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 [ Evenement] Le Jeu Mortel Du Docteur Samus

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MessageMer 2 Mai - 0:58

Shäan avait écouté les deux hommes parler d'une femme qui vivrait en marge de la société, mais également de la zone qu'ils arpentaient. L'appellation de sorcière lui tiqua. Pourquoi fallait il que les personne un peu différentes s'attirent tout de suite l'antipathie ? Elle était presque certaine que cette femme n'avait rien fait de mal... Et c'est ce genre d'accusation et le fait d'être sans cesse poussé dans ses retranchements qui finissaient pas vous pousser à commette le pire. Elle prit une grande inspiration, haussant les épaules avant de jeter un œil sur les environs. Quand le lieutenant Gallier lui demanda où était passé l'autre jeune homme, elle haussa les épaules, peu intéressée par le sort des personnes qui l'entouraient.

Une vive lumière illumina le ciel une seconde, plus loin dans une des branches de la longue rue qu'ils suivaient, et Shaan pensa que c'était une bonne réponse à la question de l'homme. Le voyant partir au quart de tour, elle le suivit, attentive aux alentours, restant proche sans pour autant le coller. Ils déboulèrent dans une ruelle étroite et encombrée où le maigrelet s'était fait piéger. Plusieurs malades lui barraient la route et Gallier les repoussa tant bien que mal.

Le combat rapproché n'était pas à l'avantage de la jeune femme, elle attendit donc que leur chef soit suffisamment concentré sur les assaillants pour user de son don. Se plaçant devant le brun au dernier moment et profitant que les malades formaient un barrage visuel entre elle et le maigrelet, elle souffla entre ses doigts. Trois bulles se formèrent devant elle, jusqu'à toucher les infectés. Tous tombèrent, endormis, et l'indigo soupira en reprenant une vielle réplique marchande sur un ton blasé :

- On a encore eu de la chance !

Puis elle remarqua l'épaule ensanglantée de leur capitaine et la désigna en maugréant :

- Et merde, il faut vous rendre à l'infirmerie...

La demoiselle se tourna vers l'imprudent et lui jeta un rouleau de corde sortie de son sac en lui ordonnant sans s’inquiéter de sa réaction :

- Attaches les avec ça, ils ne dormiront pas longtemps et il faut que j'arrête le saignement de notre ami.

Elle sortit une bande de son sac, elle l'avait attrapé à l'infirmerie au cas où, la veille. Avec des gestes fermes, manquant de douceur et de pratique, elle enroula le bandage par-dessus les vêtements, suffisamment fort, elle l’espérait, pour empêcher l'homme de se vider de son sang.

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MessageVen 11 Mai - 16:40

En voyant le signe dans le ciel, elle avait enfoncé ses talons dans les flancs de sa monture. De loin, la position était approximative, mais le vacarme du combat lui permit de trouver le reste du groupe rapidement. Elle descendit de cheval à la hâte en voyant la femme aux cheveux bleus nouer un bandage autour de l’épaule de William. Plus loin, Kaïros semblait sous le choc, mais hors de danger, et entre eux, trois contaminés gisaient au sol. La blanche crut d'abord qu'ils étaient morts, mais le discret mouvement de leur thorax leur apprit qu'ils étaient simplement plongés dans un profond sommeil. Surprise, Mayu marmonna :

- Par quel miracle...

Il n'y avait qu'eux quatre dans la ruelle, elle connaissait déjà le don qui animait le lieutenant, il ne restait donc que l'inconnue et Kaïros. Un autre regard vers celui-ci l'inquiéta d'avantage. Comme la poupée bleutée s'occupait de la blessure du brun, elle se rendit auprès de son ami, saisissant le rouleau de corde au passage en jetant un regard froid à la femme :

- Un peu de compassion ça vous tuerait ? Vous voyez bien qu'il n'est pas en état !

Elle attacha elle-même les malades ensembles avant de leur passer les muselièrespuis posa la main sur l'épaule de Kaïros, inquiètes, déclarant à voix basse :

- Tout ira bien, reste concentré.


L'âme lui sourit, tentant de le rassurer et retourna auprès de William, le regard rongé de remords. Si elle avait été là, elle aurait sans doute pu empêcher cet incident. Qu'adviendrait-il du brun à présent qu'il était contaminé ? Le cœur lourd et la main tremblante, Mayu lui tendit une muselière, lui expliquant la voix serrée :

- Nous n'avons aucune certitude du laps de temps qui s'écoulera avant que tu ne deviennes comme... Comme eux...

