mortellement, et c'est ce qui me valut une vive douleur dans l'épaule, je m'accroupis pour faire voler au dessus de moi l'individu qui s'était agrippé à moi.

Je lui coupais un tendons pour l'empêcher de se relever, les volontaires de l'infirmerie se débrouilleraient pour le soigner, pour le moment il était question de la vie de ceux qui étaient avec moi, et de la mienne. Une sueur froide coula le long de mon front, la douleur irradiait dans mon épaule et je compris sans vouloir me l'avouer que je venais de me faire mordre. Je ne voyais plus la jeune femme aux cheveux bleus et espérais de tout cœur qu'elle était en sécurité. Devant moi, trois infestés prêts à en démordre, j'espérais que des renforts arrivent.

- Sais-tu te battre ? demandais-je à la jeune brebis égarée. Ce n'était pas le rôle du fin jeune homme mais je ne pouvais m'en sortir seul, quand le sens du sacrifice se rappela à moi.

Je venais déjà de me faire mordre, je ne craignais plus les morsures à part leur vive douleur, dans deux jours je serais comme eux ... Je pris alors mon élan tenant ma hache à l'horizontale pour en faire un "chasse-neige", un repousse infectés. Je couru vers les malades, les repoussant de toutes mes forces pour les faire tomber les uns sur les autres.

*Vite, de l'aide !* appelai-je en mon for intérieur.


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