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 RP - Apprendre à se contrôler ou L'irruption nu dans les chutes de cristal [Mayu et Kairos]

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MessageSam 28 Avr - 21:08

Tandis qu'il séjournait encore à Mystarcia Kairos avait entendu parlé des chutes de cristal lors d'une soirée particulièrement arrosée dans l'un des plus grands bars de la capitale. Un homme était arrivé couvert de vieilles cicatrices et c'était dirigé, d'une démarche assurée et résolument atypique, en direction du comptoir où il avait indiqué vouloir gouter à ce breuvage dont tous les hommes libres avaient entendus parlé qui était la spécialité de la maison. L'homme, d'une cinquantaine d'années pris la pinte que l'aubergiste lui tendit et vint s'installer à coté de Kairos, dernier endroit préservé d'une part de la foule mais également de la puanteur de certains des occupants de l'auberge.

A peine avait-il pris place que Kairos, dont la curiosité avait été piquée au vif, lui demanda :
- Vous semblez être un aventurier, je suis à la recherche d'un endroit ayant un fort lien avec l'eau mais je ne sais pas par où commencer, accepteriez-vous de m'aider?

L'homme lui avait alors longuement parlé de ses exploits en tant que chasseur de prime, sans vraiment répondre à sa question. Lorsque Kairos lui fit par son périple avec le Siless, l'homme écarquilla les yeux, mais refusa dans un premier temps de le croire, jusqu'à ce que Kairos lui montre le plastron qu'il portait sur lui. L'homme fut impressionné et c'est sans doute cela qui le poussa à lui parler des Chutes de cristal, qu'il décrivait comme un lieu empli de magie et inégalable.

Kairos était surexcité à l'idée de découvrir de ses propres yeux cet endroit. Depuis qu'il était parti à l'aventure, il lui semblait que chacune de ses découvertes étaient encore plus splendide que la précédente. A la vue de ces cascades aux couleurs cristallines, Kairos ne put s'empêcher de se dévêtir et de courir pour y piquer une tête. Sa décision fut prise si hâtivement qu'il ne vit pas dans un premier temps qu'il n'était pas seul dans les alentours. C'est donc, totalement nu, qu'il dut faire face à de nombreux inconnus, qui eux avaient pris la peine de garder leurs sous-vêtements le temps de la baignade. Les femmes se mirent pour la plupart à crier (comportement somme toute assez normal à la vue d'un homme totalement dévêtu) et les hommes, situés dans l'autre bassin, se contentèrent pour la plupart de se moquer de ce blanc-bec qui ressemblait à un chaton tout juste sorti du ventre de sa mère.

Kairos, qui d'ordinaire était quelqu'un de très pudique, avait atteint un niveau de gêne sans précédent. Sa tête avait pris l'apparence d'une tomate, et ses mains peinaient à cacher le peu de dignité qu'il tentait de conserver. C'est alors, qu'il aperçut Mayu au bord de l'eau. Face à tous ces visages inconnus, il s'empressa de rejoindre celle avec qui il avait déjà tant appris.

Avant qu'elle ne puisse lui dire un mot, Kairos s'empara de ses affaires, courut à une vitesse qu'il ne se savait pas capable d'atteindre jusqu'aux buissons, se roula par terre pour se sécher, et enfila ses affaires. Quand apprendrait-il à être moins impulsif ?

Alors qu'il allait enfiler son caleçon à l'abri derrière un buisson, l'esprit des sables crut drôle de créer une légère brise suffisante pour offrir une magnifique vue sur Kairos.

Souillé et déshonoré, Kairos pris ses affaires et parti tout penaud chercher un endroit plus calme où il pourrait méditer sur son cas et maudire son existence (et pourquoi pas prendre sa revanche sur l'esprit taquin).

Kairos pris le parti de s'installer en haut d'une colline. La colline était entièrement dégagée, permettant d'apercevoir les alentours, sans pour autant qu'on puisse l'apercevoir lui, grâce aux arbustes présents au centre de la butte. L'endroit lui semblait stratégiquement parfait, selon les conseils qu'il avait pu obtenir au cours de ses voyages. Il avait toujours sur lui des brindilles et de quoi allumer un feu, ce qu'il s'empressa de faire pour se réchauffer. Il mit à sécher ses affaires et entrepris de faire une soupe à l'aide des champignons qu'il avait ramasser sur le chemin, et qu'il avait appris à reconnaitre durant son séjour chez les autochtones de la jungle. Une fois les préparatifs terminés, il s'installa au coin du feu, emmitouflé dans une laine épaisse et se surprit à penser que son grand-père serait sans doute fier du chemin qu'il avait parcouru, lui qui n'avait jamais vraiment été débrouillard étant jeune.