Elle se racla la gorge et reprit plus durement :

- Pour le bien du groupe, il vaut mieux que tu portes une muselière. De cette façon, tu ne représenteras aucun danger de contamination pour nous.

L'idée même lui répugnait, mais ils étaient le seul rempart à l'invasion d'Umbra, elle ne pouvait permettre à ses sentiments de les mener à leur perte. Serrant les dents, la blanche se détourna, ne pouvant assumer plus longtemps la sentence qu'elle venait de prononcer pour leur sécurité. La culpabilité faisant battre son palpitant de façon désordonnée et douloureuse, mais ils n'avaient pas le temps pour ça. La seule chose qu'elle puisse faire, à présent, était de tout mettre en œuvre pour trouver le remède avant que William ne devienne... Comme les autres malades. C'était une vision qu'elle ne se sentait pas de supporter.



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MessageVen 11 Mai - 17:21

La lumière bleutée que l'esprit des neiges que Kairos abritait en son sein eut l'effet escompté. Rapidement l'équipe qui l'accompagnait le sauvèrent du guêpier dans lequel il c'était lui-même mis. Si presque personne n'était blessé, ils avaient quand même perdu leur leader dans la bataille. Celui-ci n'était certes que superficiellement amoché, mais la troupe savait qu'une simple morsure était suffisante pour transformer même le plus adorable des chevaliers, en un monstre affamé.

Kairos était inerte. Le sentiment de culpabilité s’insinuait en lui, talonné par la peur. Cela l'interdisait de réaliser la tâche pourtant simple que la fille aux bulles lui avait demandé d'exécuter. Heureusement, Mayu sembla remarqua son état, et vint le réconforter. La voir ainsi lui remémora leurs péripéties et Kairos se sentit plus léger. Cette maladie était terrifiante, mais il avait avec lui une précieuse alliée !

Une fois les premiers soins administrés, Kairos prit la parole :

- Je suis désolé pour ce qui vient d'arriver par ma faute. Malheureusement, il est trop tard pour revenir en arrière. Nous devons encore sauver cette ville du fléau qui s'abat sur elle. Nous sommes tout proche maintenant de la cabane de la sorcière dont je vous ai parlé, je pense que nous devrions nous y rendre maintenant, avant que le soleil ne se couche.

Une fois cette déclaration faite, il s'empressa de rejoindre le chevalier brun qui l'avait sauvé. Il le remercia mille fois de sa bravoure et de son courage et s'excusa presque aussi tôt, un autre bon millier de fois de l'avoir mis dans de beaux draps (l'expression fit rougir Kairos légèrement). Dans d'autres circonstances, Kairos n'aurait eu le coeur qu'à la joie, tant la scène lui avait semblait extraordinaire. Mais, la morsure allait bientôt le transformer, par sa faute, ce qui le conduisait à être rongé par la culpabilité.

Pour autant, l'heure n'était pas aux remords, ni aux regrets, mais à l'action. Ils devaient agir, vite, car le temps leur étaient compté.

Kairos pris la tête de l'équipe, pour laisser au brun le temps de retrouver ses esprits, et les guida jusqu'à la cabane de la sorcière. La cabane était situé dans une ruelle et elle constituait l'unique endroit habité de la zone. La terre y était boueuse et de nombreux animaux, dont Kairos n'aurait pour beaucoup pas su dire le nom, était enfermés dans un enclos. Sur le perron de la cabane, une vieille femme, visiblement furieuse, venait de se rendre compte qu'un infecté avait ravagé son potager. Elle se retourna, sans même voir que d'autres individus marchaient vers elle, et fut soulager de voir que son animalerie elle n'avait pas été touchée. Ce n'est que lorsque Kairos prit la parole, qu'elle sembla prendre conscience qu'elle n'était pas la seule humaine ici.

- Bonjour Madame, mes amis et moi sommes désolés de vous déranger, mais nous aurions aimer discuter avec vous des récents événements. Nous avons été mandatés pour enquêter sur la source du fléau qui frappe la ville, et visiblement aussi votre potager, et trouver un antidote. Les gens de la ville dissent que vous êtes une sorcière. Qu'importe si cela est fondé ou non, vous n'avez rien à craindre de nous, mais nous cherchons juste à comprendre ce qu'il se passe ici. Accepteriez-vous de nous aider ?

Si le pouvoir de Kairos était encore très faible, il fut suffisant pour se rendre compte que la femme qui se tenait devant lui, n'était pas une humaine ordinaire. Elle dégageait une odeur particulière, moins sanguine que celle de la première sorcière qu'il avait croisé, mais tout aussi mystérieuse.
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MessageDim 13 Mai - 5:04

Erena pensait pouvoir retourner a ses occupations mais Mercy qui avait assisté a la scène n'était pas très contente de son comportement, et prit la blonde a part. Elle qui ne voulait pas créer d'ennuis, c'était loupé. Son geste était excessif, heureusement qu'elle n'avait pas touché une zone plus grave. Il était vrai que les infectés restaient avant tout des citoyens susceptibles de retrouver leurs esprits, et qu'il serait contraignant de compter des pertes supplémentaires aussi bêtement, en plus de prendre le risque d'incendier les lieux. Pour rattraper sa bêtise, on lui ordonna de rejoindre les cellules et de soigner celui qu'elle avait blessé. Elle soupira et s'exécuta sans un mot, accompagnée d'un garde. En quittant l'infirmerie, elle n'éprouva pas spécialement de culpabilité, mais elle ne voulait cependant pas laisser de mauvaises impressions. Elle qui n'était pourtant pas connue pour sa sociabilité, elle appréciait malgré tout se retrouver en groupe et apporter son aide.

Le temps de passer quelques couloirs, observant les gens aller et venir, tous plus alarmés les uns que les autres, elle arriva dans les prisons. Elle inspecta a droite a gauche, entendant les grognements et gémissements des infectés. Encore quelques pas et elle se retrouva devant la cellule en question. Elle n'entra cependant pas de suite. Le garde attendait pour ouvrir la grille, mais elle observa un instant le contaminé. Ses yeux étaient rouges, ses muscles contractés et évidemment il avait perdu l'esprit. A la vue d'Erena, il se jeta contre la grille en grognant, le regard animal, la bave au lèvres, avant de glisser contre les barreaux, certainement a cause de la brûlure. Blessé, mains attachées et muselé, il ne devrait pas être trop difficile a maîtriser. La blonde fit signe au garde d'ouvrir la grille, celui ci entra en premier et se plaça dans son dos, le tenant fermement aux bras. Elle entra a son tour et sortie un onguent d'une sacoche. Elle en appliqua sur ses doigts et l'étala sur la brûlure. L'infecté se mit alors a hurler, mais était ce de douleur, ou bien parce que son agresseur était devant lui? Ou tout simplement l'effet de la maladie? Erena gardait tout de même un œil sur lui, celui ci gigotant, tentant de se débattre. Mais a peine détourna t'elle le regard pour ranger son matériel, que le détenu dans sa fureur, parvint a briser ses liens et se défaire de l'étreinte du garde, qui fut projeté contre le mur du fond. Erena releva le tête et vit l'infecté se jeter sur elle. Elle parvint a peine a amortir la première attaque atteignant son visage, que le choc la poussa a l'extérieur de la cellule, la heurtant au mur. Quelques peu sonnée, l'infecté se jeta a nouveau sur elle mettant les mains a son cou pour la mordre. La muselière faisait son travail, mais elle ne l'empêchait pas de serrer la blonde de plus en plus, qui commençait a suffoquer. Le garde qui s'était pourtant rapidement relevé ne parvint pas a retenir la bête. Il fallu l'intervention de deux gardes supplémentaires pour parfaitement la maitriser et libérer la jeune fille qui put reprendre son souffle. Elle mit la main a son cou et reprit doucement sa respiration. A première vue, rien de grave, mais elle sentit quelque chose couler a sa joue. Elle releva des doigts du sang qui avait légèrement coulé. Un garde était venu a elle pour lui demander si tout allait bien. N'étant pas une morsure, le risque de contamination était écarté. Elle prit un bout de tissu pour essuyer sa plaie avant de se redresser.
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MessageMar 15 Mai - 21:00



PREMIER JOUR - TOUR 3/4

• L'attaque, au centre de soin, n'a fait aucune victime grâce à la réactivité des gardes, mais les habitants sont plus tendus que jamais. 

◄►

• Des gardes sont venu chercher les infectés que le groupe a arrêté afin de les mener aux geôles.

William a été mordu en défendant Kaïros, il deviendra donc malade à la fin du jour 3.

• La rumeur qu'à suivi Kaïros vous mène chez une femme du nom d'Amery Losano, une Clairvoyante qui vous apprend qu'elle a vu en rêve une petite silhouette tenant une épée de bois. C'est la seule chose qu'elle vous apprend avant de vous demander de partir et de s'enfermer.