Kairos aurait aimé discuter avec Mayu, et la revoir dans d'autres circonstances. Il avait espérait qu'elle le suivrait, mais elle était sans doute passer à autre chose depuis...
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MessageDim 29 Avr - 4:21

La blanche soupira, une fois encore. Elle observait les autres jouer dans l'eau claire, non loin. Elle avait accepté une petite mission de protection uniquement pour regarnir sa bourse et accompagnait une demoiselle et ses amies se baigner dans les chutes de cristal pour l'après-midi. Les pieds dans l'eau, elle demeurait alerte. Loin d'être la seule mandatée pour ce rendez-vous de pimbêches belliqueuses ne pensant qu'à se distraire en faisant fi des risques, l'âme avait retrouvé une connaissance. Malheureusement, sa compagnie n'égalait pas celle d'un certain homme aux cheveux bruns, bien que son humour et ses anecdotes ne soit pas les pires qu'elle ai entendu. William.. Elle rougit et s'aspergea le visage.

C'était une journée magnifique, de celle où le ciel azuré semble infini et la paresse enviable, et de nombreux voyageurs et opportunistes profitaient du point d'eau. Mayu pouffa à une blague de Maximilian, le garde du corps d'une autre des fille du groupe, quand ces dernières se mirent à hurler. Sautant sur ses pieds, la demoiselle chercha la raison de leur panique quand elle repéra le corps svelte d'un homme... Nu. Il sembla se rendre compte de la présences des autres baigneurs et fit volte-face. Elle le reconnu alors, mais n'eut pas même le temps de le saluer qu'il venait se cacher derrière elle, rouge de honte.

L'âme, charitable, tenta bien de l'aider, lui tendant sa cape, sur laquelle elle était assise quelques secondes plus tôt, mais l'aventurier préféra fuir plus loin, à l'abri des rires moqueurs. Cependant, le destin lui joua un drôle de tour en écartant les branches qui le masquaient, offrant une vue parfaite sur son postérieur, et la demoiselle ne put s'empêcher de rire, accompagnant celui de Maximilian, tonitruant. Lorsqu'elle se rendit compte que c'était déplacé, elle tenta de retrouver Kaïros, mais il devait avoir quitté les berges depuis longtemps. Elle expliqua au garde du corps qu'elle n'aimait pas le savoir seul dans la jungle et lui demanda de raccompagner la jeune fille, et de récupérer sa prime au passage. Ce dernier lâcha en mastiquant la chair d'un fruit :

- Mmh, bien chur, pas de souchis, mais che prends cinquante pourchent de la chomme qu'on t'a promise, pour le détour.


Mayu approuva et le remercia avant de ramasser ses biens et de se mettre à la recherche du brun. Il s'était écoulé environs deux heures depuis qu'il avait fait son apparition remarquée, et la nuit tombait, mais elle n'eut aucun mal à suivre sa trace. La terre humide des berges lui permit, dans un premier temps, de suivre les empruntes de pas, puis la végétation abîmée pris le relais, et, enfin, la lumière d'un feu dans la direction qu'elle suivait attira son attention. Repérant une ombre, elle la contourna pour avancer dans son dos, discrètement. Elle voulait s'assurer de ne pas se tromper de personne.

Comme elle se savait plus habile que lui, l'âme lui fit une petite blague une fois qu'elle fut assurée de son identité et suffisamment proche. Rassemblant ses mains autour de sa bouche d'une façon bien particulière, elle imita le hululement lugubre de quelques oiseaux de mauvais présage. Puis, la blanche se déplaça dans les buissons sans aucune discrétion avant de soudainement bondir hors de sa cachette en prenant le ton de la plaisanterie :

- Je ne savais pas que tu pratiquais le naturisme ! C'est plutôt courageux à toi, huhu.

La combattante repéra alors la soupe et en huma le fumet avant de se lécher les babines. Elle s'assit à côté de Kaïros, à même le sol, comme si de rien n'était, et sorti de sa besace de la viande séchée en la tendant vers lui :

- On partage ?




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MessageMer 2 Mai - 20:56

Comme elle était arrivée dans sa vie la première fois, Mayu fit irruption dans le campement de fortune de Kairos. Son visage semblait à la fois amusé, par la blague de mauvais goût qu'elle lui avait fait en imitant des bruits effrayants, et également soulagé. Elle pris la peine de sentir ce que Kairos était en train de faire mijoter et sembla satisfaite puisqu'elle proposa de partager son repas.

Kairos lui expliqua alors qu'il ne souhaitait qu'une chose - retrouver l'aventure ! Et Kairos avait remarqué qu'être proche de Mayu entraînait toujours des péripeties endiablées, un peu comme si cette fille attirait à elle les aventures les plus excitantes du coin où elle résidait. Kairos était vraiment content de la retrouver et de partager un repas avec elle. Il espérait qu'elle avait une piste à lui proposer et surtout qu'elle accepterait qu'il l'accompagne encore une fois !

Après avoir discuté, Kairos s'excusa et parti se coucher. Les aventures qu'il avait vécues (ou plutôt subies) aujourd'hui avait provoqué en lui un sentiment de lassitude, qu'une bonne nuit de repos adoucirait sans doute un peu.

Lorsque le soleil lui chatouilla le bout du nez, Kairos se leva et parti se rafraichir dans la rivière au creux de la colline où il avait dormi. La baignade se déroula cette fois-ci sans incident notable. Alors qu'il se séchait et s'apprêtait à enfiler ses vêtements, Kairos fut surpris par une jeune femme aux yeux d'émeraudes et à la chevelure pareille à des épis de blés qui semblaient plus doux que la mousse fabriquée à partir d'une fève très recherchée, spécialité de la capitale.

Elle lui dit, d'un ton neutre qui ne trahissait aucune émotion :

- Le cristal a été souillé par un être depuis longtemps oublié. Bientôt les hommes se souviendront, que certains ne devraient jamais être négligés.

Elle ponctua la fin de son message énigmatique par un sourire moqueur, et partie en bondissant dont la forêt où elle sembla se fondre comme par magie.

Kairos s'habilla rapidement, repris le chemin du campement et entrepris de raconter sa rencontre avec Mayu. Sans doute saurait-elle ce que cela voulait dire !
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MessageJeu 3 Mai - 21:02

Sans perdre de temps, le jeune homme lui fit part de sa soif de découvertes et de péripéties, il semblait heureux de la voir et cela mit du baume au cœur à l'âme qui se sentait bien lasse dernièrement. Ils partagèrent soupe et viande avant que Kaïros n'aille s'envelopper dans la chaleur du sommeil. Incapable de fermer l'œil, Mayu le veilla en observant le ciel. La voûte céleste était claire, annonçant une belle journée, et les astres scintillaient par habitude. Il lui sembla qu'eux aussi, de leur promontoire lointain, lui contaient combien leur vie étaient monotone. Comme si observaient les habitants d'Ezylone se débattre les amusaient. Elle serra le poing sur une touffe d'herbe et l'arracha rageusement avant de couver le brun du regard. Il lui faisait penser à un enfant qui découvre le monde avec des yeux emplis d'étoiles, toujours impatient et intarissables de questions. La blanche sourit et s'allongea dans l'herbe pour observer l'aube apporter une couleur plus douce au paysage.

Dès qu'il fut révéillé, son ami fila prendre un bain matinal, ce qui amusa la blanche qui savait qu'il ne croiserait pas grand monde à cette heure-ci. La veille était une exception après tout, il y avait rarement autant de monde dans ce lieu pur et reculé. Elle en profita pour faire bouillir de l'eau avant d'y plonger des feuilles de thé séchées et de l'hibiscus qui donna à l'infusion une couleur rougêatre et un parfum envoûtant. Quand elle vit le brun revenir, la demoiselle pensait le trouver détendu, mais il avait l'air perplexe et elle le laissa lui raconter sa rencontre avant de lui tendre un mug de thé fumant en le faisant s'asseoir pour qu'il se calme. La blanche remonta alors ses cheveux en une queue-de-cheval haute et posa son menton sur ses mains croisées en décomposant le message de l'étrange fille :

- Le cristal, mmh ? Elle doit parler de l'eau des chutes, peut être même de sa source, mais elle prend origine si loin sous terre que l'accès me semble compromis. Quant à l'être oublié... Je ne pense pas qu'il s'agit de Terabithia, elle est encore présente même si elle se manifeste peu, et les habitants du coin n'en sont pas à oublier ses apparitions. Peut-être une personne ? Un ancien prêtre du culte de la louve ? Mais je n'en connais aucun qui aurait marqué l'histoire plus qu'un autre... Quant à cette histoire de négligence, non, vraiment, cela ne me parle pas. Il y a bien certaines races qui ont subi des mauvais traitement, et d'autres qui ont même manqués disparaître, mais je ne pense pas que ce soit le sujet de cette énigme.

La demoiselle prit une grande gorgée de thé, à présent tiède, et ajouta, pensive, les yeux dans les braises du feu :

- Si cette femme a disparu dans la forêt comme tu le dis, alors c'est sans doute une Chlorophilienne, et toute cette histoire n'est peut-être qu'un mauvais tour fait au touriste. Et si nous visitions les grottes, par acquis de conscience ? Il me semble que certaines corniches sous les cascades y donnent accès, mais je ne m'y suis jamais aventurée et je n'ai pas vraiment le matériel adapté sur moi. Toutefois, si nous n'allons pas trop loin et nous montrons prudents, cette exploration devrait se dérouler sans embûches. Qu'en penses-tu ?