Explications


→ Pour le troisième tour du premier jour, vous aurez deux semaines pour répondre, soit jusqu'au 29/05.

→ Les dès reprennent leur rôle normal, pas de sentence ce tour ci.
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MessageSam 19 Mai - 18:53

La douleur de la morsure était contrôlable, mais la perspective qu'elle annonçait me donna des sueurs froides.

Le pouvoir de Shäan nous sauva tous, dommage qu'elle n'est pu l'utiliser quelques minutes avant. Quant à Mayu, elle arriva juste après la bataille. Je me tenait l'épaule, à la fois impuissant et désolé. Désolé car elle serait bientôt seule à devoir protéger le groupe. Désolé car je deviendrais un monstre. Désolé car bientôt je ne la reconnaîtrais plus ... Sauf si nous trouvions l'antidote avant.

Résigné, je me servis de cette peine pour reprendre de l'aplomb. Tout n'était pas perdu, il nous fallait nous presser. La jeune âme me tendit alors une muselière. Mon regard se fit dur, je repoussais alors son bras, chaque muscle de mon visage contracté. Je venais à peine de me faire mordre que l'on me traitait déjà comme un infecté !

Ma raison me força à admettre la vérité, si je voulais continuer un temps soit peu les recherches, je devais d'abord assurer la protection de mes acolytes. Et pour cela porter ce masque ...
- Ce soir Mayu, je te promets de le porter ce soir, laisse moi encore quelques heures sans s'il-te-plaît.

Kaïros vint alors s'excuser et me remercier. Choquer il ne cessait de me répéter ces mots, je finis par lui poser la main sur l'épaule avant de le forcer à me regarder dans les yeux :
- Je n'ai fais que mon travail, il nous faut nous remettre en route d'accord ? A ton tour de me sauver en trouvant l'antidote.
Mon regard s'attarda alors sur Mayu à ces quelques mots.

Le jeune homme gringalet prit alors la tête de la marche et nous mena chez la fameuse sorcière de la ville. J'accrochais un mot au collier de mon familier pour qu'il se rende à la Caserne délivrer le message où était indiqué l'adresse pour récupérer trois contaminés mis hors de danger jusqu'à leur réveil.

Nous arrivâmes dans une cabane au milieu d'un grand jardin habritant nombres d'animaux et de plantes. Recouvrant mes esprits et mes forces j'en profitais pour me soigner grâce à mon don. Le sang reflua et la plaie se referma partiellement. Il était plus difficile de se soigner soi-même dans de telle condition. La douleur disparu totalement, ne m'empêchant pour autant de voir le temps défilé contre moi.

Une vieille femme se présenta au nom d'Amery Losano. Sa voix rauque découpait les mots qu'elle prononçait d'une lenteur presque exaspérante. Elle ne daigna nous inviter à entrer, mais ne refusa pas de me laisser faire le tour de la sommaire propriété.

Laissant mes camarades discuter avec elle je m'attardais sur petite fenêtre pour essayer de découvrir un quelconque indice à l'intérieur de la cabane, mais l'obscurité qui y régnait ne me révéla rien de bien intéressant.

Je revins après une longue inspection du jardin, la femme repartit chez elle en claquant la porte derrière elle et un long regard noir dans ma direction.
- Que s'est-il passé ?

L'on me révéla alors le rêve de la vieille femme, celui d'une petite silhouette tenant une épée de bois. Je me revis alors enfant jouant avec mon frère avec un bâton de bois, me prenant pour un noble chevalier de la garde de Cirdania. J'étais alors bien loin de la réalité à l'époque ...

Perdu dans mes pensée je lançais à la volée :
- Le Roi a-t-il un fils ? Je secouais moi-même la tête à cette question sortit de nul part. Quelqu'un a une idée de ce que ça signifie ? Faut-il seulement s'y fier ?

J'invitais alors le petit groupe à quitter ce lieu, la sorcière ne semblait vouloir nous en révéler davantage sur la signification de son rêve.

Cette fois je laissais la main à qui voulait de la direction à suivre, me mettant légèrement en retrait pour avoir une vu sur l'ensemble du peloton et des risques éventuels qu'abritaient les petites ruelles que nous traversions.