À l'aide d'un ruban écarlate, elle enroula ses cheveux pour les rassembler en un chignon grossier et se releva en s'étirant. Il s'agissait à coup sur d'une blague, d'un canular des être vivants non loin voulant profiter de la naïveté des voyageurs, mais l'âme voulait en avoir le cœur net.



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MessageMar 8 Mai - 13:34

La connaissance qui transparaissait des propos de Mayu laissa Kairos sans voix. Il se doutait qu'elle n'avait pas l'âge que son physique délicieux laissait penser, mais la question qu'il se posait était de savoir si cette fille n'avait pas même connu l'aube des temps. Mayu ne semblait pas vraiment croire à cette phrase énigmatique que la fille aux boucles d'or lui avait communiqué. C'était dans son comportement visiblement d'être méfiante et prudente. Sans doute une qualité acquise au cours de sa longue existence.

Kairos quand il était plus jeune s'était pris à penser à l'éternité. L'idée de vivre éternellement avait quelque chose de séduisant de prime abord. Mais, il avait aussi compris le revers de l'éternité, lorsque son grand-père l'avait quitté. Vivre éternellement impliquer de devoir subir la perte de ses propres, de manière inexorable, ce qui pouvait sans doute conduire à une forme de lassitude. Mayu, si elle semblait parfois désabusée, n'en restait pas moi une particulièrement bonne vivante, notamment durant les nombreux repas qu'ils avaient tous les deux partagés.

La proposition de Mayu n'eut pas besoin d'être réitéré, tant Kairos bondit sur l'occasion. Il avait résolument envie de partir à l'aventure. D'autant, que l'énigme lui avait curieusement fait penser à sa mère. Peut-être tenait-il envie une piste pour retrouver l'endroit que sa mère avait fui pour le sauver.

Après avoir pris le temps de ramasser leurs affaires, de boire le thé que Mayu avait préparé et de rétablir la colline dans l'état où il l'avait trouvé, Kairos parti trouver une de ces fameuses corniches dont Mayu avait parlé. Il longea le premier ruisseau qu'il aperçut et trouva, au bout, une cascade magnifique. La hauteur de la chute produisait un vacarme ahurissant, si bien que Kairos crut voir Mayu lui parler, sans parvenir à l'entendre. Kairos était parti devant. En effet, comme à son habitude à la vue de l'eau, Kairos redevenait un enfant. Il adorait l'élément aquatique. Il lui semblait que dans l'eau, ses problèmes s'évaporait et que l'eau l'envelopper dans une étreinte d'une douceur inégalable. Kairos n'avait jamais connu la tendresse d'un câlin maternel, ainsi c'est tout naturellement qu'il assimilait l'eau, à la chaleur d'une mère qu'il n'avait jamais connu.

Au pied de la cascade, il aperçut une corniche qui permettait de se glisser derrière la cascade. Il commença a avancé, tomba dans l'eau une première fois, du fait que la corniche était particulièrement étroite et glissante et se retrouva nez-à-nez avec un serpent qui n'était pas du tout préparé à voir un humain lui tomber dessus. Le serpent marin fut d'abord apeuré et semblait prêt à se défendre. Mais lorsque les yeux de Kairos croisèrent son regard, il sembla le reconnaître et retourna dans sa cachette.  A la deuxième tentative, Kairos parvint à franchir la corniche sans encombrer et trouva une grotte cachée derrière la cascade. Des algues phosphorescentes étaient nichées dans les parois et permettait de voir à l'intérieur à faible distance. Kairos se souvint que Mayu avait indiqué qu'il fallait se montrer prudent, il attendit donc qu'elle le rejoigne pour s'aventurer plus loin dans la grotte.

La grotte, hormis les algues qui y avaient élu domicile, était somme toute assez banale. Elle semblait n'avoir pas été explorée depuis longtemps. L'air était frais, et sa direction semblait indiqué, selon l'esprit du sable qui l'accompagnait, qu'aucune autre sortie n'existait plus loin dans la grotte. Après avoir avancé quelques temps, Kairos se retrouve face à une intersection entre deux passages. Au lieu, un trou dans la roche contenait de l'eau, sans qu'on puisse en deviner la profondeur.

D'un coté, les parois semblaient sèches, et aucune algue n'y poussait rendait l'avancée périlleuse. De l'autre coté, le passage était légèrement immergé, exigeant de plonger dans l'eau jusqu'à la taille pour progresser, mais les algues fournissait un soutien visuel non négligeable.