Ecriture William : color=#cc3300
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MessageHier à 17:55

Le dialogue entre les deux individus sensés les protéger lui donna envie de vomir tant il dégoulinait d'un amour qu'ils exhibaient sans honte. N'était ce pas quelque chose que l'on devait garder discrètement ? Surtout en cet instant où la situation nécessitait de garder le contrôle et d'accélérer la cadence ? Soupirant, Shäan en profita pour analyser le caractère des deux jeunes gens. L'homme, dans sa façon de refuser de porter la muselière dès à présent, faisait montre d'un certain ego, mais n'était ce pas le cas de tous les êtres masculin après tout ? Plutôt crever que révéler ses faiblesses. Elle pouvait cependant admettre que l'idée de porter cette chose la répugnait tout autant que de voir la façon dont la femme aux cheveux pâle adulait le lieutenant. Elle lisait dans ses yeux toute la douleur que lui demandait cet acte, mais ne parvenait à éprouver la moindre empathie à son égard.

Ignorant l'élan de regret de celui qui les avait tous attiré dans ce piège, la demoiselle prit la suite du groupe, fermant la marche, comme pour rester éloignée de ce flot d'émotions. Arrivée dans un potager aux nombreuses herbes medicinales et légumes en tout genre, Shäan comprit immédiatement que celle qu'on désignait comme une sorcière, n'était sans doute qu'une vieille femme conaissant les proprietés de ce que la nature avait à offrir. Indignée qu'on puisse encore confondre savoir et sorcellerie, alors que la magie avait, presque, toujours était bénéfique à leur existence, la jeune femme se crispa.

L'échange entre la femme, qui, comme elle l'avait deviné, avait déjà un certain âge en plus d'un caractère plutôt fermé, ne leur appris pas grand chose. La dame avait déclaré rêver d'une petite silhouette tenant une épée de bois, mais quel crédit devait on lui accorder ? Elle n'était pas certaine de vouloir suivre aveuglement un indice aussi hasardeux. Le lieutenant avait profité des trois mots de l'ancêtre pour jeter un œil à son habitation, sans toutefois y entrer. De toute façon, Shäan doutait fort qu'elle ait quelque chose à cacher malgré son empressement à retourner se tapir dans son antre. Et quand la question découlant de son attitude se posa, la demoiselle soupira simplement :

- Notre compagnie ne semble pas lui être agréable, voilà tout.

Elle laissa le soin aux autres de lui transmettre ses paroles, alerte, mais explorant les pistes qui pourraient se joindre à cet indice, s'il en était un. Lorsque le lieutenant évoqua le prince, elle secoua la tête négativement en indiquant calmement :

- Cela fait bien longtemps que le Prince Sylvain n'est plus une petite silhouette, il doit actuellement être aussi grand que vous. Je doute donc qu'il soit concerné par la description de cette voyante. Quant à savoir s'il faut donner du crédit à cette piste, je n'en ai pas la moindre idée.

D'un regard vers le ciel, elle ajouta, vraisemblablement fatiguée de battre le pavé :

- Le soleil a commencé à décliner, nous ferions mieux de contrôler les maisons que nous avons passées pour venir jusqu'ici avant de retourner à la caserne pour faire notre rapport et nous ressourcer. Autant ne pas reprendre la même rue par deux fois, la ville est suffisamment grande pour s'éviter cette perte de temps. Demain, nous devrions vérifier les écoles et les armureries réservées aux entraînements, s'il y en a, par acquis de conscience.

Shäan désigna une maison sur leur droite et déclara d'un ton qui ne tolérait pas le moindre refus :

- Je vais vérifier celle-là, continuez sans moi, je vous rattraperais.

Elle s'engouffra dans la baraque constituée de deux étages, vérifiant les pièces une par une, méfiante, mais pas assez pour voir le corps qui traînait entre la table et les chaises. Lorsqu'une étreinte l'attira vers l'avant, elle chuta avant de se tortiller pour se dégager, repérant le petit gabarit d'un enfant, elle se figea une fraction de seconde. Shäan s'était attendue à ce que la maladie touche grands et petits sans distinction, mais voir un garçonnet avec ce regard avait de quoi décontenancer n'importe qui. Même le plus robuste des chevaliers. Quand il bondit pour la mordre, elle se pressa contre la table et le laissa choir, sonné par le choc que son élan avait engendré. Elle s'empressa alors d'attraper un chiffon qui traînait et de le nouer par-dessus sa bouche, en faisant une sorte de bâillon étroitement serré.

Tenant les bras du garçon pliés dans son dos, elle le poussa vers l'avant dès qu'il eu reprit connaissance. Malgré ses protestations, la poigne de Shäan suffisait à le contraindre, et elle ne trouva rien dans la maison digne d'intérêt. Rejoignant le groupe, elle les héla :

- Il reste des liens pour ce petit gars ?

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