Kairos n'avait pas vraiment d'idée sur la meilleure option à adopter, et se pencha pour observer son reflet à la surface de l'eau contenu dans le trou. Ce mystérieux trou l'intriguait, tant les contours étaient parfaitement taillés pour former un cercle parfait. Quel mystère pouvait-il bien cacher ?
En se penchant pour observer son reflet, le pendentif que Kairos portait autour du cou s’extirpa de ses affaires et Kairos se rendit alors compte qu'il brillait très faiblement.

- Mayu, as-tu déjà vu un pendentif comme celui-ci ?
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MessageVen 11 Mai - 18:23

L'idée convainquit Kaïros sans que la blanche n'ait à donner plus de détails. Ni une, ni deux, il vida le mug de thé et rangea ses affaires. Le fait qu'il efface toute trace de son passage surpris agréablement Mayu. Il était rare de voir de jeunes personnes respecter la nature à ce point, et cela faisant longtemps qu'elle n'avait pas observé une telle attention. Elle laissa le jeune homme partir d'un côté, et explora un autre chemin qui coupait à travers un bosquet en le prévenant qu'elle revenait. La demoiselle l'avait repéré la veille et n'était pas sûre de ce à quoi il menait, mais rien ne coûtait de vérifier. Suivant un mince filet d'eau se transformant en ruisseau plus fourni, elle déboucha dans une clairière où une femelle Pan jouait avec ses petits. Restant un instant immobile, émerveillée devant le spectacle attendrissant de ces belles créatures au pelage tachetées de couleurs chatoyantes, elle fit marche arrière, ne désirant pas troubler leur jeu.

Revenant à l'embranchement où elle avait quitté son ami, elle suivit l'autre bras du ruisseau jusqu'au pied d'une cascade de bonne taille. L'air frais transportant d'infimes gouttelettes apportait une fraîcheur fort agréable, mais elle craignit que cela ne rende l'accès encore plus glissant. Le bassin qui accueillait le torrent avait l'air suffisamment profond et dégagé pour accueillir une chute, mais l'eau était un danger qu'il ne fallait pas négliger, il était facile, après tout, de mal tomber et de se noyer bêtement. En cherchant, elle trouva des traces de pas au bord de la structure rocheuse et s'agrippa, assurant ses prises, car ses pieds patinaient sur la roche mouillée. Pénétrant dans la grotte qui ressemblait en tout point à ce qu'on lui avait décrit, Mayu arracha quelques algues et les noua autour de son collier. Nul ne savait s'ils en trouveraient autant plus loin.

Retrouver Kaïros ne fut pas compliqué. Dès qu'elle avança dans le boyau sombre, en dehors de la partie humide, les traces de pas du jeune homme apparurent clairement dans la mousse qui couvrait le sol, enfoncée par endroits. Elle ne le héla pas, se refusant à briser la sérénité des lieux, mais ne put s'empêcher de remarquer qu'il était trempé et soupçonna un ou plusieurs échecs pour atteindre la grotte. La demoiselle le suivit lentement, vérifiant à chaque pas où elle posait les pieds ainsi que les parois pour s'assurer qu'aucune bête ne s'y tapissait. Elle, pouvait se permettre d'encaisser une attaque surprise, contrairement au jeune homme qui risquait bien plus. Heureusement pour eux, nul créature ne semblaient avoir élu domicile dans cette partie de la grotte et ils avancèrent sans encombre jusqu'à une première intersection.

Un bassin visiblement profond bloquait l'accès aux deux couloirs qui continuaient de s'enfoncer dans la roche. Ils apparaissaient, l'opposé l'un de l'autre, et si le premier semblait accueillant malgré le risque que l'eau les empêche de se mouvoir assez rapidement en cas d'imprévu, le second ne laissait transparaître que sécheresse et obscurité. S'il y avait quelque chose, ce devait être là... L'envie manquait cependant à l'âme de prendre cette direction. Le brun prit la parole, la tirant de ses observations et Mayu s'agenouilla alors à côté de lui pour observer le collier qu'il portait en déclarant :

- Je ne pense pas que le pendentif ait une quelconque particularité, le flacon ressemble à n'importe lequel de ces petits contenants que l'on peut trouver sur le marché à Ahriman ou Mystarcia, cependant... Cette eau doit contenir quelque chose qui la rend lumineuse.

Avisant la seule source de lumière des grottes, elle attrapa une poignée d'algues phosphorescente et l'agita dans l'eau, troublant leurs reflets. L'onde se mit alors à briller faiblement, tout comme le liquide contenu dans le petit flacon et les yeux de la blanche se mirent à briller, fascinés.

- Ces algues doivent libérer une substance qui se mélange à l'humidité qui ruisselle le long des parois. Ce doivent être elles qui lui octroient cette capacité bioluminescente... Ce qui veut dire qu'à l'endroit où cette eau a été prélevée, il devait aussi y avoir ces algues.

Se redressant, la jeune femme regarda à nouveau les deux chemins, puis expliqua son point de vue à voix haute pour que son ami puisse en comprendre le raisonnement :

- Si ce que dit la femme que tu as vue est vrai, nous devrions prendre le chemin où la végétation s'est flétrie. C'est un sacré signe de mal-être de la nature, et nous pouvons compenser l'absence de lumière en collectant des algues avant de nous y engager.



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MessageDim 13 Mai - 17:47

La solution que proposa Mayu parut satisfaire Kairos. Celui-ci n'avait certes pas beaucoup avancé, mais au moins pour la première fois, il tenait une piste, aussi infime soit-elle. Ainsi, il était probable que l'endroit qu'il recherchait tant était une grotte proche de l'eau. Parfois, savoir se satisfaire de peu est une merveilleuse qualité, qui lui avait permis de savourer chaque instant de son existence. Joyeux, et sifflotant, il arracha quelques algues, pour les étudier de plus prêt le moment venu, et surtout se constituer un éclairage suffisant la suite de leur exploration.

Le chaton qu'il avait recueilli avait bien grandi depuis tout ce temps. Il était devenu une jeune adolescente et avait appris à se nourrir par lui-même dans la jungle. Surtout, le lien qui les unissait c'était fortement intensifié, et Kairos était persuadé de ressentir parfois ce que sa petite protégée ressentait. La nuit dernière, elle ne s'était pas manifestée devant Mayu, tout simplement parce qu'elle était en train de dormir. Mais cette fois, lorsqu'elle reconnut la voix de la fille qui les avait accompagné dans leurs aventures, elle sortit de sa cachette et se jeta à la figure de Mayu pour fêter son retour comme il se doit.

Kairos fut surpris de voir un tel élan d'affectation pour quelqu'un d'autre que lui-même. Saphira, car elle avait maintenant un nom, était du genre réservée avec les gens que Kairos avait jusque là rencontrer, voire même parfois agressive et méfiante. Mayu ne méritait visiblement pas de telles précautions... Cela rendit Kairos un brin jaloux, lui qui c'était habitué à profiter seul de l'amour inconditionnel de son familier. Saphira du sentir cette frustration de la part de son maître, et s'empressa de retourner s'enrouler autour du cou de Kairos, son poste favori.

- Je m'excuse pour cette boule de poils, elle avait visiblement très envie de te montrer à quel point tu lui avais manqué !

En prononçant ses mots, il baissa les yeux pour lancer un regard amusé à Saphira, avant de se rendre compte que Saphira avait le pelage de la même couleur que son pendentif. Peut-être était-ce un autre indice, mais ils avaient d'autres choses à faire dans l'immédiat.

Mayu avait indiqué préférer l'embranchement sombre et peu accueillant. Son argumentation était tout à fait pertinente, ce qui emporta la conviction de Kairos. Mais un élément le maintenait dans l'incertitude. Quel pouvait bien être la raison d'être de ce bassin ?

- Je suis d'accord avec toi quand au chemin qu'il convient de poursuivre. Maintenant que nous avons trouver notre chemin, encore faut-il réussir à franchir ce bassin. Je ferai mieux de me lancer en premier, pendant que tu surveilles ce qui se passe à terre. Surtout que ce n'est pas comme si j'allais me tremper plus que je ne le suis déjà.

Kairos plongea dans l'eau, avec une certaine grâce, qu'il n'avait pas l'habitude d'avoir d'ordinaire. Il faut dire que dans l'eau, il se sentait dans son élément. Il pouvait rester plusieurs minutes sous l'eau en apnée, et ses mouvements lui semblaient plus naturels.

L'eau était fraîche, mais limpide. Pas de doute, c'était de l'eau qui provenait directement de la source des chutes de cristal. Kairos commença à nager rapidement vers le chemin qu'il avait décidé de suivre. Alors qu'il avait atteint la moitié de la longueur du bassin, il se sentit attiré par une étreinte, qui lui agrippa la cheville. Les algues que Kairos avait arrachées s'étaient répandues dans le bassin, l'éclairant d'une couleur bleutée ravissante. Ainsi, lorsqu'il se retourna pour tenter d'apercevoir ce qui le retenait, il fut surpris de ne pas parvenir à déceler quoique ce soit qui puisse bien expliquer cette force qui tentait de le garder ici. Pourtant, Kairos s'aperçut qu'à cet endroit précis, les ondes que ses battements avaient provoqué étaient repoussées par quelque chose d'invisible à l’œil nu.

- Mayu, je crois que quelque chose vient de m'attraper la cheville. Parviens-tu à voir ce que c'est ?

Sans attendre sa réponse, Kairos, donna un violent coup de pied, qui réussit à libérer sa cheville. Il nagea aussi vite qu'il pu pour rejoindre l'extrémité du bassin et remonter à la surface.

Dans son esprit, résonnait une phrase qu'il avait entendu alors qu'il était encore dans l'eau. Il ne parvenait pas à en comprendre le sens, mais la voix, féminine, ne laissait aucun doute. C'était comme si le bassin l'avait imploré à l'aide. Il se refusa à dire quoique ce soit à Mayu, de peur qu'elle le prenne pour un fou. Il espérait juste que celle-ci parviendrait à traverser sans encombre ce bassin.



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MessageJeu 17 Mai - 8:14


J'ai conscience d'être, d'exister entre autre, dans ce monde. Depuis quand ? Je ne saurais le dire. Je suis restée là où l'on m'a placé, dans l'attente d'un rôle à jouer. Et tu as fini par venir, mon Némésis, alors même que l'ennui me rongeait. J'étais vie et abondance, et ta présence même suffisait à m’éclipser malgré ma grande splendeur. Pourtant, tu n'avais rien que l'on puisse envier. Une créature sombre, affamée, envieuse. Tu as tout de suite senti que j'étais celle qu'il te fallait, et t'es imposé à moi sans craindre de me voir périr. Si je t'appartenais, alors qu'importait la possibilité que je cesse d'être ? J'ai commencé à disparaître, à me fondre dans ton ombre sans avoir de raison de m'en extraire. Personne ne m'avait expliqué qu'il fallait que je sois pour la survie d'un plus grand nombre, et il était si agréable d'oublier. De m'oublier.

◄►

De l'onde jaillit soudain une silhouette féminine, sans visage, à la longue chevelure ralliant la surface de l'eau emplissant la cavité. La voix, si claire et cristalline, évoquait la légèreté de l'écume, le roulement des vagues, et laissait transparaître une grande inquiétude :

- Vous qui êtes entré dans le sanctuaire, un choix lourd de conséquences vous appartient à présent : la libérer ou partir.

La forme s'affaissa dans un clapotement bruyant et la flaque redevint lisse, calme, et silencieuse.

◄►

Il ne reste nul trace de l'apparition, mais sa présence dans la grotte vous semble à présent évidente. Qu'allez-vous faire ? Continuer ? Fuir cette étrange entité ?

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MessageVen 18 Mai - 18:50

Alors que la blanche réfléchissait, un voltiran lui bondit dessus et elle sursauta. La demoiselle mit quelques secondes à reconnaître l'animal qu'elle avait déjà eu l'occasion de rencontrer lors de leurs péripéties. Souriant, elle lui grattouilla la tête en s'esclaffant à voix basse :

- Et bien, tu as bien grandi toi !

Elle le regarda planer jusqu'à son maître et se trouver une position confortable avant de répondre au jeune homme :

- Aucun problème, je suis contente qu'elle se porte aussi bien.

Kaïros approuva le choix qu'elle avait formulé plus tôt et décida de traverser le premier tandis qu'elle surveillait leurs arrières. Hochant la tête pour signifier son accord, Mayu leva les algues devant elle pour éclairer le boyau tortueux. L'âme garda un regard sur l'avancement de son ami, inquiète malgré la clarté de l'onde ne révélant aucun ennemi. Pourtant, lorsque le brun se plaignit de rencontrer un obstacle, la blanche se rapprocha sans rien distinguer d'autre qu'une masse incolore ne réagissant pas aux mouvements aquatiques. Inquiète, elle allait plonger quand il réussit à se dégager.

Une fois qu'il fut sur terre, une forme humanoïde sortit de l'eau. Le collier de la jeune femme ne réagissant pas, elle comprit qu'elle ne risquait rien. Quoi que soit cette apparition, elle ne leur voulait apparemment aucun mal. Au contraire, elle leur annonça qu'ils se trouvaient dans un sanctuaire et prononça une sentence pleine de non-sens pour qui n'avait pas le savoir nécessaire à le déchiffrer. Quand elle eu disparu, Mayu déposa sa cape et sa besace au sec et plongea pour rejoindre l'autre berge en quelques brasses. Ses vêtements lui collaient à la peau de façon désagréable, et ce n'était pas avec la fraîcheur et l'humidité ambiante qu'ils allaient sécher.

- Tout va bien ? Quelle étrange émanation, je n'avais jamais vu un tel phénomène ! En tout cas, nous devons choisir. Je ne sais pas qui est ce "la" ayant besoin d'aide pour se libérer, mais je t'avoue que cela me rend curieuse. Je n'ai pas l'habitude de fléchir devant le danger.


Jetant un œil sur son compagnon d'aventure, elle ajouta, plus doucement :

- Mais je ne t'oblige pas à m'accompagner. Si la situation nécessite de l'aide, je saurai être suffisamment raisonnable pour sortir et en trouver.

La demoiselle eu du mal à extraire les algues phosphorescentes de sa poche trempée, son amulette restait inerte, la rassurant. Ils pouvaient discuter sans craindre d'être attaqué. Bien qu'elle ait hâte de continuer son chemin, la blanche ne voulait surtout pas forcer Kaïros. Elle l'avait déjà, de nombreuses fois, entraîné dans des aventures risquées, et ne souhaitait pas le contraindre à mettre sa vie en jeu sans son consentement. Personne ne lui avait jamais parlé d'un sanctuaire sous les chutes de cristal, et encore moins d'une entité y vivant. Mais tout cela ne pouvait plus être pris pour une blague de mauvais goût désormais...




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Tueur de Siless
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MessageSam 19 Mai - 21:57

Alors que Kairos s’apprêtait à dire à sa compagne d'aventure de la rejoindre, il fut surpris par l'apparition d'une forme féminine formée entière de l'eau du bassin. Celle-ci précisa que cet endroit était un sanctuaire et qu'il avait un choix à faire avant de disparaître. Kairos n'avait beau pas être attiré par les femmes, les courbes de celle-ci l'avait laissée sans voix. L'eau avait quelque chose de si sensuel décidément.
Mais surtout, la sensation qu'avait Kairos c'était confirmée. Il y avait bien quelqu'un ou quelque chose qui attendait qu'on la sauve.

Ainsi lorsque Mayu fit par de sa curiosité et de sa volonté de continuer, Kairos ne fut ni surpris, ni apeuré, mais tout simplement rassuré de voir que son amie n'avait elle aussi pas changer.

- Mayu, tu me connais suffisamment pour savoir que je me jette toujours tête baissée dans les pires ennuis et que grâce à la chimère tu es toujours là pour me sauver les fesses ! L'apparition a été claire, il y a quelqu'un qui mérite d'être sauvé ! Tu vois que ce n'était finalement pas qu'un stupide canular.

Kairos agrippa Saphira qui virevoltait à coté de lui pour la poser sur ses épaules et ouvrit la marche !

Les algues mouillées étaient collantes mais leurs propriétés luminescentes restaient identiques. Bien que la vision n'était pas parfaite dans la caverne étroite, Kairos parvenait à se mouvoir sans difficulté et voyait plusieurs mètres devant lui. Kairos avançait à bonne allure car il savait son amie capable de le suivre aisément.

Au bout d'une marche qui sembla à Kairos interminable, le goulot s'ouvrait sur une large cavité taillée dans la roche. Les parois semblaient avoir véritablement été sculptées dans la pierre et non pas être le fruit d'un quelconque phénomène naturel. Pourtant, rien ne semblait indiqué une quelconque trace de présence humaine depuis de bien nombreuses années. Au fond de la cavité, un bassin avec une magnifique cascade se situé juste après un autel taillé à même la roche. Sur les contours de l'autel, de magnifiques fresques semblaient raconter une histoire d'un autre temps représentant la femme dont il avait pu voir une apparition dans le bassin. Kairos observa la fresque et déclara :

- Cette femme semble se sacrifier pour sauver quelque chose de bien plus grand qu'elle. Je ne peux m'empêcher d'admirer cette femme dont je ne sais pourtant rien. Sais-tu qui cela pourrait bien être. Je pense que toute cette histoire tourne autour de cette femme et du culte qu'on semblait lui vouer dans ce sanctuaire.

Une fois la fresque examinée, Kairos s'approcha du bassin. L'eau était cristalline. L'air était particulièrement sain dans la grotte, bien qu'humide. Alors qu'il examinait la cascade, il se rendit compte qu'elle cachée en son sein une statue de la femme. La moitié de la statue était attaquée par une moisissure violâtre qui semblait absorber la vitalité de la statue. Alors qu'il n'avait jusque là par remarqué, la vue de cette moisissure fit prendre conscience à Kairos que c'était toute la grotte qui avait été envahie par la moisissure. Elle semblait quasiment se confondre avec la couleur de la pierre mais détruisait toute vie qui pouvait y résider.

La seule source lumineuse de la grotte était l'eau, baignée dans une lumière bleutée apaisante.

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RP - Apprendre à se contrôler ou L'irruption nu dans les chutes de cristal [Mayu et Kairos]
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